7 weeks – B(l)ack Days

B(l)ack Days
7 weeks
F2M Planet
2007
Rudzik

7 weeks – B(l)ack Days

7 weeks B(l)ack Days
Dans la série « Quel cadavre puis-je ressortir de mon placard ? », c’est au tour de 7 weeks, un groupe français de stoner rock précocement mature qui fait l’actualité en 2020 en ayant sorti l’album Sisyphus et très bientôt un EP qui promet. En 2006, ils m’avaient envoyé une pré-prod non mixée et non masterisée de leur premier effort qui m’avait fait craindre le pire. Et pourtant, je fus immédiatement intoxiqué par le venin de ces Limougeauds qui avaient déjà les crocs. Malgré une production forcément très limite, je remarquais le chant très convaincant de Julien Bernard sur des titres comme « Living Dead » et une rythmique d’airain pullulant de breaks et de changements de rythme (« In The Name Of God ») très typée 70’s façon The Black Crowes. Cette mise en bouche se révélait alléchante et le groupe allait confirmer dès l’année suivante avec le LP B(l)ack Days dont je couchais à l’époque les lignes ci-après.
7weeks s’est souvenu de moi et ça tombe bien, car je me souvenais d’eux moi aussi. Il faut dire que le stoner rock du combo ne m’avait pas laissé insensible. Faut croire que parfois j’ai le nez creux, même à l’écoute d’une démo gravée à l’arrache car B(l)ack Days, le premier CD officiel du groupe, vient pleinement confirmer mes impressions. Déjà, c’est la métamorphose la plus totale d’un point de vue production. Le son très puissant de cet album sert parfaitement les compos du groupe très directes et réellement bandantes. Les influences de 7weeks mêlent avantageusement les ténors du stoner que sont QOTSA ou Kyuss avec des pointures du rock comme Status Quo, Motorhead, The Black Crowes ou Stone Temple Pilots. Le chant de Julien Bernard survole les débats et donne une réelle âme à ce CD. La rythmique imparable est du style « éléphant dans un magasin de porcelaine » mais quoi de plus naturel à Limoges.

7 weeks B(l)ack Days band1
Trois des huit titres de B(l)ack Days figuraient déjà sur la démo, mais ils sont méconnaissables tellement ils ont pris du coffre. La track list est bien équilibrée entre des morceaux très entraînants (« Hooked » bénéficiant de quelques accents boogie de piano, « Waiting For The Resurrection » avec ses multiples breaks de riffs et « The Score ») et d’autres plus plombés (« Down »). Le titre éponyme de l’album est le plus efficace avec sa très longue intro de guitare rythmique qui prépare efficacement l’avalanche de décibels qui survient après une minute d’écoute. La doublette qu’il forme avec « The Pretender », son successeur sur la galette, est épatante.

7 weeks B(l)ack Days band2
Le seul regret par rapport à cet album réside dans une critique que j’avais déjà faite à l’époque de la démo, à savoir la quasi-absence de soli de guitare. 7weeks maîtrise par contre parfaitement l’art des breaks et des reprises de riffs dont la marque de fabrique semble être le groove coûte que coûte. Un CD aussi percutant met en transe et il est impossible de tenir en place à son écoute. Une belle entrée en matière pour un groupe déjà plein de certitudes et maîtrisant totalement son sujet.
Revenons en 2020 pour constater que 7weeks est toujours aussi actif avec six albums au compteur, B(l)ack Days n’étant plus disponible à la vente. J’avais perdu de vue ce groupe si prometteur, mais Sisyphus, bientôt chroniqué dans les colonnes de Clair et Obscur, les a fort opportunément remis dans le champ de mon radar musical. Il permettra de mesurer le chemin parcouru par nos Limougeauds.

https://7weeks.fr/
https://www.facebook.com/7weeksmusic/

 

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