Tim Bowness – Flowers At The Scene

Flowers At The Scene
Tim Bowness
Inside Out
2019
Fred Natuzzi

Tim Bowness – Flowers At The Scene

Tim Bowness Flowers At The Scene

Les albums de Tim Bowness se suivent et … ne se ressemblent pas ! En effet, Flowers At The Scene n’est pas du tout la suite que l’on pouvait espérer de l’excellent Lost In The Ghost Light. D’ailleurs, Bowness avait envisagé de faire le type d’album que Moonshine, le groupe cité dans l’opus précédent, aurait pu sortir dans les années 70 ! Mais au fur et à mesure que les compos avançaient, la ligne directrice a changé. Flowers At The Scene est donc une collection de chanson qui se démarque formellement de Lost In The Ghost Light, mais aussi des opus précédents. Et à la première écoute, la sensation est que Tim Bowness est revenu à une pop plus passe-partout, en oubliant les passages aériens et/ou mélancoliques qui font aussi le charme de ses morceaux. Plusieurs écoutes sont nécessaires afin d’apprivoiser l’album. Cependant, l’ensemble ne décolle pas vraiment, et son côté rétro le dessert un peu.

Le premier titre, « I Go Deeper », est le plus réussi. On sent une influence David Bowie assez surprenante et bienvenue. « The Train That Pulled Away » éveille la curiosité par ses cordes énergiques et son envolée instrumentale est plutôt réussie. Ce qui va suivre ne sera jamais à la hauteur de ces morceaux (à une exception près), même si des passages retiennent l’attention. La voix de Tim Bowness est toujours agréable mais mise au service de compos mollassonnes, elle ne se démarque pas. A vouloir sonner trop pop, comme sur « Rainmark », l’intérêt retombe. Débarrassée de son orchestration mid tempo et en allant plus chercher l’émotion, cela aurait peut-être mieux marché.

Tim Bowness Flowers At The Scene Band 1

Quand commence « Not Married Anymore », on prend peur. Et les paroles : « Spaghetti on the floor … », euh … vraiment ? Tim Bowness aime ces vignettes de vie, mais là, on atteint des sommets de platitude. La sonorité jazz de « Flowers At The Scene » réveille un peu mais le morceau suivant est quand même meilleur. « It’s The World » bénéficie de la présence de Peter Hammill, Steven Wilson et Jim Matheos. Ici, l’instrumentation est plus chiadée, on retrouve une dynamique plus prenante, une rythmique heavy. Un titre torturé, du Tim Bowness comme on aime mais trop court malheureusement. « Borderline » passe sans effet tandis que « Ghostlike » possède un travail atmosphérique réussi, intriguant et qui capte l’attention. « The War On Me » est assez plat, une ballade sans grand intérêt. « Killing To Survive » et sa guitare au riff U2 ne convainc pas et l’ensemble fait soupe pop. L’album se termine par « What Lies Here », et achève de nous ennuyer malgré un joli ensemble. Notons quand même le beau travail de la trompette, ici et là, tout au long de l’album.

Tim Bowness Flowers At The Scene Band 2

Flowers At The Scene pèche par un manque de cohérence. Cet assemblage de compos va un peu dans n’importe quelle direction, et la qualité de l’ensemble s’en ressent. Malgré de bons moments, l’album n’arrive pas à accrocher et son classicisme un peu particulier finit par ennuyer. C’est dommage car Tim Bowness mérite mieux et son cinquième album, même mixé par Steven Wilson, est une déception. Ce n’est pas la présence de Peter Hammill, Jim Matheos, Colin Edwin, Brian Hulse ou Andy Partridge , entre autres, qui rattrape le tout, bien malheureusement. Nous attendrons donc le prochain !

http://timbowness.co.uk/

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