Echos du Festival Crescendo 2016

Crescendo 2016

Ayant découvert le «Crescendo» de Saint-Palais-Sur-Mer l’année dernière, un Festival de rock progressif gratuit (à l’heure actuelle, c’est devenu une denrée rare !) mais de qualité, je m’étais promis d’y retourner avec beaucoup de curiosité pour cette nouvelle édition. Et hop ! la tente dans le coffre, le baladeur branché sur l’USB de ma caisse, j’ai remis ça, direction l’excellent « Camping de la Côte de Beauté ». Ben, oui, j’y avais atterri par hasard l’année dernière et le hasard avait bien fait les choses. Catherine, la «Cheftaine des lieux», une vraie passionnée de prog, a longtemps fait partie de l’organisation du Crescendo, et elle a le bon goût de rassembler les participants au festival dans des emplacements adjacents. Elle propose même de les partager, ce qui fait économiser quelques brouzoufs et, surtout, permet de se faire très vite des potes de prog, vous savez, ces no-life qui peuvent discuter (se disputer ?) pendant des heures pour déterminer si Marillion, c’était mieux du temps de Fish, ou si Steven Wilson est un progueux ou un fake.

Alors un peu de pub ne fait pas de mal, tout comme le fait de retrouver les potes de l’année dernière et de jouer au jeu des pronostics sur ce que donnera l’affiche de cette année. Je vais faire direct un saut dans le temps vers la fin du second jour du festival car, à ce moment là, mon rédac à C&O m’envoie un petit message du genre « Tiens au fait, ce serait cool que tu nous fasses un petit report sur l’événement ».  « Euh d’ac Phil, mais à la base je ne l’avais pas prévu, et donc je n’ai pas minutieusement collecté les setlists ni noté précisément au fur et à mesure des shows tout ce qui s’y passait». Ainsi donc, ce report ne donnera pas dans la précision chirurgicale des différents concerts, mais reprendra une suite de sensations et d’impressions partagées avec mes potes progueux éclairés, voire parfois même carrément illuminés.

Basta!

Mais revenons en arrière, au début de ce fest. Je parlais de pronostics ci-dessus et s’il y a bien un groupe dont on n’attendait pas forcément grand-chose, c’est Basta !, un jeune combo italien que nous avons tous découvert et qui a eu le redoutable honneur d’ouvrir le Crescendo.  Déjà, avec un blaze pareil, pas facile de trouver leur trace sur le web. Il y a tellement de références à ce nom qu’il faut taper www.bastapuntoesclamativo.it pour les dénicher. C’est dire ! Les 5 joyeux lurons au tee-shirt énigmatique (noir avec un point d’interrogation pour tout ornement) donnent l’impression d’être intimidés, en particulier, le frêle rouquin (si si ! ça existe un italien rouquin !) Damiano Bondi qui, avant même de jouer le première note, nous explique d’une petite voix mais dans un français ma foi très correct, que «le concert nous fera entrer dans un univers mystérieux, joyeux et peuplé d’animaux bizarres ».  La transition est brutale dès que le combo se met à jouer. En effet, tels des diables sortis de leur boîte, les 5 transalpins nous délivrent un show instrumental très varié, jazzy et technique mais jamais lassant ni trop démonstratif. La complicité entre Andréa Tinacci (Saxo/clarinette) et Damiano ( Diamonica, mellodion) nous laisse sans voix, surtout quand ce dernier sautille partout et semble possédé par cette musique joviale et pleine d’allégresse. Sur un titre, Andréa, au saxo surdimensionné, se transforme en Dumbo l’éléphant volant, et l’on comprend alors l’allusion aux animaux bizarres. Le festival est lancé et même très bien lancé par cette prestation délirante et pleine de bonne humeur.

Telescope road

Pas facile de passer derrière pour le trio international Telescope Road basé à Marseille car la barre est déjà très haute. Le gratteux, Alain Chiarazzo, est un habitué du Crescendo où il s’est déjà produit avec son ex-groupe Eclat. S’il est très statique sur scène, assis qu’il est en permanence avec sa gratte electro-acoustique, ses doigts font le travail en cabriolant sur les cordes comme des danseuses étoiles. Mais que dire du grand américain William Kopecky à la basse fretless enchantée qui arpente sans relâche la scène et fait le show. Le jeu de batterie précis et riche de David lillkvist n’est pas en reste. Ces trois là s’entendent comme des larrons en foire pour délivrer des titres ethniques et funky tour à tour planants ou entraînants, avec une dose d’impro maîtrisée. Faut quand même pas que cela dégénère en n’importe quoi tout ça.

Et justement, voici que les belges de The Wrong Object investissent la scène de façon très originale. Leur saxophoniste, François Lourti, prend le pari de directement commencer par faire-faire des vocalises au public en adoptant un peu l’attitude d’un chef d’orchestre. Le public peine à entrer dans ce jeu mais finalement y parvient, en alternance avec quelques effets de batterie. Vraiment étrange. La suite ne l’est pas moins car TWO est sous influence Frank Zappa, le groupe ayant même joué par le passé avec son fils Jason. Alors tout est dit ! Si vous êtes accro de l’univers sonore de l’imprévisible FZ, vous prenez votre pied. C’est vrai quoi ! Il y a des progueux pour qui, plus c’est chelou, étrange, déstructuré et imprévisible, meilleurs c’est ! Entre autres, nous avons droit à la BO du film 200 Motels réarrangée pour le sextet. En ce qui me concerne, et désolé si je me fait hurler dessus par la meute des Diehard Zappaiens, je suis resté complètement hermétique à ces messages musicaux subliminaux qui n’ont suscité en moi que l’impression d’un n’importe quoi qui m’a vite fait décrocher. (Prière d’envoyer les lettres d’insultes au Rédac-chef qui se chargera de m’engueuler directement)

Io earth

La tête d’affiche de cette première journée donne dans un tout autre style. Les anglais d’IO Earth c’est du gros son, à tel point qu’ils ont fait venir leur propre ingénieur pour réaliser le mix. Et là, malheureusement, ben c’est raté. A vouloir monter tous les potards à 11 pour sept zikos, la sono sature pendant tout le show. Ceci est d’autant plus dommage que musicalement, le groupe, mené de main de maître par l’énergique Dave Cureton, en a dans le buffet. Les compos progressives sont mâtinées de metal, même si un peu de légèreté est apportée par la diaphane et virginale norvégienne Linda Odinsen au chant. Enfin, quand on l’entend, car vraiment pas gâtée par ce mix surpuissant. L’enthousiasme de Dave mais aussi de son violoniste Jez King contrastent avec le statisme de la belle Linda, mais cette dualité est sans doute un peu voulue. Dave sait diluer son jeu de gratte avec de la sensibilité gilmourienne, l’occasion d’apprécier la technique de Luke Shingler aux instruments à vent ainsi que le violon du fait de la diminution du nombre de décibels balancés. IO-Earth réalise en définitive une prestation scénique au top, mais l’impression finale demeure mitigée du fait de cette bouillie sonore difficilement digérée. Pour autant, cette première journée très éclectique d’un point de musical mais aussi international a été de qualité.

Après une nuit glaciale pour un mois d’août, on est prêt à en reprendre une bonne dose sous un ciel bien tristounet. Ce sont les catalans d’Audio’M qui s’y collent et ils sont venus en nombre. Ils ne sont pas moins de neuf sur scène, un vrai cauchemar pour la table de mixage. Et pourtant, assez paradoxalement, le mix sera de qualité. Il y a beaucoup d’originalité dans ce groupe avec la présence d’une viole de Gambe, de deux claviers et d’une flûte traversière. Les compos lorgnent du côté de Caravan ou autre Camel. Par contre, le bât blesse sévèrement au niveau du chant d’Emmanuelle. Ses débuts sont très pénibles sur le premier morceau où elle fait preuve d’un manque d’assurance évident, d’un timbre de voix très terne et d’un terrible accent anglais. Cela ne s’arrange que peu par la suite et ça n’est pas sa présence scénique qui sauvera sa prestation, plantée de façon inexpressive au milieu de la scène pendant tout le show. Je suis un peu dur, certes, mais l’avis de notre petit groupe de potes était unanime à ce sujet. C’est d’autant plus regrettable que l’ensemble du groupe a semblé en parfaite symbiose musicale avec des passages de haute volée, tour à tour sombres et mélodiques.

