« The Endless River » : Floyd ou Flop ?

Pink Floyd Endless Promo

Il était couru d’avance que la parution d’un « nouvel » album de Pink Floyd 20 ans après “The Division Bell”, a priori l’album ultime d’un groupe mythique qui tirait sa révérence sur une note plutôt élégante, allait faire parler l’encre et alimenter débats aussi passionnés que controversés. D’autant plus qu’une vague rumeur de reformation a bien couru depuis, balayée par la disparition malheureuse de Rick Wright en 2008, et annihilant ainsi tout espoir de retour discographique et scénique. Malgré tout, l’annonce choc il y a quelques mois de la production d’un nouvel opus énigmatique signé Pink Floyd devient aujourd’hui réalité, avec la sortie mondiale ce lundi 10 novembre de « The Endless River ». Le projet est piloté par le vieux couple Gilmour/Mason, le même qui avait déjà réveillé le Floyd en veille prolongée depuis le départ de Roger Waters (1987 : « A Momentary Lapse Of Reason »), et qui présente son bébé pour le moins inattendu comme un hommage à leur défunt collègue claviériste. Alors, démarche sincère ou simplement opportuniste ? Sans avoir la prétention de pouvoir répondre sur ce point, nous tenterons néanmoins de juger la chose sur un plan purement artistique et musical, avec ces deux avis assez tranchés sur « The Endless River », même si la vérité de chacun sera peut-être plus nuancée. A vous de juger…

Le pour…

Comment ? Pink Floyd, le groupe légendaire que tous les artistes rock citent comme influence, sort un nouvel album ? Eh bien, pas tout à fait, car son contenu, constitué de chutes des sessions de « The Division Bell’ vient nous rappeler qu’il s’est déjà écoulé vingt ans depuis la parution de ce qu’on croyait être la dernière création des plus dignes représentants du rock planant ! « The Endless River », qui devait initialement s’appeler « The Big Spliff », se voulait être un album de musique instrumentale « ambient ». L’idée est tombée aux oubliettes avant de refaire surface cinq ans après la mort du claviériste Rick Wright. David Gilmour a ensuite décidé de rajouter quelques parties vocales, essentiellement sous forme de choeurs. Voilà pour la petite histoire.

Intéressons-nous donc à la matière de cet opus. Aux côtés de pièces atmosphériques aux mélodies chatoyantes, on trouve des pièces qui reprennent tous les ingrédients du grand Floyd. Ainsi, sur le versant ambient, « Things Left Unsaid », « Ebb And Flow » et « Night Light » font la part belle à une guitare électro-acoustique héritée de la vieille connaissance Roy Harper. Plus loin, « Unsung » nous glace le sang avec ses solos en cris de baleine. Et l’on se met à pleurer le regretté Rick Wright avec « Calling » et « The Lost Art Of Conversation », à la beauté sidérante. Et que dire de « Autumn ’68 » avec son orgue d’une majesté à couper le souffle ! Côté marque de fabrique floydienne, « It’s What We Do » nous plonge dans des ambiances éthérées qui, comme l’annonçait la guitare harperienne de la belle introduction ambiante, font échos au mythique « Shine On you Crazy Diamond »‘.

Pink Floyd 2014 4633 - CREDIT Harry Borden.jpg

Il en va de même pour « Surfacing », qui met cependant bien en avant un chœur masculin implorant. La ballade « Anisina », avec ses solos de guitare déchirés, son saxophone à la sérénité toute Garbarekienne et sa clarinette à l’enjouement quelque-peu klezmerien, présente un clin d’œil à « The Final Cut », là où « Talkin’ Hawkin' » et « Louder Than Words » (la seule pièce où David Gilmour chante des couplets) s’avèrent plus optimistes avec leurs chœurs enlevés. Quant aux deux volets de « Allons-Y », ils font clairement allusion à « Run Like Hell » dans leurs arrangements hypnotiques.

D’autres pièces plus atypiques (« Sum », « Skins » et « Eyes To Pearls ») broutent sur les (futures à l’époque) terres de « Broken China », avec leurs rythmiques tribales à l’élégance sans pareil. Certains pourront néanmoins y voir une référence au « Set The Controls For The Heart Of The Sun » de la période psychédélique du combo. Plus étonnant, on découvre une facette smooth-jazz du trio avec le serein « On Noodle Street » et sa guitare blues effacée.

Même si l’ensemble sonne un peu comme un collage de pièces enregistrées à différentes sessions, l’élégance du Pink Floyd et l’esprit « planant » sont bel et bien présents, sans que ne viennent les perturber des morceaux qui seraient formatés pour la radio. Les amateurs de musique planante, soit-elle rock ou électronique, s’y retrouveront dans cette oeuvre, qui sonne comme un hommage vibrant à Rick Wright, de par la diversité des claviers.

Lucas Biela (8/10)

Le contre…

S’il y a bien un grand nom du « classic rock » qui fait l’unanimité dans notre petite équipe de Clair & Obscur, ou tout du moins que nous avons tous en commun parmi nos références les plus indélébiles, c’est incontestablement Pink Floyd. Le logo de C&O est d’ailleurs directement inspiré du groupe, de son oeuvre et de son univers, bref, ça ne s’invente pas ! Même si aucun d’entre nous n’attendait l’extase du Nirvana avec la sortie de « The Endless River », l’album attisait néanmoins notre vive curiosité à tous. Personnellement, malgré toutes les précautions prises et la « préparation psychologique » de rigueur, c’est l’amère déception qui est au rendez-vous. Et les écoutes successives après un premier contact limite douloureux n’y changeront rien, l’exercice reste fade, indigne, lisse, fastidieux, sans passion, pour ne pas dire vain, tout simplement.

