Kamelot – Silverthorn

Kamelot – Silverthorn

Après la déception relative engendrée par ses deux derniers albums (« Ghost Opera » et « Poetry For The Poisoned », publiés respectivement en 2007 et 2010) et le départ soudain de son formidable vocaliste norvégien Roy Khan, rares étaient ceux qui donnaient cher de la peau de Kamelot. Et bien, ils se sont fourrés le doigt dans l’œil jusqu’au coude ! Le combo américain a, en effet, immédiatement réagi en recrutant un nouveau chanteur scandinave pétri de talent (Tommy Karevik, ancien du groupe prog Seventh Wonder) et en se recentrant sur ses fondamentaux. « Silverthorn » fait ainsi, comme par le passé, la part belle à l’emphase symphonique que le combo avait délaissée au profit d’un son plus froid et électronique. Le premier titre, « Manus Dei », orchestral à souhait, annonce d’entrée de jeu la couleur. Tous ceux qui ont adoré le magistral « The Black Halo » (2006) vont flasher sur cet album. Et, de fait, cette cuvée 2012 alterne avec maestria titres lumineux (« Veritas », « Ashes To Ashes ») et passages plus sombres (« Sacrimony », « Torn ») et jongle brillamment entre le clair et l’obscur (jeu de mots à 3 kopecks). Très proche vocalement de Roy Khan, le nouveau venu Tommy Karevik, vers lequel se tournent tous les regards, assure comme une bête et sa performance sur le final épique de « Prodigal Son » comme sur la très belle ballade « Song For Jolee » file littéralement la chair de poule. Cerise sur le gâteau, la longue suite « Prodigal Son », avec ses multiples breaks et changements de tableaux mélodiques et la participation au chant des belles Elise Ryd (Aramanthe) et Alissa White-Gluz (The Agonist), casse littéralement la baraque ! Fans de metal symphonique, réjouissez-vous : le grand Kamelot est de retour !

Bertrand Pourcheron (8,5/10)

http://www.kamelot.com/

Silverthorn
Kamelot
2012
SPV/Steamhammer

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *