Live Report – Madame Robert en visite au Kremlin

Live Report – Madame Robert en visite au Kremlin
Madame Robert
Autoproduction
2018
Christophe Gigon

Live Report – Madame Robert en visite au Kremlin

Live report Madame Robert Kremlin Monthey band 3

La nouvelle formation française, menée par la section rythmique de Parabellum et le chanteur de Lofofora, promeut son très réussi premier album, Comme De Niro en se lançant dans une tournée des petites salles sympas de France et de Navarre… et d’ailleurs. Et c’est en Suisse, dans la magnifique petite salle du Kremlin (ancien cinéma restauré avec goût), en ville de Monthey, dans le Valais romand, que l’équipe endiablée a posé ses amplis en ce samedi 24 novembre 2018.
La salle du Kremlin apparaît comme le lieu idéal pour la musique festive et rythmée de Madame Robert (du rhythm and blues généreux, dixit le groupe lui-même). Un son absolument excellent et une petite scène bien pensée (avec parterre déclinant) qui permet à chaque personne de l’auditoire de se croire à la meilleure place. Toutes les conditions semblent donc réunies pour permettre à un concert d’anthologie de prendre place.

Live report Madame Robert Kremlin Monthey band 2

Et justement, de la place il en restera beaucoup trop, malheureusement. Mais que fait donc le public ? C’est en effet devant une salle à trois quarts vide que cet excellent groupe devra déployer ses titres endiablés. Et l’équipe n’a jamais démérité, n’a jamais laissé tomber, ne s’est jamais apitoyée. L’apanage des vrais pros. Après le jingle d’introduction, les cinq musiciens prennent possession des planches en s’extrayant le plus naturellement du monde des rares sièges rouges de cinéma fixés devant la table de mixage. Ce qui diminue d’autant plus le nombre d’auditeurs présents dans l’auditoire. Les titres de Comme de Niro seront exécutés avec une rare maestria. Il est patent que l’on a affaire, là, à des musiciens plus tout jeunes mais au sommet de leur art. La rythmique impeccable, couplée à un jeu de guitare précis, se voit encore parfaire par ces superbes sonorités d’orgue Hammond exécutées par la pétillante Léa Worms. Une reprise attendue de Nino Ferrer (« Madame Robert », what else ?) achèvera de convaincre le public qui n’en avait pas besoin.

Live report Madame Robert Kremlin Monthey band 1

Précisons encore que le leader, le très charismatique Reuno, n’a pas ménagé ses efforts pour faire bouger les personnes qui avaient fait l’effort de se déplacer : sa chemise noire aurait pu passer à l’essoreuse après les deux premiers morceaux. Il faut dire que le bougre se démène : il chante, il danse, il bouge, il parle, il vit ses textes, toujours avec une pose de voix parfaitement maîtrisée et clairement audible. Quand un chanteur de metal se fait chanteur populaire, il reste cette hargne et cette volonté de prendre la scène pour un ring. Pour le plus grand plaisir du maigre public qui a très vite su se rendre compte de la chance qu’il avait d’assister à pareille fête. Madame Robert a passé l’épreuve du disque et de la scène avec brio. Il ne lui manque donc qu’une reconnaissance médiatique afin d’exploser et de devenir un groupe que l’on pourrait entendre (davantage) en radio ou voir transfigurer des reprises avec Arno ou Eddy Mitchell à Taratata. Chaque chanson de Madame Robert semble être un hit en puissance. Laissons donc travailler le bouche à oreilles, le seul relais possible pour les groupes hors des modes, hors du temps.

Photographies de Coke&Bello

http://www.madamerobert.com/

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