Réalisé à partir de chutes de studio datant des sessions d’enregistrement de « The Division Bell » en 1993 (voilà pourquoi nous retrouvons des contributions de Richard Wright sur la quasi totalité des morceaux), l’album révélé ressemble à un banal patchwork de démos, d’improvisations et d’idées non abouties, réunies en une sorte de collage instrumental un peu artificiel et uniforme, plus proche de la new-age (un comble !) que du rock planant. Les 18 plages de « The Endless River » sont relativement courtes (la moitié sous la barre des 2 minutes), et divisées en 4 « sides », 4 phases pas si évidentes que cela à repérer quand on laisse filer le disque en continu. Le problème avec ces nombreux morceaux à la durée ramassée, c’est qu’ils ressemblent surtout à des introductions ou à de courtes pièces de transition qui auraient méritées d’être étoffées et enrichies. Et l’ennui, c’est que celles-ci ne transitent souvent vers nulle part, et ne font que tisser cette sorte de canevas décoratif où il ne se passe pas grand chose de significatif, à quelques rares exceptions près.

Richard Wright

Si « The Endless River » reprend un peu tous les clichés et signatures sonores du groupe mythique, il n’en retrouve jamais l’âme profonde, la puissance évocatrice et la force émotionnelle. L’album démarre par « Things Left Unsaid », une lente introduction atmosphérique dont les premières secondes ne sont pas sans évoquer le son ambient du Alex « The Orb » Paterson des années 90, même si c’est Bob Ezrin qui est ici aux commandes. Puis, dans la foulée, « It’s What We Do » vient commencer à remplir le cahier des charges en offrant tout ce que le fan peut attendre en terme d’ingrédients (nappes d’orgue, guitare stratosphérique d’un Gilmour appliqué et toujours impeccable, rythmique lente et magnétique), un peu comme une sorte de « Shine On You Crazy Diamond” du pauvre. C’est beau, propre, agréable, c’est nostalgique à souhait, mais tout n’est ici qu’une question de forme, et le titre ne passera pas la postérité comme son illustre modèle.

On devine par la suite que certains morceaux ne sont que des ébauches de ce qui aurait pu devenir d’excellentes chansons, s’inscrivant dans l’esprit et la lignée du matriciel « The Division Bell ». Citons en vrac le martelant « Sum », première pièce de choix à nous sortir de la torpeur, le mélodique quoi que poussif « Anisina » (avec le jazzman dissident Gilad Atzmon au saxophone et à la clarinette) ou le planant « Talkin’ Hawkin’ » (on y entend la voix du célèbre physicien britannique Stephen Hawking !) qui affiche une certaine majesté, avec ses explosions de chœurs féminins, son motif de piano en apesanteur et ses guitares lyriques à souhait.

On décolle un peu également avec le très cliché et éculé « Allons-y », scindé en deux parties, avec son thème sympa et sa guitare rythmique réempruntée à « The Wall » (« Another Brick In The Wall » et surtout « Run Like Hell »), mais rien de transcendant néanmoins. Au milieu, on prend un certain plaisir à s’immerger dans le Camélien « On Noodle Street » où il ne manque plus qu’une intervention vocale d’Andy Latimer (le clin d’oeil est amusant non ?), mais le plaisir n’excédera pas 1 minute et 42 secondes, malheureusement. Notre voyage un peu bordélique et en dents de scie s’achève justement avec le seul titre chanté du lot, le gentillet « Louder Than Words », une composition certes honorable, mais qui jamais ne retrouve la flamboyance d’un « High Hopes ». On aurait tout de même aimé entendre la douce voix de David Gilmour en lead un peu plus tôt dans le parcours !

Vraiment, nous pouvons nous interroger sur la légitimité et la sincérité de cet ultime (?) opus qui ne sait que jouer sur le son et la réputation d’un groupe légendaire, et qui demeurera pour moi, vous l’aurez bien compris, celui de trop. A la limite, l’enregistrement aurait dû paraître en CD bonus « work in progress » d’une édition collector anniversaire de « The Division Bell ». Gilmour et Mason sont à la barre, une fois de plus, comme à l’occasion d’un vieux retour réussi, sauf qu’on n’atteindra jamais ici l’originalité, la force et l’audace qui animaient le sous-estimé « A Momentary Lapse Of Reason », comparé souvent et à tort à un opus solo du grand David.

Pink Floyd Band

Oui, « The Endless River » est indigne de Pink Floyd, ce groupe phare de la mouvance psychédélique qui s’est affirmé dans le rock planant/conceptuel, et qui a fait évoluer sa musique avec un rare brio jusqu’à « The Wall » (et plus si affinités). L’esprit Pink Floyd, ce n’est pas qu’une simple tambouille sonore comme le plat sans saveur qui nous est servi ici (même si la soupe est bonne). C’est une démarche artistique authentique, conceptuelle et visionnaire qui a écrit rien de moins que les plus belles pages de l’histoire du rock. Les grands artistes devraient savoir s’arrêter quand ils n’ont plus rien à dire, sinon, c’est juste du business, souvent fort juteux pour des musiciens de cette trempe.

Ce jugement est d’autant plus sévère que la « machine » continue à faire de l’ombre aux plus « petits ». Le Floyd aura en effet largement inspiré Marillion, Porcupine Tree, Anathema, Lunatic Soul, RPWL ou Riverside pour ne citer que ceux là, des groupes merveilleux qui ont repris et développé l’héritage de leurs illustres aînés, et qui pourtant ne gagneront jamais les faveurs du grand public, faute d’écho et d’un minimum de couverture dans les mass medias. Pendant ce temps là, le nouveau Pink Floyd va battre des records de ventes, peu importe la qualité de son propos, la renommée se suffira à elle-même. Alors, « The Endless River Of Money » ? Ben oui, un peu quand même…

Philippe Vallin (4/10)

http://www.pinkfloyd.com/

67 commentaires

  • François Larochelle

    6/10

  • Très belle chro.
    l’idée du pour et du contre vous va a ravir…
    Pas écouté, pas envie dirais je… mais en vous lisant ça stimule et me titille dans les deux sens de l’opinion que j’ai déjà pré-acquis à la vue de la pochette hideuse.
    merci.

