De Shop 33 à George’s Shop, 27 années de militantisme au service de la VPC progressive !

GeorgeP.jpg

De Shop 33 à George’s Shop, 27 années de militantisme au service de la VPC progressive !

Tout a commencé en 1972, à l’âge de 12 ans, quand George Pinilla a écouté, pour la première fois de sa vie, « In The Court Of The Crimson King » et, peu après, Pink Floyd, Genesis et Yes (qui reste, à ce jour, son groupe préféré). Vint alors une adolescence bercée par le prog’ et pas mal de concerts à Bordeaux, d’achats de vinyles d’occase (faute de moyens), ceci jusqu’à l’arrivée du punk. Suivirent alors deux ou trois ans durant lesquels il s’intéressa à la new wave (entre autres Simple Minds), à U2, à Police et à pas mal de chanteurs français (Sheller, Polnareff, Lavilliers, etc..). En 1981, George commence à faire une émission de radio sur Bordeaux qui durera vingt ans : Ugum (spécialisée dans le rock seventies puis, plus tard, exclusivement dans le prog’ au sens large du terme). Par la suite, George rencontre en 1984 Jean-Claude Granjeon qui lui fait découvrir Marillion et IQ. Tous deux fondent alors Harmonie Magazine (George en fait les premières pochettes et y bidouille quelques chroniques). Jean-Claude présente ensuite à George son ami Bernard Gueffier de Musea avec lequel des liens très étroits se nouent, liens toujours aussi forts aujourd’hui.

En 1985, George part pour Londres afin de faire le plein de nouveautés prog’ et d’y rencontrer Pallas, Edge, IQ, Twelfth Night, Pendragon et consorts auxquels il propose une distribution française exclusive. En 1986, il arrête son travail d’informaticien, rachète à crédit un petit magasin dans le centre de Bordeaux à son collègue disquaire Dominique. Shop 33 est né et se spécialise peu à peu, contre vents et marrées, dans le rock progressif. Il est fier d’être le premier disquaire français à vendre du IQ, du Pallas, du Pendragon et des dizaines d’autres figures du courant néo-prog’. Pour s’en sortir financièrement, il lance la vente par correspondance en 1987 et fonde, avec son ami Pierre, le label Ugum Production (émanation de M.S.I). A la même époque, il pose avec Laurent (claviériste de l’excellent combo Chance) les fondations d’Ugum Spectacle (qui deviendra Eclipse) et ils organisent ensemble des dizaines de concerts sur Bordeaux (passages exclusifs de Clepsydra, Galleon, The Watch, Galadriel et Now mais aussi de Spock’s Beard, Porcupine Tree, Fish, Camel, Ange, John Wetton, Ars Nova, Arena, Pendragon, etc.).

Shop33.jpg

Chez Shop 33 en 1991 avec Alain Robert, George Pinilla, Jean Claude Granjeon et Bernard Gueffier

Parallèlement à cela, ils mettent sur pied des festivals à Bordeaux, à Royan (avec Sébastien), à Sarlat (avec Bruno) et à Orthez où il laisse quelques plumes en raison de la défection de dernière minute de Camel.  Dans les années 95, le prog’ se porte plutôt bien. George collabore avec MSI pour diffuser ce style musical dans les Virgin et les Fnac de France et ils sont bientôt soutenus par le magazine Rockstyle (NDLR : que de souvenirs !), vendu en kiosque, ainsi que par les fanzines Highlands et Harmonie. Durant la même période, pensant fidéliser ses clients parisiens qu’il croise deux fois par ans à l’espace Champerret, il ouvre Shop 33 Paris en 1997 (lequel survécut hélas seulement 18 mois !) avec son ami Thierry. Enfin, il collabore au livre « L’Histoire Mondiale Du Rock Progressif » de Jean Louis Lafiteau.

Oui, beaucoup de potes très proches : comme quoi le progressif est bien, avant tout, une histoire d’Amitié. Faute d’organiser des concerts, George devient par la suite le disquaire officiel de la convention « Prog’ Résiste« , organisée chaque année par ses potes belges, et tout ce joli monde se marre à chaque fois du feu de dieu ! Tous ont cru que cet état de grâce durerait… Hélas, depuis les années 2000, les ventes de CDs chutent, à cause des gens qui copient ou téléchargent sur le Net. Pour sauver son activité et conserver sa passion, George prend un nouvel emploi à mi-temps dans la nutrition et transforme sa société en micro entreprise baptisée « George’s Shop » en 2008. Et pourtant, il propose tous les mois plus de 40 (!) nouveautés et près de mille CDs et DVDs d’occasion !

Pour de nouvelles raisons (dans le désordre : moins de groupes phares, trop de micro-formations qui saturent le marché, moins de concerts en France, la concurrence d’Amazon qui fait chuter de manière drastique le nombre de clients, l’augmentation gigantesque des prix d’achat corrélée à la diminution hallucinante des prix de vente), George pressent que c’est le début de la fin (une fin qui dure malgré tout depuis cinq ans !) et qu’il a mangé son pain blanc. Mais le plaisir de faire découvrir personnellement les nouveautés à ses clients (il est pratiquement le seul sur le marché français à le faire) et de partager le rock progressif sous toutes ses formes avec ses amis-acheteurs est encore intact. Le business est beaucoup plus « intime » et  reste passionnant.

Alors, carpe diem et rock’n prog ! Si vous cherchez à joindre George (qui vend la quasi-totalité des disques de rock progressif et de prog’metal chroniqués dans Clair & Obscur et aura l’exclusivité de la distribution française du nouvel opus de Fish), une seule adresse : www.shop33.net. Si voulez maintenant recevoir les catalogues mensuels, envoyez lui un email à georgeshop@orange.fr ou appelez-le au : 05 53 74 03 85. Merci pour lui !