Vient le tour des luxembourgeois de Light Damage que j’avais découverts avec beaucoup de plaisir au Festival “Prog en Beauce” en 2015. Les pauvres vont encourir toutes les misères d’un live car une pluie fine se met à tomber dès le début de leur show, rabattue sur la scène par le vent marin. Rappelons que la scène du Festival est dressée face à la mer, cette magnifique vue étant soulignée par plusieurs groupes. En l’occurrence, ce positionnement joue un vilain tour à Light Damage qui va accumuler les problèmes techniques dus aux connexions électriques noyées, et sera peu assisté par l’équipe technique. Les gratteux quand ils ne sont pas interrompus, essuient sans cesse leurs instruments à l’aide de serviette. Nicholaz Dewez qui lit une partie de ses textes, bataille avec les feuilles de papier détrempées, et on n’entendra jamais le son de sa guitare. Forcément, leur prestation très mélodique en souffre et nous aussi, avec eux, du fait que l’on ressent tout le potentiel du groupe sans pouvoir en profiter pleinement. Quelques morceaux du nouvel album en préparation subissent très bien le baptême du feu de la scène dans ces conditions épouvantables. But the show must go on ! Musiciens et spectateurs se remercieront mutuellement au final d’avoir souffert ensemble, mais d’avoir tenu bon pour faire du mieux possible. Décidément, cette seconde journée n’est pas aussi réjouissante que la première pour des raisons très différentes.

Flor de loto 1

Ils viennent de très très loin ou plutôt ils reviennent après un passage remarqué en 2008 : ce sont les péruviens de Flor De Loto. A les entendre balancer du gros son dès leur arrivée sur scène, on se demande quand même comment parviendra à exister dans ce groupe Luis Pacora avec ses petites flûtes andines et autre Charango (petite guitare péruvienne). C’est qu’après une longue interruption pendant laquelle la scène gorgée d’eau est raclé et les connexions électriques vérifiées, nos cinq sud-américains prennent d’entrée l’humide public du Crescendo à la gorge. Fier de leur dernier opus Arbol De La Vida particulièrement réussi et beaucoup mis à l’honneur ce soir, ils démarrent leur set par le nerveux instrumental « Quinta Dimensión », enchaîné au musculeux et chanté « Odisea », deux titres qui ouvrent également leur CD. Flor De Loto a un pris un virage plus hard que par le passé, et on dirait que c’est parfaitement ce qui convient à ce moment du Crescendo. Les riffs d’Alonso Herrera sont dévastateurs et ses soli acérés, alors que les envolées quetchuas de Luis Pacora sont rafraîchissantes. Le son est gros mais pas écrasé pour autant, même si parfois le chant manque de puissance.

Flor de loto 2

Que dire des parties plus éthérées et souvent instrumentales qui mettent en évidence les compositions alambiquées et atmosphériques du groupe qui ne se réfugie pas constamment derrière les riffs. L’ombre d’un Jethro Tull aux accents andins plane sur ce show mais, quand le propos se durcit (ce qui arrive fréquemment), Fates Warning débarque. Le moment fort du concert est « Regression » et ce ne sont pas les 2 pannes successives de courant qui auront douché l’enthousiasme des péruviens. A l’issue du show, leur stand est pris d’assaut et mes potes sont très impressionnés ce qui me démontre à quel point cette prestation a fait mouche. Pour moi qui suis fan du Pérou du fait de plusieurs amis originaires de ce fabuleux pays et d’un voyage réalisé en 2008, c’est un réel bonheur d’avoir assisté à un concert aussi percutant et maîtrisé de la part d’un groupe de cette nation. Il s’agit de mon coup de cœur du festival, sans conteste, et eux diront sur les réseaux sociaux qu’il s’agit probablement d’un de leurs meilleurs shows en plus de 10 ans de carrière.