    • Philippe Vallin

      Ah oui zut, j’ai oublié de dire du mal de la pochette 😉

      • Lucas Biela

        pour le coup c’est un artiste égyptien de 19 ans « inconnu » du public qui a été commissionné pour l’artwork (donc quid d’Hipgnosis, de Hugh Syme ou d’un autre grand nom des pochettes d’album). On pourrait donc saluer le groupe pour ce coup de pouce, non ?

  • Bertrand

    C’est pas nul mais on est très loin des fastes de « The Division Bell »

    • doo

      Ce dernier Floyd (de trop !) est excellent pour s’entraîner à ce difficile « travail de deuil » qui consiste à faire une croix sur nos références du passé. Franchement, dainutiles, voire franchement mauvais

    • doo

      (zut!envoi inopiné !) Franchement inutile, voire franchement mauvais, ce revival laborieux confirme que 90% des groupes qui reprennent du service des décades après le font comme des cadavres subissent leurs dernières convulsions 🙂

      • Philippe Vallin

        Pour le coup, je suis assez d’accord avec doo. Quant aux « fastes » de Pink Floyd, elles se terminent à mon avis bien avant « The Division Bell », bon disque certes, mais qui n’a rien du génie créatif d’un « Meddle » ou « Animals ». Il faut savoir lâcher la rampe. En 1993, c’était bien. Aujourd’hui, c’est trop tard.

        • Adrien

          Dans un documentaire récemment diffusé sur une chaine tv, Waters a déclaré : « On aurait dû s’arrêter après DSOTM ».

          • Adrian Bang

            Il a peut être raison….

          • Rodierto

            oui et le grand Syd avait dit « … après Piper at… » En définitive, les PF aurait du arrêter en 73, les Stones en 75… Idem pour Dylan, Bowie,Clapton … et Springsteen dans les 80’s … finalement, est-ce à dire que seuls les chanceux qui ont pété un cable ou sont morts d’overdoses ou de façon tragique …sont resté purs et « digne » d’une reconnaissance éternelle ? ou est-ce nous qui vivons un peu dans le mythe de ces années là en refusant d’ouvrir un peu nos écoutilles ? Quelques rares exceptions qui restent sur le même créneau et déçoivent rarement : Neil Young, ZZ Top… En revanche, un truc m’échappe (mais les gouts et les couleurs…) … comment parler des fastes de « The Divison Bell » (ou même comme Ph. Vallin de « Bon disque »… et descendre en flamme « Tne Endless River »… là, ça m’échappe … mais c’est ce qui fait qu’on doit tous effectivement relativiser les critiques…

      • Phil

        On est d accord..si Three Friends fait partie des 10% …a peine une cinquantaine de personnes a Pais récemment… Pitoyable…..

        • rodierto

          comprends rien à ton post … tu es d’accord avec quoi? qu’est ce qui est pitoyable ?… désolé mais no comprendo amigo

  • bohey

    Le problème, c’est qu’il faut prendre le temps d’écouter un album des Pink Floyd. ça évite une critique un peu trop rapide et le risque de changer d’avis dans une dizaine d’écoutes. Il suffit de demander l’avis aux fans des premiers jours des Floyd pour savoir que cet album est de la lignée d’Animals, meedle par exemple. Et c’est un magnifique cadeau pour ceux qui apprécient ce groupe ! Pour ceux qui s’attendent à du Money, Times ou autre another brick in the wall, ils peuvent continuer leur occupation et éviter de dire n’importe quoi sur cet album….

    • Philippe Vallin

      Dans une dizaine d’écoutes, je pense que je serai bien plus sévère. Et il faudrait demander aux « sages » si cet album est dans la lignée des grandes œuvres du groupe ? Ben voyons.. Mais comme tu m’as l’air de bien l’avoir écouté mon cher Bohey (ou mieux que nous en tout cas), ne te prive pas d’étayer un peu tes propos. Perso, je ne suis pas convaincu par ta gentille missive. A vrai dire, je ne cherche pas spécialement à l’être, et j’assume mon jugement sur cette mascarade.

      • rodierto

        Philippe Vallin, comment être crédible en disant « je n’écote même pas … rien à carrer c’est nul, moi j’suis un puriste, et bla bla bla … et le vrai PF, c’est avec Waters… que dis je avec Barret, … et même avant qu’ils pensent créer le PF… »
        Pour le coup, Endless River est le meilleur album depuis 30 ans… il est ambitieux, avec de vrais beaux moments … mais inutile d’essauer de te convaincre … même si c’était un disque caché de la meilleure époque… par principe tu ne l’écouterais pas … et le déscendrais ! Je confirme… plusieurs écoutes sont nécessaires. Mais bon… inutile visiblement d’insister « C’est d’la faute à la société de consommation, c’est pour le fric, pis … ils sont nul… » … pour le coup, un peu prétentieux de critiquer un Gilmour ! Mais M. Gallin doit avoir laisser sa trace dans l’anthologie du rock j’imagine …

        • Philippe Vallin

          Rodierto, je reprends les propos que tu m’attribues en toute malhonnêteté :  » je n’écuote même pas … rien à carrer c’est nul, moi j’suis un puriste, et bla bla bla … et le vrai PF, c’est avec Waters… que dis je avec Barret, … et même avant qu’ils pensent créer le PF… »
          Où ai-je seulement écrit de telles choses ?
          Ni dans mon article, ni dans les réseaux sociaux, ni ailleurs.. Arrête de fantasmer camarade !
          Cela dit, je revendique pleinement cette chronique, d’autant plus que je suis fan du groupe depuis toujours. Et il ne faut pas être amateur du Floyd pour être béat devant tant de platitude (non, Pink Floyd n’est pas « nul » ! Ca se saurait !!!). Aussi, depuis quand nous ne pourrions pas être déçus par les plus grands ? C’est quoi ce totalitarisme, cette idolâtrie et ce sectarisme à la noix ? Je ne te connais pas, pourtant je pense que tu as passé l’âge ! Et si tu n’est pas content, il te reste l’avis de mon collègue Lucas. Vive la pluralité des opinions. Et si les vieux ronchons ne sont pas contents, qu’ils aillent lire la presse branchouille et bien pensante (Télérama adore le nouveau Pink Floyd, normal, c’est Pink Floyd alors c’est forcément bien). Pfff…

