Hommage à Chris Squire (1948 – 2015)

Chris Squire

Terrassé par une maladie rare à peine diagnostiquée, Christopher Russell Edward Squire (alias Chris Squire) nous a quitté dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 juin 2015, à l’âge de 67 printemps. Bassiste, il rencontre Jon Anderson en 1968 dans un club londonien appelé « La Chasse », et ensemble, les deux hommes fondent le groupe Yes, que Squire ne quittera plus jamais. L’histoire est ensuite connue de tous : une glorieuse et fabuleuse carrière de plus de 40 ans les attendra avec des albums de référence qui en auront inspiré plus d’un, musicien ou mélomane. Chris Squire est certainement l’un des plus grands bassistes de rock de tous les temps, même s’il est juste d’affirmer que l’oeuvre de Yes a souvent été décriée par certains (pour son côté grandiloquent ou « pompier »), voire injustement sous-estimée. Sa science de l’harmonie, son inventivité, sa capacité à explorer le manche dans tous ses recoins, sa maîtrise rythmique et, enfin, la puissance de son jeu ont souvent laissé ses nombreux admirateurs pantois d’admiration. Du haut de ses 1m97, la Rickenbacker en mains, notre homme en imposait. Il restera dans nos mémoires comme un musicien de génie bien plus qu’un bassiste de talent. Une légende du rock s’est éteinte aujourd’hui, tout simplement…

Sébastien Buret
Pour la rédaction de C&O

Chris Squire et Sébastien Buret au Grand Rex de Paris en mai 2014

Chris Squire et Sébastien Buret au Grand Rex de Paris en mai 2014

http://www.chrissquire.com

4 commentaires

  • Lucas Biela

    Effectivement, un grand de la basse nous a quitté. A placer aux côtés d’autres bassistes influents tels que Marcus Miller, Jaco Pastorius, Geezer Butler, Edgar Meyer, Ron Carter, Charles Mingus, Bootsy Collins, Bill Laswell ou encore Cliff Burton pour brasser large.

  • Markus

    J’ai écouté Yes pour la première fois j’avais 12 ans et pour la première fois de mon existence j’entendais de la basse dans un album à la pochette onirique « DRAMA » : virevoltante, tonitruante, brillante, lyrique… Elle était une voix, un chant, une fenêtre ouverte sur l’imagination et la créativité. A elle seule, elle liait le tout :flamboyante et irremplaçable. J’ai su dès cet instant que c’est cette magie là qui guiderait mon inspirationdu musicien que je voulais être… J’ai acheté une basse et petit à petit tous les albums de Yes… Quelle claque, j’en suis toujours admiratif aujourd’hui… J’ai 46 ans et je me sens comme orphelin d’avoir perdu cette voix si chère qui me montrait la voie… J’ai eu la chance de croiser Chris furtivement après un concert à Marseille en 1993. Il était immense et ses mains faisait une fois et demi les miennes. Je mesure 1m83 ! Il a été sympa et m’a grifonné un autographe sur le toit du taxi venu les chercher avec Trevor Rabbin……. Bordel, c’est quoi la musique sur Terre maintenant sans Chris pour l’inventer ???

  • Je me souviens de Fish out of Water. Album intense, droit et riche au contournement étonnant, influences et jeux ouverts, peu cité pourtant comme une des pièces les plus réussies de la musique progressive

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