Nigel Stanford – Automatica

Nigel Stanford – Automatica

Nigel Stanford Automatica

Bienvenue dans le XXIe siècle. Une fois de plus, Nigel Stanford, artiste néo-zélandais, nous fait une démonstration de son talent, de sa créativité et de sa passion pour les nouvelles technologies. Dans son précédent album Solar Echoes, j’avais été fortement impressionné par son interprétation du titre « Cymatics ». Le son vibrait avec la matière, qu’elle soit solide ou liquide. Un vidéoclip bluffant, réalisé sans trucage, totalise plus de treize millions de vues à ce jour sur YouTube pour ne pas le citer. Cette fois, il revient sur le devant de la scène avec plusieurs mois de retard. Initialement prévu au deuxième trimestre  2016, Automatica est diffusé le 15 septembre 2017. De nouveau, on assiste à une très belle démonstration de ce que l’on peut réaliser avec des robots.

Nigel Stanford Automatica Band1

Vous ne rêvez pas, ce n’est pas de la science-fiction mais bien de ce qu’il est possible de faire avec les nouvelles technologies. Dans un entrepôt industriel, un robot muni d’un laser découpe une plaque de métal avec une précision chirurgicale pour inscrire un grand « A ». Puis c’est au tour de Nigel Stanford de jouer quelques notes sur sa basse. Ce dernier se tourne sur la droite et l’on découvre deux robots s’activant sur une guitare basse pour restituer les mêmes notes. Puis, en continuant sa marche, l’artiste se rapproche de deux autres androïdes pour les paramétrer depuis sa tablette. D’un geste, il enlève la toile posée sur ce qui semble être un meuble haut pour finalement dévoiler un piano. Dans cette même scène, les deux robots se mettent à jouer quelques notes. C’est devant deux autres machines que Nigel Stanford interprète d’autres notes sur un synthétiseur. À leur tour, elles répètent la même partition. C’est donc une armée d’automates qui joue cet extraordinaire titre à la batterie, à la basse, au synthétiseur, au piano et aux deux platines vinyles, ainsi qu’à la table de mixage. Le titre s’accélère et un moment de folie s’empare des machines, détruisant les instruments de musique. Les touches de piano volent en éclat, la table où repose la guitare basse est détruite à son tour, un robot balaie et découpe le local à l’aide de son laser, les enceintes sont découpées, des flammes jaillissent. Bref, une belle mise en scène.

Nigel Stanford Automatica Band2

Je quitte la vidéo pour me concentrer sur le son avec la seconde piste « One Hundred Hunters » interprétée au synthétiseur, à la basse et la batterie où se mêlent des voix off. Les titres suivants, interprétés par Catey Shaw, Daillin Applebaum, Elizaveta, nous plongent dans une ambiance électro pop rock. On retrouve Catey Shaw sur trois pistes telles que « If I Go Down », « Talk To Your Lover » et « Stay With Me Tonight ». L’avant-dernier titre, « Cymatics » remixé en  version rap, est interprété par Noah Caine. Personnellement je préfère le morceau original issu de son précédent album Solar Echoes.

Pour résumer, Automatica est un album marqué par une belle prouesse technologique en ce début de XXIe siècle et aussi par son originalité. Alors la question qui me vient à l’esprit : que nous réservera Nigel Stanford pour son prochain album ? Fera-t-il preuve d’autant de créativité et d’originalité ? Je l’espère et je souhaite retrouver le même plaisir à écrire cette chronique et vous la faire partager.

Olivier Belin

https://nigelstanford.com/

https://www.facebook.com/johnstanfordmusic/

Automatica
Nigel Stanford
Autoproduction
2017

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