La Minute Grind N°22 : Beaten To Death – Dødsfest!

Beaten To Death - Dødsfest!

Doudididada Douuuu di di dada
C’est le grind
C’est le core
C’est la minute GRINDCORE
Doudididada Douuuu di di dada poum pouf

Attends un peu mon neveu ! Y’a comme un truc machin qui cloche là-dedans, je ne sais pas quoi. Repère les traces et évite de mettre tes doigts partout, t’es gentil. Pourtant tous les ingrédients répondent présent, comme les nouvelles recrues à bizuter durant le service. Des titres courts, une voix qui sent bon le molard, son écho criard, rythmique et tout. C’est bien du grind, aucun doute. Oui mais là, c’est pas trop commun mon gars. J’en ai entendu, pourtant, dans ma longue carrière. C’est comme si je prenais une galette de Sonic Youth ou d’Alice In Chains en mode grind de la bidoche durant l’OktoberFest. Ce son de gratte, mélodique, un peu crade, celui qui a bercé mon adolescence. Tu rajoutes un gros chat dans la gorge, un batteur épileptique, et le compte y est, les pièces s’assemblent. Ayé, je commence à visualiser la scène. Tu vois mon neveu, il faut un peu de temps. Sinon que dire ? C’est pas commun, voilà. Et pourtant quel panard à se réécouter en boucle le machin. Pas de pause, mais quelle pose les musicos ! Redingote et casquette à plat, déjà, ça me plait. C’est vif, frais. T’as tous les clichés mais transfigurés. Envy en mode evil, parce qu’on n’est pas là pour larmoyer. Sonic Youth passé du côté über obscur à se défoncer les murs. Ce n’est pas un crime, c’est une fête, avec de l’humour, car oui, y’en a aussi (mate la tronche des titres) et cette pochette si délicieuse. Non, là, je dis affaire classée. Tu ne connais pas le métier mon gars. « Dødsfest! », c’est le panard, le genre de truc que tu trouves presque trop court. Tellement pas dans l’eau courante, tellement fun, énergique et surprenant que t’as la banane pour toute la journée. Cherche pas mon neveu, c’est comme ça…

Doudididada Douuuu di di dada
C’est le grind
C’est le core
C’était la minute GRINDCORE
Doudididada Douuuu di di dada poum pouf

Et n’oubliez pas… Grindcore Is Love !

Jérémy Urbain (N’en veux encore…/10)

http://www.reverbnation.com/beatentodeath

 

Dødsfest!
Beaten To Death
2013
Mis-Kina Recordings

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