Ahmed Djamil Ghouli en concert à Paris, le 29 mai 2015

Ahmed Djamil Ghouli

Ahmed Djamil Ghouli live au restaurant Le Royal Est à Paris, le 29 mai 2015

Dans la série des concerts organisés par Nassim Dendane au restaurant Le Royal Est pour promouvoir la musique de ses amis, c’est au tour de l' »Apollon » Ahmed Djamil Ghouli de s’y produire le 29 mai 2015. Le concert est annoncé pour 20h30, mais il ne commence qu’1h15 plus tard. Adnan, un des frères de l’amie Intissar, est présent et, justement, quand je lui fais remarquer que les concerts démarrent souvent bien plus tard qu’annoncé, il en rit car, me confie-t-il, c’est culturel chez les Arabes ! Ryadh, l’artiste annoncé pour le lendemain, en rira lui aussi pendant l’entracte. Mais place à Djamil, qui rappelons-le, est membre du groupe Djmawi Africa. J’avais eu d’ailleurs l’occasion de me familiariser avec son univers lors du concert acoustique que son ami Nassim avait donné le 13 déc 2014 à Montreuil (lire le compte-rendu ici).

Tout de blanc vêtu, il fait resurgir du passé le démon d’Angel, groupe de hard-rock qui prenait trop à cœur son nom sur le plan vestimentaire, et dont le guitariste, Punky Meadows, affichait un tel sex appeal (sic) que le batteur de Frank Zappa de l’époque, Terry Bozzio, feignait d’en être tombé éperdument amoureux !

Punky Meadows sur scène

Terry Bozzio se met dans tous ses états a l’évocation de Punky Meadows

Mais ne nous dispersons pas et traversons donc l’Atlantique pour revenir sous notre méridien. Cherchant à recréer les ambiances riches de son groupe, notre ange se voit obligé d’enregistrer des boucles avant de partager ses chansons avec le public. Ainsi, guitare, basse, percussions défilent à tour de rôle avant d’être réunies dans les boucles qui laissent ensuite le champ libre à Djamil pour se concentrer sur le chant. Mais pour boucler la boucle (expression de circonstance !), les mains et les voix de l’assistance sont également sollicitées. Ainsi, dans son interaction avec le public, le maître de cérémonie fait-il notamment répéter les mots « Ayli ou malli » (là je triche, car j’ai demandé à Adnan de me les épeler pour les besoins de l’article). De manière à créer des polyphonies (ambitieux, le bougre !), il sépare l’assistance en trois groupes, et demande à chaque tiers de reprendre le refrain sur une tonalité différente. Votre serviteur lui-même s’est prêté au jeu !

Grâce aux boucles et à une performance interactive, c’est une musique tour à tour rythmée et solaire qui fait ainsi vibrer le Royal Est. Dans l’entracte, comme la vedette du lendemain, Ryadh est présente, elle a carte blanche pour défendre son répertoire. Ce seront deux chansons déclamées avec force passion et imbibée d’une causticité toute gainsbourguienne.

Encore une belle soirée organisée par l’ami Nassim Dendane.

Lucas Biela

https://www.facebook.com/ahmeddjamil.ghouli

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