Mehdi Alouane – The Sound Of The Incurable Disease (+ interview)

MehdiATSOID

Batteur de formation, ce brillant citoyen du monde (à la fois multi-instrumentiste, compositeur aventureux et arrangeur de grand talent) nous offre aujourd’hui, deux ans après le prometteur « Hatred From My Inner Chaos« , une véritable pépite avec « The Sound Of The Incurable Disease ». Bâtie autour de treize longues fresques oniriques sublimes d’intensité, qui conjuguent avec un rare brio sonorités high-tech et traditionnelles, cette cuvée 2014 suscite d’emblée l’enthousiasme de l’auditeur. En s’immergeant dans l’écoute de « The Sound Of The Incurable Disease », l’espace temps se suspend littéralement pour laisser défiler des images de montagnes désertiques à perte de vue (le fabuleux titre d’ouverture « Into The Disease ») ou d’oasis rayonnantes de soleil (« Keep The World In Balance »). La moindre émotion est ici perceptible à fleur de peau et à fleur de notes, comme dans ces cascades de piano en introduction, renversantes de pureté, ou dans ces mélopées de luths qui viennent régulièrement ponctuer notre voyage dans le « 4ème Monde » (combinaison de musiques anciennes et de traitements technologiques « futuristiques » inventée par le génie conceptuel Jon Hassell, alors proche de Brian Eno). Et l’architecture de l’ensemble est magnifiquement mise en relief par une instrumentation venue d’ailleurs (dans tous les sens du terme !), empruntant à la fois au rock progressif moderne et aux racines maghrébines de son géniteur, originaire d’Algérie.

On songe bien sûr au mysticisme moyen-oriental et médiéval de Dead Can Dance (les séquences hypnotiques jouées au qanûn sonnent un peu comme le dulcimer de Lisa Gerrard) et surtout à l’immense Peter Gabriel de « Passion », mais Mehdi possède une personnalité très affirmée et évoque sans jamais copier, loin s’en faut. Cet opus est en effet à la fois plus sombre et déchirant que ses brillants modèles. Et comme « Passion » en son temps, « The Sound Of The Incurable Disease » impose aujourd’hui un style indéfinissable ! Dans cette nouvelle cuvée, la plupart des sons paraissent trempés dans l’angoisse (« Affected Memory ») et de fort nombreuses mélodies pleurent des larmes de sang (le diptyque « What Is Dead May Never Die », au piano sépulcral) tandis que les vocaux tribaux, signés par la chanteuse Mina Chaou de l’école andalouse d’Alger, filent littéralement la chair de poule.

Passages instrumentaux enfiévrés et ambiances ensorcelantes se succèdent et s’entremêlent sans discontinuité, tissant durant plus d’une heure un véritable patchwork musical ethnique et cinématique à souhait, à travers lequel le musicien amène une nouvelle idée toutes les trente secondes. En cela, on peut comparer les prouesses du compositeur à celles du Mike Oldfield d’ »Amarok », voire aux symphonies électroniques hyper échantillonnées d’un Klaus Schulze, telles que « Vanity Of Sounds » et « The Crime Of Suspense », diptyque explosif peu avare en sonorités venues du sud de la Méditerranée.

Subtil et surprenant, cet OMNI (Objet Musical Non Identifié) est un véritable chef d’œuvre d’émotion(s) et d’éclectisme tant ses atmosphères hors du temps nous parviennent des quatre coins du Monde, tout en faisant preuve d’une remarquable cohésion et unité. Nous tenons là, qu’on se le dise, l’ouvrage magique et inattendu d’un véritable esthète de la musique ! Indispensable.

Philippe Vallin &  Bertrand Pourcheron (10/10)

https://www.facebook.com/mehdialouane.sound

 

 

 


 

Entretien avec Mehdi Alouane

Propos recueillis par Philippe Vallin & Bertrand Pourcheron pour C&O en avril 2014

 

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C&O : Salut Mehdi ! En 2012, tu avais fortement impressionné la rédaction de C&O avec ton premier album solo tant celui-ci était résolument personnel, audacieux, inspiré, innovant et aussi totalement inclassable ! En effet, il est difficile, voire impossible, de référencer « Hatred From My Inner Chaos » dans un genre ou un style musical précis (ce qui est de notre part un grand compliment !) tant les influences qu’il conjugue, avec une aisance déconcertante, sont multiples. Alors, comment ce bel OVNI artistique a-t-il réussi au final à trouver son public ?  Et quel accueil critique a-t-il reçu ?

