The Mute Gods – Atheists And Believers

Atheists And Believers
The Mute Gods
Inside Out
2019
Rudzik

The Mute Gods – Atheists And Believers

The Mute Gods Atheist And Believer

Et de trois pour The Mute Gods avec la sortie de cet Atheists And Believers, sorte de manifeste contre la folie humaine qui scie la branche sur laquelle elle est assise à savoir la Terre. Le trio mené par Nick Beggs (Steven Wilson, Steve Hackett) ne chôme pas depuis sa constitution en 2015 et cet album clôt une trilogie d’un rock progressif souvent dark illustrant le plongeon de l’humanité dans les abysses de l’auto-destruction, la faute à des agendas politiques plus occupés à surfer sur les vagues populistes qu’à vraiment s’attaquer aux menaces environnementales. Vachement positif ce background conceptuel !
Le fait de rappeler que Nick, ancien leader de Kajagogo, est issu de la pop 80’s peut apparaître comme étant une lapalissade pourtant le côté mélodique, accrocheur et bien léché de la plupart des titres ainsi que la réverb. sur les chants démontrent que ses racines sont restées profondément ancrées dans cette époque dont toute une génération ne parvient (cherchent ?) pas à se détacher. Instiller ce côté « popisant » 80’s à un rock progressif de belle facture n’est pas si aisé qu’il n’apparaît de prime abord. Je résumerais tous ces constats dans un titre comme « Knucklehed » avec son rythme mid-tempo stimulant, son refrain à la fois entraînant et emprunt d’une certaine langueur ainsi que ces petites notes de clavier sautillantes qui l’habillent.

The Mute Gods Atheist And Believer band 1
Alors est-il nécessaire de s’entourer de pointures comme Roger King (Steve Hackett) et Marco Minnemann (The Aristocrats, The Sea Within) pour pondre des compositions somme toutes assez simplistes ? Sans hésiter, il faut répondre positivement à cette question car le tableau musical demeure d’une richesse étonnante même si le côté progressif n’est pas trop prégnant. Par contre, la pige de quelques guests comme Alex Lifeson (Rush) sur le single « One Day » m’a laissé un peu de marbre même si ce titre bien balancé s’imprègne directement dans les neurones.
Mid-tempo ! J’ai lâché le maître mot de cet album dont la plupart des morceaux s’écoulent sur ce rythme tour à tour nonchalant ou pachydermique (« Envy The Dead »). Alors une certaine uniformité peut s’installer mais la track list est suffisamment bien équilibrée pour gommer cette impression. Ainsi, l’étonnant instrumental jazzy « Sonic Boom » au groove imparable et charpenté par une rythmique de batterie épileptique vient rompre un train-train qui s’installait petit à petit. L’insertion d’un passage reggae en son sein n’y est pas étranger non plus. Egalement, la doublette émotionnelle des deux superbes ballades que sont « Old Men » et surtout « The House Where Love Once Lived », placées au cœur de l’album qui nous entraînent vers les productions les plus délicates d’un Steven Wilson arrivent à point nommé.

The Mute Gods Atheist And Believer band2
L’intérêt retombe cependant le temps d’un « Iridium Heart » aux effets de voix peu convaincants et d’un « Twisted World, Godless Universe » qui traîne un peu en longueur. Mais peut-être est-ce la transition nécessaire pour se laisser gagner par la grâce instrumentale de l’ultime « I Think Of You » dont les délicates notes de piano entraînent l’auditeur dans une méditation apaisante.
Dommage ce petit coup de mou qui fait qu’au final, Atheists And Believers se révèle inconstant après un sans faute sur les trois-quarts de son contenu. Pourtant, sa fusion pop-prog a tout de même donné naissance à un alliage noble sans toutefois être de la trempe d’un parfait airain.

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