Catchlight – Helios Part One

Helios Part One
Catchlight
E.O.S. Productions
2019
Rudzik

Catchlight – Helios Part One

Catchlight Helios

Vous souvenez-vous que « La terre étant devenue inhospitalière, les quelques survivants se sont réfugiés sous sa surface dans la cité d’ Amaryllis protégée par un simulateur solaire et gérée par E.O.S. » ? C’était le concept d’Amaryllis, le remarquable premier album de Catchlight. Tellement remarquable qu’il avait fait l’objet d’un remastering mérité à peine deux ans après sa sortie. Qu’est-il arrivé à la cité d’ Amaryllis et à sa création mutante Tithon ? Je ne vendrai pas la mèche surtout que tout cela est écrit sous forme d’une nouvelle de SF sur le site du groupe (http://www.catchlight.fr/story.php).
Cependant, à l’instar de Star Wars, Helios Part One, le second volet de cette saga post-apocalyptique, se situe plusieurs siècles avant Amaryllis mais, fort heureusement, nous n’avons pas eu à attendre aussi longtemps pour le découvrir. On retrouve sur cet album ce qui fait l’originalité de Catchlight à savoir cette fusion postrock/metalprog baignée d’électro. Plutôt qu’’une courte plage d’introduction somme toute traditionnelle, les Dauphinois livrent avec « Hemera » un véritable titre instrumental spatial et électro au final très puissant pour lancer l’album. Il s’agit en fait du début de la plongée dans le monde musical désespéré de Catchlight. Et quoi de plus désespérant que le doom dont le titre suivant, « Extinction », est empreint avec son riff sombre et son credo « Nothing Will Survive » psalmodié pendant tout sa seconde partie.

Catchlight Helios band1
Nous sommes alors noyés dans cet univers d’où personne n’est appelé à sortir indemne, auditeur inclus, et transformés en « Silent Ghosts ». Cette plage met en évidence la versatilité du chant de Sébastien Arnaud certes aidé par certains effets mais n’ayant plus recours aux growles pour noircir une ambiance suffisamment dark comme ça. « Insurrection » comme son pendant ultime, « Resurrection », mettent en lumière le côté le plus progressif du groupe avec pas mal de « madeleines de Proust » qui m’ont fait penser à Riverside, en particulier côté chant. On notera les parties dantesques que tissent les guitares des « Arnaud » ( Sébastien et… Michelet) portées à un paroxysme de puissance sur ces deux titres.
« Nyx » permet de reprendre son souffle, le temps d’une seconde plage electro acoustique planante pratiquement instrumentale avant que les « Cyclops » ne viennent nous pilonner à coups de « We won’t be safe again » sur une rythmique de batterie de doubles frappes simplissime exécutée par « Bonzo » Michael Holzinger. Si, effectivement, la simplicité alliée à la puissance de la frappe sied à la création d’ambiance délétères, j’avoue que j’aurais quand même aimé un peu plus de richesse côté percussions.

Catchlight Helios band2
Qu’importe, Helios Part One confirme que Catchlight a de la suite dans les idées, qu’elles soient conceptuelles ou purement musicales. Pour autant, on note des évolutions heureuses côté chant ainsi que dans les parties instrumentales judicieusement placées dans la tracklist. Le groupe ne s’enferme donc pas dans son concept et surtout ne fait pas du surplace. Qui dit Helios Part One laisse à entendre que nous aurons droit à un Helios Part Two. Je frémis d’impatience à l’idée d’être de nouveau précipité dans ce bouillon de noirceur abyssale.

http://www.catchlight.fr/
https://www.facebook.com/catchlightmusic/
https://catchlightband.bandcamp.com

 

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