MA : Salut Philippe et Bertrand ! D’abord, je vous remercie pour le compliment et pour la place que vous avez réservée à « Hatred For My Inner Chaos » dans vos colonnes. Mon premier album reste toujours une énigme pour beaucoup de gens. D’un côté, j’ai fait le choix de tout y réaliser en solo et de l’autre, ma démarche a en effet produit, au final, une musique hors normes et non conforme qui ne s’inscrit dans aucun style prédéfini. Aussi, beaucoup de gens qui ne me connaissaient que comme batteur, y compris parmi mes proches, ont été extrêmement surpris par ce disque ! A vrai dire, je ne suis pas du genre à étaler mes connaissances et je ne parle que très peu de mes projets artistiques. Lorsque je veux entreprendre quelque-chose, je ne perds pas de temps. A partir du moment où cela me plait et qu’un sujet me passionne, je me lance et peu importe la couleur que cela donne à l’arrivée. Ce qui compte, c’est le résultat, celui qui me satisfait, celui que j’ai souhaité. Je ne fais jamais les choses pour plaire à quelqu’un, à un public ou pour me retrouver rangé dans une case. Et c’est paradoxalement grâce a cette manière de voir les choses que mon premier CD a trouvé sa place. Je pense qu’il est apprécié avant tout parce qu’il est sincère et beaucoup de personnes de tous horizons le découvrent encore aujourd’hui !

C&O : « The Sound Of The Incurable Disease » semble bénéficier d’une production plus riche, plus « étoffée », avec davantage de moyens techniques à la clef pour un résultat qui se professionnalise encore davantage. Qu’est-ce qui a changé ou évolué entre la phase de réalisation de ton premier opus et celui-ci ?

MA : Je suis tout à fait d’accord avec ce constat et celui-ci me ravit. Mon nouveau disque, « The Sound Of The Incurable Disease », est en effet nettement supérieur à son prédécesseur au niveau de la production et de la qualité sonore. Même l’artwork est beaucoup plus abouti ! Ecrire, jouer et enregistrer la musique ne représentent que 50% de mon travail sur l’album. Etre mélomane, posséder une bonne oreille ne suffisent pas ! Comme dans la phrase souvent répétée et empruntée à Friedrich Wilhelm Nietzsche, et également attribuée à Léonard De Vinci : « Sans technique, le talent n’est rien qu’une sale manie ». Ce n’est pas faux. Pour moi, la technique ne représente pas tout,  mais elle reste  très importante. Avec ce nouveau disque, je voulais me surpasser et mettre en œuvre tout le concept que j’avais imaginé.

La réalisation de « The Sound Of The Incurable Disease » a été pour moi un vrai défi ! Son mixage est en Surround 3.1 ouvert, ce qui donne un résultat à la fois aérien et puissant. J’ai fait pas mal de recherches et je me suis beaucoup creusé la tête pour obtenir ce résultat sonore. J’ai trouvé ce procédé très intéressant et tout à fait approprié à la musique que je produis. Avec mon premier opus, j’ai appris énormément sur le plan technique et j’en apprends encore aujourd’hui ! L’enregistrement, le montage, le mixage et la conception du son nécessitent toute une série d’opérations et d’étapes visant à peaufiner l’audio. Le traitement sonore est véritablement un art à part entière. Un son de bonne qualité mérite réflexion avant d’entreprendre un traitement quelconque et rien ne vaut une bonne prise sonore. Et, à partir de là, l’ensemble se marie de manière homogène et harmonieuse.

C&O : A la base, on te connait comme batteur. Mais on sait aussi qu’en matière musicale, tu as bien plus d’une corde à ton arc ! Quels sont les instruments que tu as toi-même pratiqués pour les besoins de « The Sound Of The Incurable Disease » ? En outre, comment s’est passée la collaboration avec les invités qui y ont participé ? Peux-tu d’ailleurs nous présenter les musiciens en question ?

