La Minute Grind N°20 : Hardcore Anal Hydrogen – Division Zero

Hardcore Anal Hydrogen – Division Zero
Doudididada Douuuu di di dada
C’est le grind
C’est le core
C’est la minute… Euh… je sais plus trop là
C’est… Oh, et puis merde !
Doudididada Douuuu di di dada poum pouf (ouf !)

Bon ben au début, j’ai cru à du Grind bien véner, un peu con, et puis non finalement. Hardcore Anal Hydrogen (Grammy Awards du meilleur nom de groupe !), c’est du grind, mais avec autre chose. De la sauce épicée volcano, du bon gros foutoir qu’on s’imagine déjà passer en soirée entre potes, avec rires débiles en arrière fond. On pourrait penser à du Gronibard ou du Ultra Vomit, mais non, ce n’est pas ça non plus. Mais il y a quand même du sérieux dans la connerie. Hardcore Anal Hydrogen, ça fait penser à Mr.Bungle, à du Dillinger Escape Plan sans échappatoire, à du Ennio Morricone en bad-trip « champignonesque », genre « le western chez les timbrés ». Ce n’est plus du western spaghetti, mais du pur western de branquignole. Les chevaux sont en bois et le décor se casse la gueule. Les figurants ne peuvent pas s’empêcher de piquer un fou rire. On a plusieurs scénarios dans une même film, et c’est  tourné dans un saloon en carton pâte dans la banlieue de Monaco (hein !?).  Alors ouais, dans tout ça, on trouve de l’industriel, le morceau techno complètement décalé, la reprise un peu orientalisante, le sens cinématographique, la bonne humeur… Ah putain, qu’est-ce que ça manque ça ! C’est court, on arrive au bout d’une idée en dix secondes, et puis on passe à autre chose sinon on s’emmerde. Et ben mazette, qu’est-ce que c’est fun ! Le genre qui vous fout la banane pour tout le reste de la journée, qui fait pouffer de rire lorsqu’on croise des dégénérés de la Manif pour Tous, et qui vous rappelle que malgré tout ça, on est pourtant bien sorti du Moyen-Age (enfin, je pense !). Hardcore Anal Hydrogen, c’est juste comme prendre une pâquerette au coin de la route, un geste simple et innocent.  Souvent, le truc qui manque avec tous ceux qui font du sérieux avec sérieux, c’est un peu d’humour. Là, on prend sa dose ! Finalement, Hardcore Anal Hydrogen, c’est le cliché de photomaton craignos et un peu vulgos, mais qui reste obstinément dans le portefeuille. Et en plus, les deux premiers albums sont dispos et gratuits sur le site web du groupe. Bon alors, qu’est-ce que tu attends ?

Doudididada Douuuu di di dada
C’est le grind
C’est le core
C’était la minute… Euh… Portnawak, sponsorisée par HAH.
Doudididada Douuuu di di dada poum pouf

Et n’oubliez pas… Grindcore (et pas que) Is Love !

Jérémy Urbain

(J’en reprendrai bien une louche/10)

http://hardcoreanalhydrogen.com/

Division Zero
Hardcore Anal Hydrogen
2011
Autoproduction

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