The Chainsaw Blues Cowboys – The Magnificent Seven Part 1

The Magnificent Seven Part 1
The Chainsaw Blues Cowboys
Auto Production
2020
Fred Natuzzi

The Chainsaw Blues Cowboys – The Magnificent Seven Part 1

The Chainsaw Blues Cowboys The Magnificent Seven Part 1

Voilà enfin un album qui me sort de ma torpeur (dé)confinée ! Coup de foudre immédiat ! The Chainsaw Blues Cowboys proposent leur troisième album, The Magnificent Seven Part 1, après The Good, The Bad & The Chainsaw et For A Few Chainsaw More et ça promet du gospel blues rock’n’roll. On pense à un croisement de Sergio Leone avec Led Zeppelin, combinant des touches The Tea Party lorgnant sur Rob Zombie qui aurait bouffé les ZZ Top tout en faisant un hochement de tête en révérence au Howl des Black Rebel Motorcycle Club ! Ambiance cowboy donc mais pas que. Ça envoie du lourd, on est immédiatement transporté dans un ailleurs très référencé mais tellement jouissif. Et on tape du pied. Ouais, on tape du pied au salo(o)n en écoutant ce duo doué en sirotant du bon Jack D. Vous ai-je précisé que derrière The Chainsaw Blues Cowboys se cachaient Reverand James Chainsaw (au chant et à l’hallucinante « farmer foot drum ») & Erich Zann (à la guitare) ? Ce sont en fait deux frenchies qui viennent de Grenoble, tout comme Holy Bones ! Eh ouais. Et leur musique sort tout droit de leurs tripes, nourries à la sauce barbecue et à la culture américaine. Comment font-ils pour proposer un son aussi sauvage et si authentique ? Pas la peine de se poser la question. Dès les premières notes, on sait. On sait qu’on a pas besoin de savoir. Que c’est une évidence et qu’on va prendre notre pied comme jamais. Parce qu’on y va à fond. Pas de demi-mesure. Oooooh non, et pourquoi faire d’ailleurs. Pourquoi se retenir, ne pas tout donner ? The Magnificent Seven se compose de sept titres et d’un épilogue. Et croyez-moi, vous en redemanderez. En plus, ils y ont mis les moyens ! Un son énorme, une orchestration épique digne des plus grands westerns !

The Chainsaw Blues Cowboys The Magnificent Seven Part 1 Band 1

Pour preuve, cette ouverture immense, « Once Upon A Time… » qui introduit avec majesté et sans fausse pudeur cette épopée pleine de sable et de tumbleweeds. Mais attention, le reste est aussi méchant qu’un Vampires de John Carpenter ! Preuve en est, « The Wild Bunch Massacre » et son rythme intense, voix chamane mélodique et puissante, convoquant les fantômes des Apaches, accoudée à une guitare aussi impitoyable qu’une flèche indienne. « Pandemonium City » continue dans la veine Clutch cowboy avec un riff fabuleux et un titre en tout point parfait. « Possessed By William News Carver », référence au hors-la-loi faisant partie de la Wild Bunch de Butch Cassidy, fait montre d’un beau travail sur la voix et les choeurs, associé à une texture de guitare évocatrice, mais où la batterie frappée du pied par le révérend est aussi impressionnante et fait prendre au titre une dimension supplémentaire. Le blues de « Railroad Workers » pourrait convenir à un Jeff Martin échappé des Tea Party. Un pied absolu quand le morceau décolle avec la guitare. Les crotales détalent sous le bruit des coups de pioches de ces travailleurs du son. Retour à un rock plus rapide avec « Charlie Altamont’s Creepy Motel » (un nom de personnage d’un film de… Rob Zombie !), intense et jouissif où l’on sent que le duo s’amuse comme des petits fous, jusqu’à cette fin très ralentie et étonnante. « Black Rock Punishment » est une nouvelle fois immense et clôt admirablement ces sept magnifiques titres. L’épilogue « Cannibal Jesus Part 1 », dans un genre gospel folk déglingué, indique clairement que The Chainsaw Blues Cowboys est capable de tout ! Et ça c’est une excellente nouvelle.

The Chainsaw Blues Cowboys The Magnificent Seven Part 1 Band 2

The Magnificent Seven Part 1 appelle donc une Part 2 ! En tout cas, on l’espère. Cette première partie est réussie de bout en bout. Un univers cohérent, maîtrisé, avec un son travaillé et une instrumentation sans faille. Bravo à notre duo national et il faut espérer que les concerts reprennent le plus vite possible afin d’aller les voir dispenser leur art sur scène. En attendant, je reprendrais bien une rasade de Jack D moi.

http://tcbc.fr/

 

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