My brother the wind

Les suédois de My Brother The Wind se retrouvent avec un défi bien difficile à relever au moment d’investir la scène rendue chaude/bouillante par FDL. Leur spécialité, c’est l’impro sur des rythmes hypnotiques, un peu comme les pionniers du stoner, mais avec des accordages de rythmiques bien différents. Disons-le de suite, MBTW a fortement souffert de la comparaison. Il faut dire que leur prestation est 100% instrumentale mais ceci n’explique pas tout. Cette volonté d’improviser constamment les conduit à utiliser des rythmes très similaires, à rallonger considérablement la sauce des morceaux et à se chercher perpétuellement du regard. C’est bien simple, le guitariste Mathias Danielson passera pratiquement tout le concert dos au public. Cette impression d’avoir ces mecs qui jouent avant tout pour eux-mêmes plutôt que pour le public sera très lassante au final. Les qualités techniques des zikos n’est pas mise en doute, mais cette jam perpétuelle m’a très rapidement laissé de marbre.

Anaïd

Si Flor De Loto a vraiment sauvé cette seconde journée, nous sommes quand même restés sur notre faim quand démarre le troisième jour. Les balances d’Anaïd sont un peu à rallonge, du coup en arrivant sur le site du festival, on est déjà envoûté par la voix d’Emmanuelle Lionet avant même que le show ne commence. Le groupe est une entreprise familiale de 35 ans d’âge avec papa au vibraphone et à la batterie, maman au chant et aux claviers, fiston à la guitare (mais bien sûr pas depuis 35 ans) et, ah oui, un intrus en la personne de Ludovic Métayer à la basse et aux claviers (paraît qu’il sait tout faire, y compris la vaisselle, c’est Emmanuelle qui le dira). Les compos sont très originales et chantées religieusement. Dès qu’Emmanuelle fait vibrer ses cordes vocales, nous avons les poils qui se dressent (oui, tous !). Son chant limite symphonique grimpe très haut dans les octaves. Tarja n’a qu’à bien se tenir ! La qualité technique de l’ensemble est correcte mais sans plus, du fait de certaines parties de batteries manquant d’assurance et d’un jeu de guitare parfois fébrile en regard d’une basse qui assure grave. Les parties de vibrato contribuent beaucoup à créer une ambiance irréelle. En hommage à Hugh Hooper, un titre de Soft machine est mis à l’honneur et parfaitement exécuté par un groupe qui semble être sous le charme de sa propre musique. En réalité, Anaïd, que l’on n’attendait pas forcément à ce niveau d’émotion, a parfaitement lancé ce troisième jour de festival sous un temps plus clément, encore que quelques gouttes de pluie tenteront de venir gâcher la fête sans toutefois y parvenir.

Herba d'hameli

Vient le moment où les six catalans espagnols d’Herba d’Hameli tentent de prolonger la magie délivrée par Anaïd. En vérité, ils n’y parviennent que très partiellement du fait de peu de communication avec le public et de compositions un peu molles, flirtant du côté de Caravan, Camel et Yes d’un point de vue instrumental. Le show n’est pas désagréable et il est techniquement assuré, sauf peut-être là encore au niveau de la batterie qui semble parfois aux fraises et avoir des difficultés à maintenir le rythme. Le mix n’est pas terrible au point que les claviers et la guitare acoustique du chanteur Claudio Trullén seront pratiquement réduits au silence. Le chant subit aussi des hauts et des bas. Il nous a semblé que l’ingé-son baissait la sauce lors des passages instrumentaux pour oublier de la remonter lorsque le chant redémarrait. Ceci a été récurrent sur tous les derniers concerts du Festival. Cette fois-ci, le mauvais temps ne peut pas être incriminé.