MA : Originellement je suis en effet batteur et la batterie reste mon instrument de prédilection. Mais ma passion pour le « son » m’a permis d’aller plus loin et de m’essayer à d’autres choses. Au fil de mes expériences, j’ai découvert que j’avais une réelle facilité pour la pratique instrumentale. Dans « The Sound Of The Incurable Disease », j’ai intégré tout un tas d’instruments traditionnels tels que le Oud (luth arabe aux cordes pincées), le Bouzouki (luth d’origine grecque), le Qanûn (instrument du Moyen-Orient de la famille des cithares sur table), le sitar… Ce sont des instruments qui me font frissonner tant ils possèdent un son très chaleureux, charismatique, nostalgique et surtout magique !

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Pour ce nouvel album,  j’ai fait appel à mon collaborateur de longue date Nadir Boubsil (guitare et basse). J’ai toujours travaillé avec lui. Nadir est un vieil ami avec qui j’ai débuté ma carrière musicale en Algérie. J’aime beaucoup son feeling et il s’adapte rapidement et facilement à ce qu’on lui demande. Nadir est souvent surpris par ma façon d’écrire les morceaux et aussi par le genre de musique que je compose. Mais il trouve toujours sa place dans cet univers avec une grande facilité. On a bouclé les prises de guitares et basses en trois nuits : c’était très amusant car c’est toujours un plaisir de revoir mon vieux complice ! Il a découvert le contenu musical de l’album le jour même de l’enregistrement. La spontanéité compte beaucoup pour moi, et Nadir est un guitariste très talentueux (c’est un euphémisme) et il se trouve dans le même état d’esprit que moi. Il a fait vraiment un super boulot sur le CD, et spécialement sur le morceau « The Last Page ».

J’ai eu beaucoup de plaisir à travailler également avec Mina Chaou, invitée pour certaines parties chantées. Mina vient de l’école andalouse d’Alger et j’ai trouvé très intéressante  l’idée de mélanger nos deux univers. Elle possède une voix très mélodique, marquante, avec beaucoup de caractère. Sa texture vocale et sa technique ont apporté une couleur très forte et singulière au disque. J’avais fait sa connaissance suite à la sortie de mon premier album « Hatred For My Inner Chaos » : elle avait beaucoup apprécié le concept et le mélange des cultures. Dès que j’ai entamé l’écriture du nouveau CD, je n’ai pas hésité à la contacter. On a fait un essai ensemble et la magie a opéré de suite ! Je sentais qu’il y avait des choses à faire en commun, c’était évident ! J’invite d’ailleurs tous les lecteurs à écouter « Affected Memory » et « اصطول اصلي » pour bien s’en rendre compte. On retrouve également ma fille Wilhem Alouane, qui avait participé au premier disque avec la belle composition graphique sur la pochette. Elle est de retour cette fois-ci, mais au chant sur le dernier morceau, baptisé « Wilhem’s Dream ».

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C&O : On retrouve clairement une « patte » similaire entre « Hatred From My Inner Chaos » et « The Sound Of The Incurable Disease » : fusion de sonorités traditionnelles et modernes, influences multiples (jazz, world, classique, électro, rock progressif, ambient, darkwave…la liste est longue !), et un goût prononcé pour les variations détonantes de climats, les structures alambiquées, enchevêtrées, qui tissent au final un patchwork sonore un poil étonnant. Pourtant, les deux albums possèdent une identité musicale forte et bien distincte. Pour toi, qu’est-ce qui les différencie sur le fond ? 

MA : Il y a peut-être une influence inconsciente ! Sincèrement, je n’avais aucune intention de copier ou de refaire un « Hatred For My Inner Chaos part.2 ». Cela aurait vraiment été dommage. Chaque opus raconte une histoire et porte une identité différente, et je me dois de respecter cela ! Le premier disque est pour moi une œuvre-clef ! Il reste un peu mon point de repère, il est à la base de tout car c’est par lui que tout a commencé. Avec le recul, je me rends compte à quel point « Hatred For My Inner Chaos » est riche musicalement. Il y a tellement d’idées dedans que j’aurais pu reprendre et développer par la suite ! Mais comme je le disais tout à l’heure, ce n’est nullement mon intention. « The Sound Of The Incurable Disease » n’est que la progression et la continuité de l’aventure, dans le but d’essayer de faire mieux. Je suis complètement ouvert à l’expérimentation, c’est l’un de mes principaux moteurs.

