The DProject – Find The Sun

The DProject
Find The Sun
Ozeta Productions
2018
Rudzik

The DProject – Find The Sun

the Dproject Find The Sun

The Dproject est le… projet (en quelque sorte, un pléonasme !) rock progressif du Canadien Stéphane Desbiens (ex Sense) qui en est tout de même à son cinquième album avec Find The Sun.
Ce multi-instrumentiste doué a fait l’affiche du dernier Prog En Beauce avec beaucoup de succès à la clé. Au passage, mon ami Thomas va encore m’eng. de ne pas y être allé, octobre étant traditionnellement un mois chargé pour moi. Cette chronique fera figure d’un pâle rachat pour mon âme damnée, contrairement à cet album qui lui est très coloré, sans doute parce que Stéphane y a trouvé le soleil qui l’illumine, lui et sa guitare.
Et pourtant, il démarre par un titre, « The End » (et oui, on commence par la fin!), pas facile d’accès. On a affaire à une sorte de patckwork de passages très différents collés les uns aux autres aux transitions assez directes. Jugez-en, intro floydienne, puis riff à la Alan Parson se muant en riff metalprog burné, tout ça en seulement 2 minutes, la suite du titre étant du même acabit. Je me suis un peu demandé où voulait en venir son auteur … En fait, je crois qu’avec The Dproject, il faut dépasser ce type de questionnement sans réponse du fait que son créateur semble plutôt se laisser porter par ses inspirations fluctuantes, sans ligne directrice véritable.

the Dproject Find The Sun band2
Beaucoup de flashes d’autres groupes de rock progressif plutôt dans la veine neoprog parsèment cette galette. Ainsi « Crude Reality » fait très Pendragon, surtout sur son intro. Son titre credo m’apparaît un peu trop martelé et répété (c’est le cas aussi pour « Be Kind »), un peu comme Mystery en abuse parfois (est-ce dans l’ADN des progueux canadiens ? ;-), ce qui à tendance à me lasser. Il est fort heureusement transcendé par deux soli de saxo d’anthologie et très différents l’un de l’autre.
C’est le prélude à une entrée de plain-pied dans Find The Sun car à partir de « Tell Me » et son faux rythme reggae sur fond de violons languissants, le talent de Stéphane s’exprime encore plus brillamment. On passe par les cases Yes et Pink Floyd pour les parties de guitare de « The Sting » dont le chant rappelle également Gilmour. A noter la participation de Romain Thorel (Lazuli) au cor pour un solo très rond et plein de douceur, magnifiant l’ambiance tranquille de ce titre qui se termine cependant un peu trop vite.

the Dproject Find The Sun band1
L’ambiance change encore du tout au tout le temps d’un « Life To Spare » bardé de slaps de basse et de sonorités de claviers entraînants. Histoire de profiter au maximum de la participation de Peter Falconer (Drifting Sun), « Be Kind » est le morceau dont les vocaux sont les plus travaillés. Ses passages de guitare très heavy viennent judicieusement en contrepoint de son côté symphonique final. Ensuite, les deux parties du titre éponyme sont en fait enchaînées. Bien que la seconde partie soit très heavy, ce sont surtout les arpèges de piano qui marquent ce(s) titre(s), sans oublier une rythmique de basse très groovy qui vole la vedette aux soli de guitare et de violon qu’elle est seulement sensée accompagner, ce qui n’est pas pour me déplaire. Find The Sun se termine fort joliment par le très pop « Be Free » semblant laisser s’échapper la guitare de Stéphane Desbiens d’une cage afin qu’elle puisse virevolter en toute liberté.
The Dproject réussit à amalgamer des influences neoprog très prononcées avec une originalité qui surprend l’auditeur au détour de chaque chanson. Son créateur sait, d’évidence, également très bien s’entourer pour proposer un Find The Sun très abouti et remarquablement exécuté où les passages atmosphériques font bon ménage avec ceux plus heavy.

http://www.thedproject.com/

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