Seven steps to the green door

Après cette prestation plutôt faiblarde, les allemands de Seven Steps To The Green Door font une apparition timide sur scène avec leur duo au chant formé d’Anne Trautman (dont le ventre rebondi annonce un heureux événement en préparation) et le filiforme Lars Kölher. Et un peu comme avec les italiens de Basta !, cette timidité ne présage pas du show qui va suivre. SSTTGD va réaliser une prestation très éclectique et rythmée par de nombreux passages limite funk. Leur guitariste habituel est remplacé par un gratteux qui arbore fièrement un tee-shirt de Beardfish et dont le jeu semble sous l’influence de ce groupe suédois hors-normes, mais qui vient malheureusement de splitter. Il y a beaucoup de rythme pendant ce set certes pleinement progressif mais diablement entraînant. L’équilibre est parfait entre les deux vocalistes qui s’y entendent à merveille pour enchaîner et délier leur chant. Les parties instrumentales jouissives font la part belle au sax et à la flûte de Marek Arnold ainsi qu’aux percussions de l’excellent batteur Ulf Reinhart. L’émotion est également au rendez-vous quand la tendre Anne se promène sur scène avec une poupée de chiffon posée sur son cœur pour un titre qui arracherait des larmes à un crocodile repu. Leur 4ème album, Fetish, est largement mis à contribution. Et là aussi, ça sera la ruée vers l’or direction leur stand pour l’acquérir à la fin de leur show.

Anekdoten

Les meilleures choses ayant une fin, il est temps pour la tête d’affiche de ce Crescendo d’assumer ce rôle. Anekdoten déboule avec son progressif sombre et musclé. Son show est, sans grandes surprises, essentiellement basé sur des rythmiques d’airain. Les bougres s’y entendent pour créer des ambiances puissantes, mais amateurs de solis techniques ou de morceaux à multiples tiroirs, il vous faudra repasser. Malheureusement, le mix n’est pas à la hauteur de l’événement, avec toujours ces désagréables variations de puissance dans les micros qui nuisent à la voix caverneuse de Nicklas Barker. D’autre part, les claviers d’Anna Sofi Dalhberg sont également absents car complètement sous-mixés. Le show sera même interrompu à deux reprises pour ses problèmes de Mellotron. La pauvre, déjà qu’on ne voit jamais son visage (à croire qu’elle est la sœur de Steven Wilson), on ne la remarquera pas plus d’un point de vue sonore. Le bassiste Ian Erik Liliestrom assure le contact avec le public sous un clair de lune magnifique dans un français approximatif mais très sympa «Regarde la lune ! Wowwww ! Regarde Anekdoten ! Wowwww !». Les rythmiques employées rappellent souvent Anathema dans ses moments musclés. Les suédois enlèvent le morceau dans un rappel de folie lors duquel ils jouent un «Gravity » survitaminé, dont la montée en puissance pachydermique bien rallongée pour l’occasion laisse le public pantois et sonné comme un boxeur dans les cordes après un KO. Il fallait bien cela pour clôturer un festival assez inégal d’un point de vue qualité, mais aussi malheureusement au niveau de la technique.

Ceci ne doit pas occulter le remarquable travail des organisateurs et bénévoles qui, dans un contexte difficile d’un point de vue sécuritaire, se sont démenés pour offrir gracieusement une 18ème édition de ce Festival qui nous aura fait passer d’excellents moments. L’éclectisme dans le choix des groupes représente certainement une part de risques, d’où des prestations pas toutes du même niveau. Mais globalement, cette édition aura été une réussite en ce sens qu’elle a révélé son lot de bonnes surprises, le tout dans une ambiance toujours aussi familiale. Alors à l’année prochaine pour un nouveau Crescendo qui a désormais atteint sa majorité. Les trois « P » seront encore au programme : potes, plage, prog. Elle est pas belle la vie ?

Rudy Zotche

Affiche Crescendo

http://www.festival-crescendo.com/

https://www.facebook.com/Crescendo/

11 commentaires

  • GIRAULT Jean-Luc (alias Géjihèl)

    Beardfish était suédois et non pas norvégien. La programmation s’est voulu représentative du Rock Prog’ actuelle dans toute sa diversité. Vous avez préféré la 1ère journée et je m’en réjouis car j’ai pris une part active à sa programmation. Mes vidéos en ligne sur ma chaîne youtube (au nom de Géjihèl) feront paraître votre jugement bien sévère sur le travail de l’ingé-son du Festival (un micro ultra sensible ne trompe pas quant au rendu en façade). Peut être faudra-t-il envisager de changer ou d’enlever vos cotons d’oreilles pour la prochaine édition (pour ma part, la 15è consécutive), qui sait ? A chacun sa sensibilité qui est, par définition, parfaitement subjective. L’essentiel est que chacun des groupes programmés est plu à une partie (plus ou moins vaste) du public. En cela, le but est atteint lors de chaque édition depuis 18 ans. Tout une équipe de bénévoles y veillent afin que ce Festival Prog’ international (unique en France) continue malgré les difficultés de + en + nombreuses.
    Musical’Amitiés !