Et pour en revenir aux constructions alambiquées et enchevêtrées que vous décrivez, c’est sans doute que la structuration de mes morceaux n’est pas du tout ordinaire si on la compare à d’autres genres de musique que nous avons l’habitude d’entendre. J’aime ce genre d’assemblage avec ses variations de climats. Je trouve ça assez passionnant. Il s’agit pour moi de constamment créer la surprise et d’emmener l’auditeur dans des endroits où il ne s’attend pas du tout. Rien n’est fait ou laissé au hasard et tout est calculé. Ma musique est progressive, imprévisible et stimule l’imaginaire.

C&O : Les influences et les sonorités moyennes orientales sont bien plus prégnantes tout au long de « The Sound Of The Incurable Disease » que sur son prédécesseur, qui n’en était pourtant pas avare. Une volonté délibérée de revenir vers tes racines ?

MA : Ce n’est pas faux ! Après avoir navigué entre différents styles (ce qui explique un peu la couleur particulière de ma musique), je voulais revenir un peu vers mes origines, partager avec le public ma culture et raconter d’où je viens. Souvent, lorsqu’on entend parler des pays arabes, on se heurte, bien malheureusement  à des clichés ou à des a priori négatifs. A travers la musique, j’essaye de montrer une autre face des ces contrées qui restent souvent méconnues en Occident. Le mélange de cultures dans mes morceaux, le mixage des sonorités traditionnelles et modernes, c’est un message de paix. La cohabitation est possible entre les cultures, et c’est que ce que j’essaie de transmettre à travers ma musique. Le mariage des sons qu’on retrouve dans l’album, c’est mon désir de dire aux gens qu’on peut vivre ensemble et partager nos cultures, nos histoires… Il n’y a pas si longtemps de cela, j’ai reçu un message d’une journaliste d’un magazine algérien, Algeria-isp (chronique du nouvel album disponible sur leur site). Celle-ci me disait que j’étais un des « ambassadeurs algériens qui véhiculent la voix de la paix dans le monde à travers la musique ». J’ai été très honoré et ému de lire ce petit mot. Je pense en effet qu’on peut transmettre un message fort à travers l’expression musicale !

C&O : Y-a-t-il une continuité thématique ou un « concept » qui relie tes deux premiers disques ? En outre, quelles sont les sources d’inspiration ou les sentiments qui te poussent à créer une musique en particulier ?

MA : Ma principale source d’inspiration pour créer de la musique, c’est tout simplement la vie de tous les jours. Il y a tellement d’idées à puiser dans notre quotidien que je pourrais entreprendre l’écriture d’un morceau chaque matin ! Ce que nous vivons est riche, il y a des anecdotes partout et tout le temps, que ce soit dans une discussion lors d’une rencontre, à l’occasion d’un voyage, d’un échec ou d’une réussite. Je suis très sensible à tout ce qui se passe autour de nous. Les thèmes à exploiter ne manquent pas, ils sont là, autour de nous,  et il suffit juste de les remarquer et de les cueillir au passage. Un compositeur de musiques de films a besoin de voir les images ou de lire le script pour écrire sa musique. Pour moi, c’est pareil, sauf que mon script est là qui m’attend chaque matin, dès que je quitte mon domicile. « The Sound Of The Incurable Disease » n’est donc que la progression et la continuité de l’aventure.

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C&O : Ta musique possède un incroyable pouvoir cinématique, dans le sens où elle génère des atmosphères fortes et stimule constamment l’imaginaire, tout en imposant ici et là des thèmes mélodiques marquants. Verra-t-on un jour Mehdi Alouane crédité au générique d’un film de fiction, d’une série TV (certaines photos promo de ton nouvel album font clairement penser à l’univers médiéval fantastique de « Game Of Thrones » !) ou encore d’un documentaire ?