          • Rodierto

            Mea culpa Philippe Vallin, j’admets m’être emporté un peu vite … et autant il faut plusieurs écoute pour juger un album … j’ai relu avec attention ta critique. J’avoue, tu n’a pas dis « rien à carrer, je suis un purriste… ».
            Ce qui me gêne, c’est lorsque je lis sur 2-3 lignes « fade, indigne, lisse, fastidieux, sans passion, vain, banal patchwork, idées non abouties… » n’en jetez plus (:-)… On peut comprendre certains adjectifs utilisés … et y adhérer pour certains même (lisse…). Employer le mot « indigne » est pour le coup excessif. Je conçois qu’on puisse être déçu (globalement je l’ai été par les 2 derniers albums de 87 et 94 … tout en reconnaissant qu’il restait du talent et quelques belles envolées… mais en vous lisant on a vraiment l’impression que de toutes les façons vous ne pouviez pas adhérer … que l’idée même d’apprécier l’album vous était impossible … même si je reconnais que vous avez le mérite de justifier (ce que ne font pas la plupart des critiques). C’est le côté définitif de la critique qui me pose pbroblème… or objectivement, cet album est le plus ambitieux depuis longtemps … pas forcement accessible comme les deux derniers qui visaient à sortir 2-3 tubes avec intro, solo de gilmour et conclusion en 4-5 minutes X 10. Le 2ème morceau It’s what we do » … est magnifique … et je reste persuadé que si on avait dit il y a 3 semaines qu’il s’agissait d’un original enregistré en 75 qui devait figurer dans Wish you… vous, comme d’autres aurait crié au génie ! Idem avec Sum si on vous avait dit… ça devait être dans Dark Side … a été enregistré en 73 et qu’on vous avait fait écouter sans faire allusion à ce dernier album… Réécoutez bien svp ?
            Quand à votre conclusion « The Endless River Of Money »… avouez que c’est petit. Gilmour a donné une partie de sa fortune à des oeuvres, a refusé en 2005 une proposition de 500 M€ pour une tournée… il pourrait exploiter le nom PF tous les ans comme les Stones. Waters a accepté pour le coup que les autres continuent à jouer sous le nom PF si il touchait 30 % de tout ce qui sort même sans qu’il apparaisse, etc. C’est c’est petites choses et ces petites facilités dans la critique qui font douter de l’objectivité des propos.

            Pour terminer, bien entendu, ce n’est pas leur meilleur album, mais pour le coup, je trouve que c’est le plus réussi depuis The Wall, qui reste par ailleurs « particulier » dans leur oeuvre.

            Définitivemeent et objectivement, je dirais que c’est une fin, peut-être sans le génie passé des années glorieuse, mais en tout état de cause « digne » d’un des groupes phare des 50 dernières années. Oui… une fin digne.

          • Rodierto

            J’ai oublié de préciser … que contrairement aux deux derniers album … celui-ci a globalement un bon accueil critique, en France comme à l’étranger (EU, GB, Canada…) …Il y a certes des critiques dures (;-)… certaines injustes… d’autres argumentés… mais pas mal de bonne (et quelques très bonnes… ce qui n’était pas arriver depuis The Wall (The Final Cut, A momentary laps of reason et Division Bell ayant été très critiqués par les pécialistes comme par les généralistes … seuls quelques indéfectibles » bienveillants à l’égard de PF avaient par indulgence avoué qu’un « Mauvais PF » restait un bon disque). Maintenant, les critiques ne font pas tout… et j’imagine que c’est dans 5 ou 10 ans que rétrospectivement … les passions calmées… il y aura une sorte de consensus sur ce disque… comme il existe un quasi (j’insiste sur le quasi) consensus sur l’ensemble de leurs albums …

          • Lucas Biela

            @Rodierto : effectivement, les critiques étrangers sont plutôt enthousiastes.

      • bohey

        Et allons y ! Maintenant c’est une mascarade ! Rien à ajouter Philippe Vallin ? Je n’ai pas la plume nécessaire pour expliquer ce qu’on ressent lorsqu’on écoute The Endless River sans préjugé et en oubliant les petites formules toutes faites … Mais je partage bien cette critique http://franchepresse.unblog.fr/2014/11/08/jai-ecoute-pour-vous-the-endless-river-de-pink-floyd/ (en enlevant le style un peu pompeux ^^)

        • Philippe Vallin

          Si, un truc à ajouter : lâchez moi la grappe ! Ce « débat » ne sert à rien, alors allez vous défouler ailleurs au lieu de vous gargariser à jouer la carte de l’hostilité et de la polémique stérile. A bon entendeur…

  • animal

    Salut à tout l’équipe,
    1-Gilmour est sans conteste un grand musicien mais malheureusement les textes de Waters et surtout les claviers magiques de sir wright viennent à manquer.
    2-Passons à autre chose car la nouvelle génération vous tend les bras!

    • Philippe Vallin

      Merci Animal pour ton bon résumé ! De toute manière, cet « échange » ne mènera à rien. Je n’aime pas la malhonnêteté dans le « débat », quand on me fait dire par exemple des choses que je n’ai pas écrites, où lorsqu’on présuppose le fond de la pensée. C’est juste gratuit, puéril et particulièrement agaçant. Surtout qu’il n’y a pas à s’inquiéter pour le Floyd : la machine vendra des tonnes d’albums et remplira les caisses malgré les chroniques négatives qui fleuriront ici et là. Et puis Télérama s’extasie, donc tout va bien 😉

  • Fred Natuzzi

    Je me permets un petit rappel au vu des commentaires successifs sur cette chronique:

    1/ Pas d’attaques personnelles. Vous n’êtes pas d’accord ? Certes, mais exprimez votre opinion sans agressivité. N’inventez pas des propos qui ne sont pas dans la chronique.
    2/ Une chronique est subjective et n’engage que son auteur. Si vous voulez le convaincre qu’il a tort (démarche futile me semble-t-il) , utilisez des arguments personnels. (l’avis des fans de la première heure, on s’en fiche).
    3/ Nous avons le droit à une opinion, quelle qu’elle soit, que l’on rend publique sous forme de chronique. Pas d’accord avec celle-ci ? Voir Point 1 et 2.
    4/ On a l’habitude de voir des gens qui ne supportent pas que l’on dise que la dernière oeuvre d’un artiste ou d’un groupe est ratée, sous prétexte que cet artiste ou groupe est cher à leurs yeux. Si on ne peut dire ce que l’on pense d’un musicien parce qu’on n’a pas écrit nous-mêmes l’histoire de la musique, calquez cet argument à votre vie de tous les jours. Ainsi, on ne pourra pas dire qu’une baguette de pain n’est pas bonne parce qu’on est pas boulanger et qu’on ne ferait pas mieux nous-même, ou bien qu’un président de la république est mauvais parce que nous n’avons pas fait science po.. Allons, soyons sérieux. Nous ne vivons pas en dictature. Tout ça s’appelle la liberté d’expression.

    • Philippe Vallin

      Fred, te voilà officiellement désigné comme le modérateur de Clair & Obscur 😉

    • rodierto

      d’accord avec tous les points développés … mais dire c’est « indigne » est un peu fort non ? le mot « indigne » et tout ce qu’il représente … a un sens … et quelque soit son opinion … est excessif! Quand à finir son post en laissant entendre « gratuitement » que Gilmour fait ça pour le pognon… désolé … mais ça sent la subjectivité +++ ça n’apporte rien .. et en + c’est faut yout le monde le sait. Gilmour pouvait sortir un album yous les deux ans sous le nom de PF… faire une tournée… payée des millions… ce qu »il a toujours refusé de faire contrairement aux stones … ou aux pseudo musisien style Vangelis, JM. Jarre et autres ersatz des 70’s… On peut critiquer … mais finir une critique par une attaque infondée et gratuite tout en étant fier de son jeu de mots… bref

      • Philippe Vallin

        Hou là ! Comparer JM Jarre à Vangelis, c’est vraiment ne rien connaitre à Vangelis Papathanassiou et à son oeuvre on ne peut plus protéiforme (comme si le mec n’avait fait que des BO de films hollywoodiens !!!). Vangelis est un génie musical, encore faut il se pencher sérieusement sur son travail. As tu seulement déjà écouté Earth ? The Dragon ? Ignacio ? Soil Festivities ? See You Later ? Albedo O.39 ? Mask ? Invisible Connection ? (musique contemporaine parue chez deutsche grammophon) ??? Grosse perte de crédibilité camarade ! Du coup, tu peux toujours critiquer ma subjectivité, parce que là, dans le grand n’importe quoi, tu t’imposes.. Va falloir réviser un peu l’artiste je pense et laisser les préjugés chez Jean Michel Jarre !

        • Rodierto

          Merci camarade pour la leçon ! Soit ! Je remarque juste que tu botte en touche sur la question posée…penses tu sincèrement qque ce CD a été fait pour du pognon ?

          • Philippe Vallin

            Entre autres oui, puisque je n’y vois pas d’urgence artistique ! Hommage à Wright ? Oui, sûrement. Mais c’est raté, pauvre Rick…

      • Philippe Vallin

        Fier de mon jeu de mot ? Pas spécialement, mais je n’ai pas pu m’en empêcher, elle était un peu facile. Aussi, je ne dit pas que l’album n’a été fait QUE pour l’argent, mais j’écris juste « un peu quand même ». Il y a une nuance de taille non ? Même si les ventes, boostées par les critiques forcément positives des gros médias, permettront largement à mon avis à Nick Mason de compléter sa collection de bagnoles de luxe. Il y a bien longtemps que le Floyd s’est sérieusement embourgeoisé non ? (Merci Dark side !). Ce n’est pas un fait nouveau et ça ne me gêne pas spécialement d’ailleurs. Car ce n’est pas le plus important. Ce qui comptait pour le public dont je suis, c’est que le groupe (pas un gang de débutants) nous fasse un bon disque, pas un simple collage bidouillé de chutes d’idées non abouties.

        • Rodierto

          Ok 1 partout alors (;-) … sur le pognon que veux-tu ils ont réussi, comme d’autres. Je rappelle aussi que suite à leur reformation rapide sur scène en 2005, les ventes de leurs albums ont augmenté de 400 à 3000 % dans certains cas… et que Gilmour a demandé aux autres de tout reverser … leur réunion étant pour une oeuvre !

          Une nouvelle fois, tu as bien entendu le droit de ne pas aimé cet album et tu le justifies … mais comprends aussi qu’on puisse trouver une sorte d’harmonie d’ensemble et qu’après 10 écoutes… sincèrement… la Part 1 fait un esemble et la part 2 également…. comme si c’était un seul morceau par partie avec intro, montée en puissance et redescente logique !

          Je conçois qu’on accroche pas … mais « fade, indigne, lisse, fastidieux, sans passion, vain, banal patchwork, idées non abouties… » semblent excessif ! Surtout indigne !

          • Philippe Vallin

            C’est ce qu’on appelle un coup de gueule (de fan !). D’autres personnes m’ont encore trouvé trop gentil.J’espère que tu vas réussir à dormir sinon ! On dirait que ce « débat » te tient particulièrement à coeur. Faut relativiser aussi tu sais, ce n’est qu’un disque après tout..