  • Rudy

    Bonjour
    Mea Culpa pour la nationalité de Beardfish, nous allons corriger. Ca fait plaisir d’être lu avec autant d’attention. Comme je le disais mon Report n’est pas le reflet unique de mes propres impressions, c’est ce qui me permet de ne pas trop m’carter de ce que je pense être le reflet de la réalité aussi il faudra que je dise à mes potes de retirer également leurs bouchons d’oreilles.
    Je comprends la sensibilité à fleur de peau d’un organisateur de Festival qui s’est consacré corps et âmes pour que celui-ci soit une réussite et ceci à été le cas (je l’ai particulièrement cité dans ma conclusion). Alors 2 possibilités pour un chroniqueur: le cirage de pompes à tout va qui a le défaut de ne pas être crédible car tout le monde sait qu’un festival n’est jamais parfait ou rechercher l’authenticité qui effectivement est le reflet d’une sensibilité personnelle (quoique quand même partagée à plusieurs en l’occurrence). J’ai fait en mon âme et conscience le choix de la seconde sinon le Live Report ne présente plus aucun intérêt.
    Ceci dit, je salue une fois de plus ton travail et celui de toute l’équipe, mon objectif n’ayant pas été de faire de la critique destructive. Surtout ne changez rien à la programmation dont l’éclectisme permet à chacun de s’y retrouver tôt ou tard pendant 3 jours. En effet, à part 2 ou 3 groupes (mais qui ont plu à d’autres) et que je me suis quand même astreint à écouter jusqu’au bout, j’ai réellement pris mon pied. Il y a quelques trucs à améliorer techniquement, j’en demeure convaincu et il vaut mieux en prendre conscience mais si tu penses que tout était nickel, It’s up to you! Amitiés progressives
    Rudy Zotche

    • GIRAULT Jean-Luc (alias Géjihèl)

      Non, bien sur que non, tout n’est pas « nickel », ce serait prétentieux que de l’affirmer. Nous en sommes bien conscients, rassures-toi et je ne suis pas non plus adepte du « cirage de pompe ». Si tu as envie de revenir… alors c’est qu’on a quand même réussi, malgré tout, à communiquer notre passion et c’est bien cela l’essentiel… Donner envie au Public de revenir, à chaque édition, de plus en plus nombreux, de plus en plus fidèle. .. à l’année prochaine donc ! (du 17 au 19 août 2017) même endroit, mêmes heures… Amitiés musicales !

  • Karine

    Cher Rudy,
    J ai lu avec attention ton live report que tu écris avec ton « authenticité qui est le reflet de ta sensibilité personnelle » . Je tiens à exprimer avec ma sensibilité personnelle l authenticité de ce que j ai vécu et ressenti en écoutant le groupe audio.m. J ai vu une chanteuse sensible avec tout le trac d une véritable artiste en osmose avec son groupe de musiciens . J ai vu une chanteuse hors des clichés hystériques et qui savait humblement s effacer de la scène pour laisser place à la magie et la prestance de la musique …. Ne pas se mettre en valeur démesurément mais juste ce qu il faut pour nous faire vibrer Êt nous transporter par sa voix . Tout comme toi , ma sensibilité personnelle a été partagée avec mon groupe d amis (nombreux) êt de nombreuses personnes présentes ….
    Bonne continuation
    Karine