MA : “Game Of Thrones” ? Waow ! Bien vu ! C’est certainement une série qui m’a beaucoup inspiré dans la création de l’univers de l’album et pour la conception du livret intérieur. Je me suis même procuré le livret officiel pour tout savoir sur cette série, avec des photographies inédites, les costumes, les portraits des principaux personnages, les coulisses du tournage et tous ces témoignages exclusifs qui permettent de revivre l’histoire dans ses moindres détails. Pour le côté cinématique, on me le fait souvent remarquer mais pour vous dire la vérité, c’est involontaire. Si ma musique sonne ainsi, c’est tant mieux. Peut-être qu’un jour je serai crédité au générique d’un film, ce sera alors une belle surprise ! Cette année, j’ai eu l’occasion de travailler pour le développeur de « Javascript ». J’ai composé la musique d’un spot publicitaire pour un nouveau logiciel, c’était une belle expérience. D’autres propositions sont en cours, tout est possible : il suffit d’y croire. La vie est une succession d’opportunités et de choix.

C&O : « The Sound Of The Incurable Disease » sonne vraiment à l’arrivée comme une grosse production de studio, peaufinée à l’extrême. On imagine qu’il faudrait beaucoup de monde pour recréer et faire vivre une musique aussi riche en concert. Vas-tu promouvoir ton album sur scène, et si oui, quel poste y tiendras-tu ?

MA : Il est clair que je ne vais pas être seul pour reproduire l’album en live et pour ça, il y aura des invités avec qui je vais partager les planches. J’ai vraiment hâte de jouer l’album sur scène car c’est toujours un moment très émouvant pour moi. Mais malheureusement, cela ne se fera pas de si tôt. Le disque est très complexe en raison de sa structure et de sa musicalité et, pour cela, il va falloir un peu de temps pour bien se préparer. Côté line-up, je serai derrière la batterie, et j’assurerai aussi quelques parties de claviers.

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C&O : As-tu déjà des idées pour la suite de l’aventure ? Un troisième album en gestation ?

MA : C’est sûr qu’il y aura un troisième album car l’aventure ne fait que commencer ! Mais entamer de suite l’écriture d’un nouvel opus serait une erreur car il ressemblerait trop à « The Sound Of The Incurable Disease ». Il faut un peu de temps pour se « décharger » avant de construire autre chose. J’ai encore beaucoup à dire, beaucoup de territoires vierges à explorer, mais je vais les laisser murir un peu. Pour l’instant, mes seules préoccupations sont la promo de « The Sound Of The Incurable Disease » et la création du live à venir. Mais ce qui est d’ores et déjà certain, c’est que le troisième album sera finalisé aux Real World Studios à Box Wiltshire en Angleterre, dans le fief de Peter Gabriel. Pour le coup, j’ai quand même hâte d’y être !

C&O : Sinon, quels sont tes coups de cœur musicaux du moment ?

MA : Actuellement, j’écoute beaucoup « Emmaar », le nouvel album de Tinariwen que je trouve excellent, à la fois nostalgique et intense ! Tinariwen est un groupe qui fait la synthèse entre le blues, le rock et la musique traditionnelle touareg,  je vous le recommande !

C&O : Un petit mot de conclusion pour les lecteurs de Clair & Obscur ?

MA : Peu importe le genre de musique que vous aimez, « The Sound Of The Incurable Disease » ne vous laissera pas indifférent ! Alors rendez-vous le 14 Avril !

C&O : Un grand merci à toi pour nous avoir accordé cet entretien et bonne chance à ton nouvel album vraiment splendide, qui mérite sincèrement les plus larges reconnaissances et audiences possibles !

MA : Je l’espère bien ! Merci à vous ! C’était un plaisir de partager ce moment ensemble, et je suis ravi de savoir que mon nouveau disque vous a plu ! Merci, vraiment…

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« The Sound Of The Incurable Disease » :

 CD disponible à la vente sur fnac.com et amazon.fr

The Sound Of The Incurable Disease
Mehdi Alouane
2014
Socadisc

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