          • Rodierto

            Oui oui, je vais bien dormir, pas de panique (;-) et merci pour l’intérêt « un chouillat » condescendant que tu portes à tes détracteurs … je remarque juste que 2-3 post + haut je te sentais un peu moins « keep cool friendly je prends du recul ce ne sont que des disques » … quand tu répondais à bohey (pourtant son message était plutôt cool) : « Lachez moi la grappe » … ou quand tu t’emportais si on disait qu’on aimait pas Vangelis (pour le coup, tu es visiblement un vrai fan… et tu as le droit)… perso (et j’ai écouté), je ne raffole pas … mais je ne fais pas partie de ceux (encore nombreux) qui parle de musique d’ascenseur … (génie me semble un peu excessif là aussi). Bref, relativisons tu as raison sur le fond… ce ne sont que des disques… qu’on est libre d’écouter si on aime et inversement. Bonne nuit (;-)

          • Philippe Vallin

            Encore faut il savoir ce qu’est la musique d’ascenseur (ou « muzak », un concept très précis qui détermine une forme de musique aseptisée à des fins prédéfinies). Vangelis n’a rien à voir avec ça. Et oui, je persiste à dire que ce gars là est un génie musical, qui malheureusement est mal connu par ses détracteurs. Je t’ai balancé une liste d’album, tu y trouveras des choses aux antipodes des thèmes « synthés » grand public. Vangelis ne connait rien à la grammaire musicale, tout est créé au feeling et à l’oreille. Ses albums 70’s/80’s ne se rangent dans aucune catégorie.

          • Philippe Vallin

            « merci pour l’intérêt « un chouillat » condescendant que tu portes à tes détracteurs » : je me suis fait insulter à de nombreuses reprises sur les réseaux sociaux et par mail suite à cette simple chronique. Comprends que ma patience à des limites ! J’en ai marre des hystériques qui se lâchent bien cachés derrière leur écrans d’ordi, c’est tellement facile, et ce défouloir se banalise… Donc oui, à un moment, je deviens désagréable, forcément..

          • Rodierto

            Je peux te comprendre … mais admets que ta critique peut avoir un côté « agressif » par l’utilisation de certains termes. Perso, je pense que Gilmour est aussi (très différent) un génie musical … car il n’a pas la technique de beaucoup de guitariste (rapidité et dextérité) mais à le chic pour la note juste dans le bon tempo avec l’émotion maximum… Bref… admets que tu as pu balancer dans ta critique … quelques « gratuités » … qui ne renforcent pas ton propos… peuvent irriter … comme tu peux l’être (irrité) par ceux qui compare Vangelis (je n’en suis vraiment pas) à de la musique d’ascenseur. Après il y a effectivement des choses qui ne s’explique pas… et faut le respecter. Tu n’aimes pas le dernier album Ok, je peux le comprendre… j’ai plus de mal en revanche à comprendre comment on peut trouver The Division Bell meilleur que ce dernier album… pour moi (comme pour l’ensemble des critiques visiblement… même si Endless River n’est pas un chef d’oeuvre OK)… il n’y a pas photo (musicalement, dans l’ambition, dans l’esprit…).

          • Philippe Vallin

            Bon c’est promis Rodierto, je vais me flageller toute la journée pour faire pénitence.

          • Rodierto

            Cool Merci.

        • Philippe Vallin

          De rien, tout le plaisir est pour moi !

      • Philippe Vallin

        Quant à Vangelis, ceux qui comparent sa musique à de la musique d’ascenseur ne savent pas de quoi nide qui ils parlent, tout simplement. Ils ne se réfèrent qu’à quelques thèmes de films ou documentaires hyper connus (et banalisés dans des compiles new age de merde), soit 0,2 % de l’oeuvre du musicien. On a le droit de critiquer/pas aimer, mais avant, il faut juste savoir de quoi on parle. Pour le Floyd, j’en connais suffisamment sur le sujet pour leur tailler un costard si j’en ai envie. Mes propos irritent ? Pas de soucis. je suis moi même constamment irrité dans le débat public sur tous les sujets, et je trouve cela plutôt sain !

  • sergio

    Et hop j’en rajoute une couche. Cher Philippe, tu as du passer beaucoup de temps sur cette chronique, difficile de juger un monstre sacré. La majeure partie des fans qui ne connaissent de la sphère progressive que Pink Floyd vont adorer, laissons les s’enflammer en feuilletant Télérama. Pour les autres, ils vont se régaler avec tous les groupes et artistes chez qui on retrouve l’influence des Floyd et vite oublier cette compilation de chutes.
    2/10 ou 10/10 si les recettes sont versées à la lutte contre le cancer.
    Sergio de Lyon

    • Philippe Vallin

      Haha, merci Sergio ! Et vive la lutte contre le cancer ! Dans ce cas, oui, je veux bien réviser ma note 😉 Bonne journée à toi.

  • Laurent

    Pour la peine, je vais aller voir Les BritFloyd au Zenith de Nantes.

  • Hi l’album n’est franchement pas fantastique, mais se laisse écouter on aurait apprécier une tuerie pour la fin du groupe, mais le groupe n’etait il pas déjà Out? ca reste du floyd meme si il manque la magie qui les a concretisé, qui les a amené et laissé au sommet – Ils auront tout donner pour leur passion et enchanter des milliers d’oreilles. Merci à eux pour l’ensemble de ce qu’ils ont emmené à la musique et à toutes ces générations. Il est dit que dans une carrière il y’a toujours un album baclé. Ici ils n’ont pas dérogé à la règle.

  • Waters is god

    J’ai lu cette chronique et elle est interessante. Pour moi cet album est interessant et après beaucoup d’écoute se révèle pour moi une bonne surprise, je le trouve agréable. Je pense que cette chronique a été écrit à chaud, il faut plusieurs écoute pour l’apprécier. Je dirais que c’est plus un album ambiance que du pure Floyd, c’est sure il est moins bien que tous les autres album mais le cd reste pas mal. Ce qui me dérange le plus c’est que c’est le nom « pink floyd » qui est utilisé,après c’est moi mais quand tu enlèves Waters ce n’est déjà plus Pink Floyd. Bref, je trouve cet album interessant et je le conseil vivement.

  • Oliv

    Plus j’écoute cet album, plus il me plait!!
    Comme Gilmour nous l’a fait comprendre: plus d’albums et de concert avec Pink Floyd étant donné que Rick n’est plus là!
    Ils ont arrangé quelques ébauches de morceaux restants, pour en faire de belles choses et finalement un album en disant « voilà on vous donne tout ce qu’il nous reste et maintenant Goodbye Cruel World ».