Historique recueilli par Bertrand Pourcheron

Info.jpg

http://www.shop33.net/

18 commentaires

  • supersister

    27 ans comme Nelson Mandela ….

  • BEBERT

    Oui, sauf que là c’est quand même pas le bagne,

    Muicalement,

    Bertrand

    xx

     

  • géjihèl

    Georges a fait beaucoup pour le Prog, c’est vrai mais quelle est la part de vérité et de légende dans cet article trop complaisant pour être objectif ! Pendant de nombreuses années j’ai dépensé
    des milliers d’euros dans sa VPC et était sans doute un de ses meilleurs clients et puis… lassé par le manque de considération du bonhomme envers sa clientèle fidèle, je lui ai fermé ma bourse
    et n’ai pas été le seul à le faire d’où ses difficultés.

    • PINILLA george

      salut

      je ne sais pas qui tu es cher anonyme, mais cet article est exact à 100 %,

      s’il y a eu « manque de considération » c’est qu’on a du tous les deux ne pas savoir gérer la relation. il faut être deux pour ça !

      A bientôt, peut-être !

      George

  • BEBERT

    Je suis fidèle client de George depuis 1987 et les premiers imports japonais et je n’ai jamais eu à ma plaindre de ses services. Maintenant, l’offre VPC en France est aussi présente chez Cosmos
    et Musea (mais hélas plus chez Progpulsion). Si tu n’es pas content, change donc de crémerie 🙂

    Cordialement,

    Bertrand

  • supersister

    Le dinosaure de la vpc a fermé boutique après un long sacerdoce consacré à la promotion du rock progressif.

    • Philippe Vallin

      Oui, fin d’une époque. Malheureusement, avec la crise du support et la fin programmée du CD (je le déplore), d’autres suivront, malheureusement (même le téléchargement payant est en chute libre !). J’espère quand même qu’il restera quelques « niches » pour les passionnés de musique, tous genres confondus. Les belles années à fouiller dans les bacs sont derrière nous.

    • PINILLA george

      De qui tu parles ? Si c’est de moi , c’est que tu ne dois plus être un client.. je suis toujours là !
      Je n’ai plus de site Web, et je n’en ai pas besoin.

      Le bureau des informations est fermé !

      George’s shop

      • Euh.. Tu réponds à qui là George ? A Supersister ou à moi ? Perso, je ne faisais que réagir à son annonce, que j’ai cru être bien « sourcée » puisque j’ai moi-même constaté la fermeture de ton site web. Si tu es encore de la partie, tant mieux, c’est une bonne nouvelle. Et si tu arrives à te passer d’Internet, tant mieux aussi, ou tant pis, pour des raisons évidentes qui ne t’échapperont pas. Bonne journée tout le monde.

        • PINILLA george

          Je réponds à Supersister qui raconte des conneries !

          Bonne soirée.

          Votre magazine reste toujours très « grande classe » .
          Merci.

          George.

          • supersister

            Très heureux d’apprendre que le dinosaure du prog a résisté victorieusement à la mutation internet et je lui adresse donc mes plus humbles excuses pour mon interprétation erronée
            de la fermeture du site dont il n’avait évidemment pas besoin

  • ALLAIT

    SALUT GEORGE

    Comment fait on pour suivre les nouveaux cd’s ?????

    Cordialement

    pat

  • Creton Pascal

    ouh, on est en plein débat, ce que je sais, c’est que George, m »a fait découvrir de bons groupes inconnus, et j’essaye (question budget) de rester fidèle à un vrai disquaire, qui connait son boulot, j’achète moins de disques aujourd’hui( j’ai une grosse collection) comme j’aime en plus le hard, blues, jazz-rock, southern rock etc , c’est pas facile,je lui souhaite bon courage, pour la suite,

  • Patrice

    Bonjour à tous

    Je dois beaucoup à George depuis 1993 de m’avoir conseillé et fait découvrir tant de groupes inconnus.
    IL est vrai que je n’achète presque plus de CD’s (nulle part faut préciser). La passion c’est-elle envolée depuis que je suis dans la soixantaine ? sûrement car j’ai abandonné avant l’heure la convention Progresiste. Plus de courage de rester debout. J’espère que les plus jeunes continueront à faire vivre le Prog encore et encore.
    Merci George pour tout ce que tu nous a apporté depuis tant d’années.

  • Laurent de "Chance"

    je découvre à l’instant ce reportage et…..tout est vrai, j’en témoigne pour y avoir participé. Et puis les chemins se sont distendus avec George, dommage….

    Que de souvenirs qui remontent à la surface, souvient toi George de ce PREMIER FESTIVAL de Rock Progressif à la salle du Grand Parc avec, en tête d’affiche ANGE, les débuts de UGUM Spectacle! Et quel concert!

    Et puis, je suis cité dans ce reportage, oups!…Mais c’est cool quand même.

    D’ailleurs, à propos de « Chance », j’ai un album que je peaufine depuis près de 10 ans, et qui est prêt à être distribué. Si cela intéresse certains..

    George, tu sais où me trouver, sinon, Aila a mon numéro de tel….

    a tchao bon dimanche!

    • REMY Jean-Luc

      Moi aussi je me souviens de tout… Et je peux dire dire que tu me manques, George. Malgré nos petits différents, je dois dire que tu dois être bien placé sur le podium de mes meillleurs amis et des personnes les plus intéressantes que cette chienne de vie m’a permis de rencontrer. J’espère que nos chemins se croiseront à nouveau…

  • Sylvain Plessis

    Salut Georges
    Je ne sais pas si tu te souviens de moi . et je ne sais pas si tu es encore ouvert . J’aurai quelques renseignements à te demander.
    A plus

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *