Hommage à Rupert Hine (1947 – 2020)

Hommage à Rupert Hine (1947 - 2020)
Pascal Bouquillard

Hommage à Rupert Hine (1947 – 2020)

Rupert Hine Avant

Ça y est, le premier artiste anglo-saxon de mes amours vient de tomber à 72 ans (Gabriel, mon Peter, t’as intérêt à prendre tes vitamines). Je l’avais découvert sur le tard de ma vie de jeune écervelé, au début des années 80, avec Immunity, le premier album de sa trilogie. Un travail extra-ordinaire, riche en invités prestigieux, avant que ça devienne la mode, tels que Phil Collins et Marianne Faithfull, des textes puissants et profonds de Jeanette Obstoj qui sera son Bernie Taupin et qui nous a quittés en 2015 (merde, que de mauvaises nouvelles). Ces trois albums : Immunity donc en 1981, Waving Not Drowning en 1982 et The Wildest Wish To Fly. Une trilogie très « Gabriellienne » mais pas que, très synthétique mais pas que, très 80’s mais pas que et surtout une trilogie qui m’a réconcilié avec les années 80 de Phil Collins que je détestais cordialement à l’époque (ça va beaucoup mieux, merci). A rebrousse poil, j’ai découvert ses deux premiers albums : Pick Up A Bone, sorti en 1971 et Unfinished Picture en 1973 que j’ai trouvé par hasard chez un disquaire allemand, à Bonn et que je vous conseille d’éviter (pas le disquaire hein !). C’est petit à petit que le personnage à multiples facettes m’est apparu.

Rupert Hine Pendant
Membre d’un groupe, le très anecdotique Quantum Jump (je ne suis pas sûr d’avoir écouté un album en entier) qui sort deux albums après ses deux premiers opus, puis roublard de première avec son second groupe, Thinkman, très Rupertiens ceux-là mais moins inspirés que sa trilogie. Ce n’était en fait pas un groupe mais une arnaque du Rupert. Imaginant que la renommée arriverait plus facilement pour un groupe, il avait monté le sien avec des figurants, pas même des musiciens, alors qu’il jouait tous les instruments ou presque (je crois que Sting et quelques autres sont venus lui filer un petit coup de main). Trois albums quand même, oh le filou !

Rupert Hine Apres
Et puis et surtout la production et l’écriture, c’est quand même grâce à ça qu’il mangeait le Rupert parce que vous ne connaissez peut être pas ses albums solo (ah oui il y a aussi le « quatrième » album de la trilogie – si si, c’est possible, j’ai vérifié – The Deep End, digne des trois premiers) mais vous connaissez sans aucun doute ses productions et les artistes qu’il a produit: Rush : Presto en 1989 et Roll The Bones en 1991, Suzanne Vega : Songs In Red And Gray en 2001, Anthony Phillips : Wise After The Event en 1977 et Sides en 1979, Murray Head, Camel : I Can See Your House From Here en 1979, Saga : Worlds Apart en 1981, Chris de Burgh : The Getaway en 1982, Tina Turner : Private Dancer (Mazette !), Noah : The Calling en 1996 et, et , et « Unshy : On The Skyline en 2015 ? Quoi ? Mais je ne le connais pas celui-là !
Une voix différente s’est éteinte et moi je vais m’écouter le dernier Rupert Hine avant la route parce que je suis trop grand pour pleurer.

https://ruperthine.com/

 

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