    Très bon album.

    Maintenant place à notre cher Roger 🙂

    • Rodierto

      D’accord avec les deux derniers commentaires … Olivier et Waters qui confirment ce que beaucoup de personnes (particuliers ou médias ) disent de plus en plus dans la presse ou sur les blog … Plus on l’écoute plus on adhère et apprécie finalement une cohérence dans les 4 parties (intro planante mode shine pour la 1… Période plus sombre et expérimentale pour la 2 mode « one of these days – umma  » etc. Avec effectivement des références à toutes leurs période (dark side, the wall…).

      Maintenant, certains pensent comme Philippe vallon qu’écouter 10 fois l’album le rendrait encore plus sévère sur « cette mascarade »… Donc ce n’est visiblement pas une règle !
      Je confirme qu’après 10 jours … Je trouve que c’est un très bon album … Bien meilleur que les deux derniers.

      • Tu en es encore à débattre sur l’album des Floyd Rodierto ? Faut passer à autre chose à un moment tu sais, l’actualité musicale a déjà livré de bonne choses depuis !
        Sinon, c’est Vallin et pas Vallon, mais c’est pas bien grave.. 😉

      • Le « plus on écoute plus on adhère » est un fait assez connu de ce qu’on appelle « l’auto-persuasion », surtout dans le cas d’un album agréable à l’écoute.

        • rodierto

          keep cool philippe … on a compris ton point de vue … inutile de mépriser! tout le monde n’a pas ta culture et ton bon gout… et que veux-tu que je te dise … que cet album est nul… OK. N’en parlons plus… tu as raison ! Pour le coup lache l’affaire … et promis… je n’interviendrai plus sur clairetobscur (sauf si Vanglis nous sort un nouveau chef d’oeuvre totalement désintéressé finacièrement (;-) … mais il n’y a pas de mal à laisser ceux qui le souhaite profiter « modestement » et « humblement » du dernier floyd pendant 15-20 jours … ce qui n’est pas délirant sachant que c’est le seul album (même très nul on a bien compris et principalement réalisé pour des intérêts financiers) en 20 ans et a priori le dernier (sauf si ils ont besoin de tunes dans quelques années)… pour 15 albums studios en 50 ans. Rien ne t’obblige à commenter les avis … qui pour le coup sont sur la page dédiée… justement au dernier Floyd sur clairetobscur (je ne fais pas de prosélitisme « obsessionnel » sur les autres pages dédiées aux autre sorties…).

          Bref, bonne continuation chers amis et bonnes écoutes sur des albums de qualité et totalement désintéressés et purs (;-).
          Désolé pour la faute de frappe sur ton nom … sincèrement involontaire (depuis un smartphone).

        • Rodierto

          Tu as raison Philippe … Chacun sa méthode « d’auto-persuasion « … Mais je te rassure, j’ai écouté aussi des disque 10 fois sans adhérer … Après j’arrête on rentre dans le masochisme …

          Mais promis , je vais zapper et arrêter de m’autopersuadé que j’ai bien aimé ce disque… En commençant par réécouter un bon vieux Kat Onoma ou R. Burger. Le réécouterai peut-être dans qques mois cependant pour m’assurer que j’étais dans le faux.

          • Non, le truc c’est peut-être d’arrêter de passer en revue les grosse machines (« Endless River » est N°1 des ventes d’albums en ce moment), et nous concentrer sur des groupes/artistes qui n’ont pas le privilège d’avoir un écho dans les grands médias. Après tout, c’est bien la vocation première de Clair & Obscur. Pink Floyd peut vendre à peu près n’importe quoi sur sa simple renommée, il n’a donc pas besoin de nous. Je persiste à penser que les vieux fans (dont je suis) ont du mal avec la critique négative (même argumentée honnêtement) quand il s’agit de leur groupe chéri.Et tu as raison, je n’aurais pas du alimenter la « polémique ». Après tout, je ne fait à la base que donner mon avis, il appartient à chacun d’en faire ce qu’il veut.Heureusement que nous avons fait un pour/contre pour que tout le monde s’y retrouve, qu’est-ce que cela aurait été sinon !
            PS : pour ta gouverne, Vangelis n’a pas sorti de chef d’oeuvre depuis au moins trente ans, et j’aurais été aussi « dur » si un nouvel album se reposait sur ses lauriers. Qui aime bien châtie bien 😉

  • Gilles

    C’est fou comme je m’aperçois qu’avec l’âge (55 ans), je suis devenu un vrai sage. A 18 ans, sur un commentaire critique du Floyd, j’aurais presque sorti mon gun! Aujourd’hui, dix millions de mecs pourraient écrire que « The endless river » est la plus grosse bouse jamais entendue, je m’en contre-fous à un tel point que cela me fait peur. En ce moment, j’écoute et je réécoute cet opus. Je ferme les yeux, je suis touché au coeur, je pense à mes parents, qui ont pris le bateau de la pochette, un bateau qui ressemble à celui qu’a pris Rick Wright en 2008. Je suis heureux, je me sens bien, léger. Je touche le ciel. The endless river est l’album-testament que j’attendais. Merci David, Nick et Rick, merci pour tout…

  • nabil

    La critique est facile et surtout elle ne coûte rien.
    Il faut simplement dire si on aime ou pas ce dernier album des Pink Floyd. Les goûts ne se discutent certes pas, mais ne pas respecter une oeuvre musicale c’est aussi manquer de respect à ceux qui l’ont appréciée.
    Je trouve que cet album sera vraiment apprécié par ceux qui connaissent bien l’évolution DES STYLES MUSICAUX du groupe.
    Il serait mieux nommé « THE ENDLESS RIVER….OF PINK FLOYD’S SOUND »

    • Philippe Vallin

      Appréciez ce que vous voulez et laissez nous critiquer ce qu’on veut et comme on veut. Ou mieux, ne lisez pas les critiques, vu qu’apparemment elles ne servent à rien ! Avec ce flot de réactions purement émotionnelles en mode « fan transi », on finira par perdre ce qui nous reste encore de liberté d’expression dans ce pays. Ben désolé, mais la pensée unique, c’est pas par ici qu’on la trouve, pas chez Clair & Obscur. En revanche, la diversité des goûts, des dégoûts et des couleurs, oui, assurément ! Même entre nous on est pas d’accord. Et alors ???

