Genesis : préambule

Genesis 1

Aujourd’hui et dans les jours prochains, je vais m’intéresser à Genesis avant d’en arriver à Peter Gabriel, mais d’une manière peut-être inhabituelle. En effet, il me serait facile de reprendre les albums un par un les albums du groupe et de les chroniquer purement et simplement, comme tant d’autres l’on déjà fait, et souvent très bien. Sauf que je ne veux pas, en tout cas pas cette fois-ci, parcourir des sentiers que d’autres ont déjà empruntés, cela ne serait d’aucun intérêt. On peut faire autrement. Pour vous donner mon état d’esprit, je me dis que monter les flancs du Fuji-Yama n’est pas le meilleur moyen d’en apprécier la beauté. Il faut s’en éloigner un peu, tourner autour, voir aussi le regard des gens sur cette montagne. Je veux faire pareil avec Genesis. Ne pas attaquer ce groupe par la face Nord mais rester au fond de la vallée.

Pourquoi Genesis ? Parce que, sans nier les mérites indéniables et immenses de King Crimson, de Yes et de plein d’autres groupes du même énorme calibre, Genesis, c’est quand même l’Everest du Rock Progressif. Qu’on me cite un seul autre groupe de ce style à avoir fasciné, hypnotisé, voire traumatisé autant d’autres musiciens. Et s’il n’y avait que ça. Qu’on observe les méandres historiques du groupe et le destin solo fabuleux de beaucoup de ceux qui en furent membres. Genesis, c’est une saga phénoménale ! Alors non, loin de moi l’intention de raconter cette saga, dix gros bouquins n’y suffiraient pas. Rien que pour analyser par le menu un morceau comme « Supper’s Ready », il faudrait déjà un bon livre, et je n’ose même pas évoquer un album comme The Lamb Lies Down On Broadway !

Peter Gabriel 2

Peter Gabriel 3

Pourquoi maintenant ? C’est sûrement là la clé de mes futures chroniques. J’ai 55 ans, j’ai vécu la « folie Genesis » tout au long de mon adolescence, tout en ayant raté la période Peter Gabriel. Mais ayant découvert le groupe en 1976 avec A Trick Of The Tail, je n’avais pas trop à rattraper pour me mettre à niveau. Et pour vivre et respirer Genesis pendant les dix ou vingt années suivantes. Wow, quel pied furent ces merveilleuses années ! Mais que veut encore dire Genesis aujourd’hui ? Pour les « vieux », ce groupe est forcément toujours synonyme de grandeur et de splendeur. Mais quand j’essaie de traduire tout ceci à des personnes plus jeunes, je me heurte généralement au mur de l’inconnaissance, qui mène sans faille à l’incompréhension. C’est comme ça, l’Histoire avance et d’âge en âge, les jeunes ne vivent pas les mêmes événements musicaux. Il faut l’accepter, et je l’accepte.

Alors, voilà, ces temps-ci, je me souviens, je redécouvre, ou je découvre tout simplement. Car il y a tant d’aspects méconnus chez Genesis. Voulez-vous m’accompagner, picorer ici et là, aborder au besoin Genesis du côté de ses fans ?

Alors rendez-vous dans mes prochaines chroniques !

Frédéric Gerchambeau

http://www.genesis-music.com/

Allez, quelques vieilles vidéos surgies d’un lointain passé, pour se faire plaisir, pour se souvenir…




2 commentaires

  • Choubry

    Comme toi j’ai vécu ce phénomène et je n’en suis pas guéri. Le plus grand groupe de progressive et au delà c’est bien eux.
    D’un côté je suis content de les avoir connu dans les 70’s, mais d’un autre côté ça ne me rajeunit pas…
    Cordialement
    JL

  • VACHET Michael

    Comme beaucoup de cette génération 1970 – 1975, nous avons accompagné et vécu autour de groupe mythique, tels Genesis, Pink Floyd, et dans un autre genre Deep Purple, Led Zeppelin.
    Eh oui, nous vieillissons. Il y a un an, on parlait de la sortie de Pink Floyd, et de D. Gilmour. Interviewés dans les rues de Londres, certains de ces jeunes 15 – 18 ont demandé si PF et D Gilmour étaient un nouveau groupe. Et je me dis, quel coup de vieux j’ai pris. Mais heureusement pour moi, et pour ceux de ma génération, nous nous sommes bien éclatés.
    Pas un mois, ou une sortie d’un nouvel album d’un grand groupe ne se faisait. On attendait l’évènement, car c’était cela aussi le plaisir. Bref l’éclate Aujourd’hui encore, j’ai tous les albums vinyles achetés à cette époque, et je me régale.
    Et pour longtemps encore.
    We SALUTE YOU

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