    • Rudy zotche

      Bonjour Karine Les goûts et les couleurs…. Je ne revendique pas détenir la science infuse en matière de critique de concert. Encore une fois j’aurais pu écrire que j’étais dans un monde de bisounours et que tout m’avait transcendé mais j’ai préféré faire preuve d’honnêteté quite à mon tour à subir les critiques de lecteurs insatisfaits. C’est comme pour les avis sur internet. Les mécontents en rédigent beaucoup plus que les satisfaits. Si on compare ta prose avec la mienne, on peut remarquer qu’elles vont globalement dans le même sens sauf que tu as aimé justement ce que moi je n’ai pas kiffé. Ainsi va la vie. J’espère seulement que les fans de Basta ! Anekdoten, Flor de Loto etc… me posteront aussi des commentaires mais aussi que le fantôme de F Zappa ne viendra pas se venger. Amicalement Rudy zotche

  • Bonjour Rudy

    Nous avons pris note de votre article. Mais pour autant, il nous faut faire quelqueq rectifications.

    Les balances d’ANAÏD ont été faite, montage du matériel compris, sur moins d’une heure puis le show must go on

    dans la lancée, le timing étant décalé dû aux balances et retards des précédents groupes…

    Le groupe étant une « entreprise » familiale, certes. Mais un article qui stipule le papa fait cela, la maman fait ceci, le fiston bref…

    Nous ne sommes pas au Club Dorothé et si même, il ne faut pas prendre cela au 1er degrès, le terme intrus pour le bassiste ne lui correspond pas du tout

    Pour info, ANAÏD a existé pendant 10 ans (de 81 à 91) avec des musiciens talentueux comme Hugh Hopper (avec lequel nous avons enregistré un CD et un LP), Rick Biddulph,

    Sophia Domancich, Patrice Meyer et bien d’autres (pour + d’infos, visitez notre site internet : ……)

    Le groupe s’est reformé, il y a 3 ans maintenant, et c’est cette formation-ci qui nous interresse et qui doit interresser le public…

    Qu’entendez-vous par les parties de « Vibrato », serait-ce le vibraphone ?

    A savoir aussi que le morceau en hommage à Hugh Hopper n’est pas un titre de Soft Machine… mais de Jean-Max DELVA.

    Quoi qu’il en soit, c’est toujours bon de recevoir des critiques, quelles qu’elles soient… cela fait avancer les choses.

    Mais à mon tour, acceptez que je vous dise, qu’à l’avenir, il faudrait justifier vos propos et peut-être même vous relire avant de publier ceci, qui pourrait nous porter préjudice.

    Musicalement

    Emmanuelle LIONET pour le groupe ANAÏD

  • Rudy

    Bonjour Emmanuelle

    Enfin, je trouve un peu de temps dans l’agenda surchargé de ma vie actuelle (et oui je ne suis qu’un chroniqueur bénévole donc j’ai d’autres priorités) pour répondre à votre commentaire qui a fait beaucoup de remous dans notre rédac. Nous avons tous été extrêmement surpris qu’un groupe que j’ai globalement encensé réagisse aussi négativement.

    En effet, heureusement que je ne rédige pas mes chroniques comme vous écrivez vos commentaires en ne retenant que le négatif. Je pense que quelques mots pour me remercier pour tout ce que j’ai écrit de positif auraient été de bon aloi.

    D’autre part, il est vraiment regrettable que vous fassiez preuve d’une susceptibilité exacerbée.

    En effet, quand je parle des balances à rallonge, il n’y avait rien de négatif mais bien au contraire l’impression que l’on nous avait mis l’eau à la bouche avant même le début du set, un sentiment fort agréable, vous en conviendrez.

    Egalement, le terme « intrus » était bien sûr à prendre au second degré tout comme celui de Club Dorothée que vous utilisez ou quand vous avez dit en live que votre bassiste savait même faire la vaisselle. Rien de désobligeant dans tout ça. L’humour fait partie de la vie.
    Evidemment que votre bassiste est à part entière intégré dans Anaïd, j’ai même écrit qu’il avait « assuré grave ». Ceci dit, je trouve aussi formidable que l’esprit de votre groupe se perpétue entre générations aussi c’est pour cela que j’ai insisté sur l’aspect familial dont vous devriez être très fiers et que vous devriez assumer comme tel.

