Lonely Robot – Under Stars

Under Stars
Lonely Robot
Inside Out
2019
Christophe Gigon

Lonely Robot – Under Stars

Lonely Robot Under Stars

John Mitchell, à l’instar d’un Neal Morse ou d’un Steven Wilson, aura beaucoup œuvré pour redorer le blason du rock progressif auprès du « grand public ». Même si ce style musical tant décrié opère dans les marges de la musique mainstream, certains artistes (ou groupes) essaient de percer le plafond de verre qui sépare le statut d’un Coldplay ou d’un Muse d’un Marillion, ou d’Opeth. John Mitchell, investi dans de multiples formations pérennes ou projets ponctuels, aura vraiment tout fait pour gagner le meilleur des deux mondes.

Lonely Robot Under Stars band 1

John Mitchell possède de solides atouts. Producteur rigoureux, guitariste doué, très bon chanteur, le bonhomme peut compter sur un solide réseau d’amis musiciens toujours prêts à venir lui donner un coup de main. Le batteur de Steven Wilson, Craig Blundell, porte l’édifice du haut de sa virtuosité, aidé par le bassiste de Fish, Steve Vantsis, également leader de l’excellent TILT. Tout le reste, John le prend en charge. Et avec quelle classe ! Ceux qui connaissent Arena savent déjà à quel point les soli de Johnny sont sublimes. Ceux qui écoutent It Bites avouent adorer le côté « poppy » des compositions. Les fous fondus de Frost* se pâment devant la complexité infernale de certaines structures de morceaux. Enfin, les cinéphiles, (amoureux de Kino), retrouveront la qualité soutenue des compositions. Et les nostalgiques du dernier Genesis s’étonneront du timbre de voix de Mitchell, très cousin de celui de Ray Wilson. Bref, tout concourt à faire de ce troisième album de Lonely Robot une véritable bête de course progressive digne de drainer très large.

Lonely Robot Under Stars band 2

Ainsi, les onze titres de Under Stars restent irréprochables, parfaitement produits et pas si éloignés de ce que proposait Yes lors de sa période « catchy » (90125, Big Generator ou l’insurpassable Talk de 1994). D’ailleurs, John Mitchell ne s’est jamais départi de son admiration sans bornes pour le génial guitariste et chanteur sud-africain Trevor Rabin. Evidemment que l’on pourra reprocher à cette dernière galette de ressembler à s’y méprendre aux deux précédentes. C’est vrai. On pourra aussi discuter du fait qu’il est décidément bien difficile de faire la différence, à l’aveugle, entre une chanson de Arena, de It Bites, de Kino, de Frost* ou de Lonely Robot. C’est également vrai. Mais n’est-ce pas ce que l’on appelle le style, ça ? Une identité pareille, une patte si magistrale, cela ne se retrouve pas sous les sabots d’un cheval. Il est donc temps de miser sur le bon cheval.

http://johnmitchellhq.com/lonely-robot/

 

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