Glass Hammer – The Inconsolable Secret

Glass Hammer – The Inconsolable Secret

Si vous le voulez bien, débutons cette chronique par un petit quiz des familles, découpé en trois parties.

Question 1 : Pour un amateur de rock progressif, qu’existe-t-il de mieux qu’un concept-album ?
Réponse 1 : Un double concept-album !!!!
Question 2 : Pour un fan de pochettes typées seventies, qui y a-t-il de plus abouti qu’un dessin inspiré de l’œuvre du célèbre Roger Dean ?
Réponse 2 : Une pochette dessinée par Roger Dean en personne !
Question 3 : En matière d’efficacité musicale, qu’est-ce qui vaut largement une main de fer dans un gant de velours ?
Réponse 3  : Un marteau de verre,  bien évidemment !

C’est sans doute en tenant compte de l’ensemble de ces éléments que la bonne fée, veillant à la destinée de Glass Hammer, s’est penchée sur le berceau de ses petits protégés à l’occasion de la publication de leur dixième offrande numérique. Solidement établi sur le devant de la scène prog depuis le début des année 90, le tandem Steve Babb/Fred Schendel signait alors en effet, avec « The Inconsolable Secret », son magnum opus. Entourés, comme d’habitude, par de nombreux invités, nos deux compères ont eu tout loisir de peaufiner à l’extrême leurs compositions.

Ces dernières évoquent des fiançailles célébrées entre un romantisme anglais hérité de Genesis et un sens mélodique imparable cher à la plupart des combes yankees (de Kansas à Spock’s Beard, en passant par Iluvatar). Là s’arrêtent toutefois les comparaisons, car l’œuvre de Glass Hammer s’avère, au fil des écoutes, indéniablement originale. Bien plus personnelle en tout cas que ses récentes resucées de Yes (« If » et « Cor Cordium » en tête), renforcée par la présence au chant de John Davison, clone de qui vous savez.

Dans « The Inconsolable Secret », les claviers (piano, mellotron, orgue Hammond…) se taillent naturellement la part du lion, mais ils laissent une place non négligeable aux séquences vocales, qu’elles soient masculines ou féminines. Bien que mixées un chouïa en retrait, les parties de guitares valent également leur pesant de cacahuètes, dans un esprit proche de David Gilmour ou Mike Oldfield. Divisé en deux parties (un premier CD articulé autour de deux longues suites de 15 et 25 minutes et une seconde rondelle plus orientée « chansons »), « The Inconsolable Secret » possède un fort pouvoir d’attraction. Jamais création d’artisan verrier n’aura autant ressemblé à un travail d’orfèvre.

Et une bonne nouvelle pour les fans retardataires : l’album, resté longtemps épuisé au format CD, va être réédité par le groupe en février 2013, qu’on se le dise !

Bertrand Pourcheron & Philippe Vallin (7 ,5/10)

http://www.glasshammer.com/

 

The Inconsolable Secret
Glass Hammer
2005
Arion Records

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