    • Philippe Vallin

      « ne pas respecter une oeuvre musicale c’est aussi manquer de respect à ceux qui l’ont appréciée » (???). Dans ce cas, ne pas respecter un régime totalitaire ou fondamentaliste, c’est aussi manquer de respect à ceux en sont les idéologues et les suiveurs ? C’est quoi cet argument qui ne tient pas debout ? Allons bon…

      • rodierto

        Merci Gilles pour ta sagesse et ton recul et d’accord avec Nabil (je vais m’en prendre une par Philippe (;-) … mais passe à autre chose, t’es mono maniaque, un obsédé (keep cool…) … On est au moin tous d’accord sur une chose … on est touché, ému … ou pas par un CD, une oeuvre … tu l’es (Gilles), je le suis (comme beaucoup d’amateusr de la période 69-79 des PF … d’autre ne le sont pas (tel que Philippe, et d’autres) … et voilà … chacun ses gouts et ses émotions. Certes, d’autres artistes méritent plus d’attention qu’ils en ont aujourd’hui (mais des petits groupes indépendants peuvent aussi faire de la merde et des mamouth de la pop refaire des belles choses) … mais ensuite … c’est là aussi très basique… les PF fascinent … à tort ou à raison … hier et aujourd’hui … et franchement, même l’adhésion autour de The Endless River … n’est pas ce qu’il y a de plus choquant dans le monde de la musisque et du show biz … loin de là … et in fine l’engouement depuis 50 ans n’est pas un effet de mode … et je rejoins Gilles en écoutant The Endless river … et même les bonus (formidables) … je rescens une profonde émotion que je ne rescentais pas pour « The Divison Bell » et « A momentary… » … que je réécoute avec plaisir … mais parfois avec réserve »… et « The final cut », une caricature talentueuse … de The Wall »). Ci-joint, une analyse qui résume bien mon point de vue >> http://www.corsematin.com/article/musique/pink-floyd%C2%A0-et-a-la-fin-coule-une-riviere.1600789.html

        Maintenant, je conçois qu’on accroche pas, je conçois que certains ne veuillent plus en parler car 10 autres CD sortent chauqes semaines, je conçois qu’il y ait plein d’autres albums à écouter, je conçois que certains regrettent presque que les critiques et les ventent soient bonnes (en tournant cela à la dérision… Ouhhh le marketing intéressé), que d’autres fassent une overdose des PF, pensent que c’est du commercial (même si c’est le cas … c’est reprocher une facilité … même talentueuse » aux frères Cohen au cinoch quand 10 daubes sortent la même semaine… et 2 oeuvres originales sans lendemain), penser que c’est pas digne pour être la dernière oeuvre d’un nom mythique, etc. Comme Gilles … je suis touché par cet oeuvre (comme beaucoup visiblement… pour la première fois depuis 1979 pour les fans de la 1ère heure)… et plane vraiment à son écoute ! Maintenant, j’attends la sentence (;-) … « eh rodierto, passe à autre chose, y a pas que les PF dans la vie (merci je sais… j’ai 1500 CD), et c’est pas juste ils surfent sur leur nom etc… alors que pas plus tard que la semaine dernière tel groupe indépendant super talentueux à sortie un disque qui n’a pas connu le succès mérité… » OK … je sais mais je suis autant sous le charme de cet album (et pas un fan aveuglé puisque je n’apprécie que très moyennement les 3 derniers albums (2 de la période Gilmour et 1 période waters ++) … que Philippe Vallin est déçu sincèrement … et comme le dis Gilles et Nabil(et je pense qu’on est tous d’accord … on est ému et on adhère ou pas … c’est pas plus grâve que ça ! Une certitude… PF sera écouté encore dans 50 ans et je suis persuadé … que cet album ne sera pas considéré comme une mauvaise oeuvre, un disque commercial, ou comme une fin pathétique (maintenant, je sais que d’autres pensent aujourd’hui le contraire … Une nouvelle fois…à lire >> http://www.corsematin.com/article/musique/pink-floyd%C2%A0-et-a-la-fin-coule-une-riviere.1600789.html

  • Pollux

    Tous ces échanges m’évoque une pensée de Gilbert CESBRON « les gouts et les couleurs, si on n’en discutait pas, de quoi parlerait-on ? ». Ce débat pour le moins stérile pour un avis qui somme toute, même s’il ne fait pas l’éloge de la dernière livraison le fait tout de même pour l’ensemble de la carrière du groupe. Pour ma part, bien qu’inconditionnel, je partage en tous points l’avis de Philippe VALLIN mais là n’est pas mon propos. Sa chronique ne souffre d’aucune contestation possible dans son dernier paragraphe. Quantité d’artistes et de groupes qui ont atteint ou parfois dépassé leurs maitres n’atteindront jamais la renommée alors que ce sont eux qui, aujourd’hui, nourrissent nos oreilles avec délectation (Ecoutez par exemple le récent album de Bjorn RIIS, bien qu’on ne puisse pas parler de chef d’œuvre, il a néanmoins à mon sens bien plus de consistance qu’Endless River). Après la disparition dans les kiosques des magazines tels que Best, Rock-Style, Xroads etc. des passionnés cherchent toujours à nous faire partager leurs découvertes par l’intermédiaire d’internet. Qu’ils en soient remerciés.

  • Déjà deux ans que ce testament est sorti et il est toujours écoutable. Même si la plupart des morceaux ne sont que des esquisses, ils restent comme un dernier témoignage de la grandeur passé des plus connu des apprentis architectes.

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