Porcupine Tree – Deadwing

Porcupine Tree Deadwing

Après le splendide « In Absentia » qui marquait un tournant plus metal pour Porcupine Tree, le groupe confirme son nouveau penchant avec ce nouvel album : « Deadwing ». Le batteur Gavin Harrison bien intégré au groupe, la musique devient moins planante qu’auparavant, même s’il reste des mélodies vocales très aériennes comme sur « Mellotron Scratch » et « Glass Arm Shattering », ou des claviers éthérés comme sur la première partie de « Arriving Somewhere But Not Here ». Steve Wilson expérimente un peu sur le traitement de la voix sur le très metal « Shallow », « Deadwing » et « Halo » et leur partie quasiment parlée, ainsi que sur « Open Car », proche d’Anathema. La musique, elle, est la suite logique de « In Absentia », en un peu plus progressif ; on pense ainsi beaucoup à « Lightbulb Sun » et « Stupid Dream ». Les 12 minutes de « Arriving somewhere But Not Here » sont impressionnantes, surtout lorsque le morceau devient carrément du Dream Theater ! « Deadwing » et son riff metal (décidemment, après celui de « Blackest Eyes » de l’album précédent, Steve Wilson n’arrête pas d’étonner) nous tient en haleine sur 10 minutes et ne se contente pas de redire les mêmes choses musicalement.

« Halo » vise à dénoncer la supériorité et le mépris de certains croyants, « Start Of Something New » arrive à concilier les parties heavy avec quelques beautés au piano et à la guitare. Quant aux morceaux calmes, « Lazarus » est une merveille (le premier single de l’album) qui rappelle l’incartade Blackfield, et « Glass Arm Shattering » conclue l’album avec une telle grâce (comme « Collapse The Light Into Earth » du précédent) qu’on ne peut que réécouter immédiatement l’album ! Il est à noter qu’Adrain Belew de King Crimson intervient avec deux soli de guitare, et que Mikael Akerfeldt d’Opeth harmonise les vocaux avec brio sur trois titres avec, en bonus, un petit solo de guitare sur « Arriving Somewhere But Not Here », le morceau de résistance de l’album.

Porcupine Tree réussit un grand album, très travaillé (comme d’habitude) sur la production. Le travail de Richard Barbieri, sur les claviers et les atmosphères, est remarquable. L’ajout de pointes de piano par Steve Wilson sur certains passages est une très bonne idée, à la mode il faut le reconnaître. Tout ceci concorde à faire de « Deadwing » un des meilleurs albums de l’année 2005 (avec celui des Mercury Rev !). Rien de moins.

Fred Natuzzi (9/10)

http://www.porcupinetree.com/

Deadwing
Porcupine Tree
2005
Lava/Warner

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