Mumford & Sons – Wilder Mind

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Dans de nombreuses interviews précédant la sortie de « Wilder Mind », troisième album de la formation britannique, Marcus Mumford, leader du groupe, annonçait un album résolument électrique. Après tout pourquoi pas ? Avec leur deux premiers opus, ces musiciens ont montré qu’ils avaient assez de talent pour s’essayer à de nouvelles choses. Mais, à titre personnel, une question me taraudait toutefois. Alors qu’ils avaient réussi à me détourner du rock adolescent au profit d’une folk plus mature, voici que le quatuor emprunte le chemin inverse. Allions-nous dorénavant nous croiser et nous saluer comme des vieux amis qui s’apprécient toujours mais n’ont plus rien à se dire ?

2013, une froide journée de Mars, Nelson Mandela Forum, Florence, Italie : Mumford & Sons déchirent l’atmosphère électrique de la salle avec le titre éponyme de leur second album « Babel ». Une décharge puissante envahit le public qui répond par des cris et des applaudissements. Dans les gradins, un jeune homme prend la main de la jolie brune qui l’accompagne…

Fini la grosse caisse pour battre la mesure et fini le banjo, remplacés par une batterie et des guitares crunchs. Si dans les premières secondes il y a de quoi être quelque peu déstabilisé, la voix si typique de Marcus est là pour vous rappeler qu’il s’agit bien de Mumford & Sons. Il suffit d’attendre le premier refrain de la chanson d’ouverture « Thompkins Square Park » pour être emporté dans leur nouvel univers. Évidemment, cet album regorge de tubes incontournables où l’on reconnaît immédiatement la « patte » Mumford & Sons. Comme par exemple « Believe » qui est construite comme « Awake My Soul » et qui surprendra donc par sa fin, sans oublier la très énergique « The Wolf » ou le refrain de « Just Smoke » qui vous fera instantanément retomber amoureux.

Mumford and Sons Band

2011, un beau soir d’été, dans une petite ville de méditerranée :
Un jeune homme et une jolie brune discutent au comptoir extérieur d’un bar à rhum.
Lui (roulant des mécaniques) :
-Tu sais, je joue de la guitare et un peu de banjo aussi…
Elle (visiblement pas impressionnée) :
– Ah c’est bien…Tu dois sûrement connaître « Sigh No More » de Mumford & Sons alors.
Lui (se disant de regarder plus tard sur Youtube)
– …Évidemment !

Malgré un sentiment général de la part des fans d’un opus un peu trop pop par rapport à ce qui avait été annoncé et une seconde partie d’album qui, pour ma part, traîne un peu en longueur, je suis impatient de voir ces titres joués en live et surtout les arrangements qui seront faits entre les anciens et les nouveaux morceaux. Car, que l’on adhère ou non à ce virage musical, s’il y a bien un endroit ou Mumford & Sons reste indétrônable, c’est sur scène.

2015, à l’instant, Bastia :
Le jeune homme met un point final à sa chronique et non content d’avoir pu s’exprimer sur un de ses groupes favoris, il espère que ce petit clin d’œil sera perçu comme un remerciement par la jolie brune avec qui il partage sa vie de lui avoir fait découvrir Mumford & Sons et de le rendre heureux chaque jour. 

Pascal Sain (7/10)

http://www.mumfordandsons.com/

Wilder Mind
Mumford & Sons
2015
Glassnote

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