Vermillion Sands – Spirits Of The Sun

Vermillion Sands – Spirits Of The Sun

Vermilion Sands est un quintette nippon, à l’instrumentation classique pour une formation de rock progressif (chant, guitare, claviers, basse, batterie) drivée d’une main de fer dans un gant de velours par le claviériste et compositeur Masahiro Yamada. Le groupe signe son premier album, le magnifique « Water Blue », en 1989 et, là où le chant féminin de la belle Yoko Royama évoque fugacement celui de la grande Annie Haslam de Renaissance, la musique se révèle délicate, élégante et raffinée. Réédité pour la plus grande joie des collectionneurs au début du « 21st schizoid century » par Musea, cet opus contient de nombreux bonus tracks enregistrés notamment lors d’un concert donné par le combo au célèbre Silver Elephant de Tokyo le 22 décembre 1996. Arrive alors le drame : Yoko Royama décède d’un cancer généralisé et le groupe se disloque. Par amour pour sa belle au bois mourant, Yamada-san décide en 2012 de sortir un album posthume, intitulé « Spirits Of The Sun », sur lequel il se charge souvent de l’ensemble des instruments. Alternant compositions studio capiteuses à souhait (l’excellent morceau d’ouverture « Spirits On The Air », sur lequel Yoko file le grand frisson et Masahiro se lâche à la guitare) et titres live de qualité sonore inégale (on octroiera une mention spéciale au magnifique « Don’t Forget Your Love Mind », sur lequel le célèbre Akihisa Tsuboy de KBB nous gratifie de parties de violon magistrales), l’ensemble se clôture sur deux sympathiques instrumentaux (« Seven Clouds » et « New Dawn »), composés par Masahiro Yamada en forme de vibrant hommage à l’esprit toujours vivant de la grande Yoko Royama. Seul bémol : l’agencement des titres studio et des morceaux live n’est pas optimal. Mais cela n’est qu’anecdotique car, au final, on tient là un bel opus.

Bertrand Pourcheron (7,5/10)

http://vermilionsands.com/

Spirits Of The Sun
Vermillion Sands
2013
Musea

5 commentaires

  • Philippe Vallin

    La pire bouse de l’année. Comment on peut encore produire ce genre de calamité en 2013 ?

  • William

    Bonjour, je ne comprends pas… Vous notez cet opus relativement bien, 7.5 alors que vos confrères sur ce même site le classe dans les flops 2013 en le qualifiant de bouse infâme faisant honte au
    genre… Je veux bien que les goûts diffèrent d’une personne à l’autre mais là ça fait une grande différence quand même…

    Cordialement

  • Philippe Vallin

    Bonjour William. Et vous, vous en pensez quoi de cet album de Vermillion Sands ? Pour ma part, et contrairement à Bertrand Pourcheron qui en donne un avis positif et qui en a le droit, je trouve
    que c’est une purge absolue, pour ne pas dire plus (je ne comprends même pas pourquoi ce genre de truc est édité en CD par un bon label). C&O n’est pas un site spécialisé dans le rock prog,
    d’où la diversité des genres traités, et des goûts de chacun, parfois aux antipodes. Maintenant, il appartient surtout au lecteur, de se faire son propre avis. Nous, nous sommes là pour
    promouvoir les musiques et les artistes qu’on aime, avec beaucoup de coups de coeur, parfois des coups de gueule..

    Bonne soirée !

    Musicalement,

    Philippe

  • BEBERT

    Bonjour William, La tête pensante de Vermilion Sands est un connard fini qui a pondu une track list sans queue ni tête, malgré les multiples conseils.

    Avec le recul, je mettrai 4/10 au CD tel qu’il est sorti et 7,5/10 si Yamada-san n’avait gardé que les morceaux studio chantés par sa défunte épouse. Bonne soirée, Bertrand

  • William

    Bonsoir Philippe et Bertrand. Merci pour vos promptes réponses, ça c’est de l’interactivité 🙂

    Pour vous répondre je n’ai pas encore écouté le disque. Je suis arrivé sur votre site presque par hasard et ce que j’y ai lu et entendu m’a plu (mis en favoris) C’est toujours plaisant de voir
    des gens passionnés et j’apprécie de lire des chroniques de disques qui me donnent envies de découvrir des artistes que je ne connais pas. J’ai bien pris en compte vos réponses et j’ecouterrai ce
    disque en toute connaissance de cause donc. ( en écrivant ces lignes j’écoute le titre que vous avez mis pour illustrer la chronique et j’avoue que ça me laisse de marbre… Je vais tenter de
    trouver d’autres titres pour voir…)

    Musicalement votre

    William

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