    Merci d’avoir précisé que le titre n’était pas de Soft Machine mais comme vous avez évoqué ce groupe en Live, la confusion était possible, de même que la correction automatique des logiciels qui peut transformer un vibraphone en vibrato.
    D’ailleurs je trouve extrêmement désobligeant que vous m’incitiez à me relire alors que vous même avez laissé une faute de frappe et une autre d’accord dans votre commentaire comme quoi l’exigence bien ordonnée commence par soi-même.

    Enfin pour finir, nous avons tous estimé à la rédac de C&O que mon report très positif n’avait causé aucun préjudice à Anaïd bien au contraire.
    Pour ma part j’estime que vos commentaires vous causent plus de préjudices que ma prose car ils donnent une image assez agressive d’un groupe qui avait enchanté tout le Crescendo comme je l’avait bien retranscrit dans ma conclusion.

    Permettez moi de vous dire que vous êtes bien plus charmante et charmeuse au micro que la plume à la main.

    Musicalement
    Rudy Zotche pour la rédaction de C&O

  • Bon allez, puisqu’il est de bon ton de dire ce qui n’est pas exact dans la chronique, je le fais aussi… nan je rigole :p

    Un grand merci pour cette chronique qui reflète bien l’ambiance festive et éclectique de ces 3 jours fabuleux. On reparle souvent de cette expérience entre nous (Light Damage) en répétitions : la musique, le public, les bénévoles, les techniciens, les autres groupes… tout était parfait pour nous.

    Concernant la partie que tu écris sur LD, je suis très heureux de voir que malgré les conditions (le pire n’est pas nécessairement la pluie, mais l’alternance avec le soleil qui faisait se désaccorder nos instruments toutes les 2 minutes – humidité + chaleur n’étant pas du meilleur effet sur les instruments en bois :p ), tu as pu apprécier notre prestation. On y a mis tout notre coeur et toute notre énergie donc le fait de voir que nous avons tout de même convaincu un passionné comme toi nous satisfait au plus haut point. Surtout aussi de lire que les nouveaux titres ont subi le baptême du feu (ou de l’eau?) avec succès même si les feuillets de paroles de Nicho étaient détrempés…

    Petite précision toutefois sur l’équipe technique, je tiens à dire que pendant nos « soucis », ils ont fait un boulot formidable, même si cela ne s’est pas vu depuis le public. Nos effets et matériel sur le sol ont été couverts par des bâches de protection, les indications des ingé son de retour étaient parfaites, c’est par contre le « hardware » qui ne nous a pas aidé. Le circuit de retour qui saute (je n’entendais plus rien dans mes retours à partir du 3ème titre et mes collègues n’étaient pas vraiment mieux lotis que moi) ne se répare pas en 5 minutes pendant que le groupe joue, ils ont vraiment fait ce qu’ils ont pu et d’ailleurs, une fois le plateau débarrassé, ils ont bien réglé ce problème pour Flor De Loto.

    Mes deux gros coup de coeur de ce festival ont été Flor De Loto justement qui ont assuré grave et Seven Steps To The Green Door avec qui nous avions joué l’année dernière et qui ont franchi un pas extraordinaire en un an (Marek rules!).

    Je profite de ce commentaire pour remercier notre maison de disque Progressive Promotion Records qui sont venu nous soutenir et tenir notre merch et aussi pour tirer mon chapeau à certains fans qui ont affiché fièrement notre t-shirt au premier rang, qui ont décalé leurs vacances, qui ont fait un détour de plusieurs centaines de km sur leur retour de Bretagne ou qui ont pris l’avion de Bruxelles… ils se reconnaîtront tous, j’en suis certain.

    Bon c’est un long commentaire mais en tant qu’ancien chroniqueur moi aussi (Progressive Area – <3 Denis) je ne pouvais pas m'arrêter à 3 lignes.

    Lumineusement vôtre

    Fred

    • Rudy

      Salut Fred et merci pour ces lignes réconfortantes.
      Les impressions venues du public peuvent être différentes de celles vécues sur scène alors si ton ressenti est très positif envers l’équipe technique, je fais amende honorable car c’est effectivement toi qui détient la vérité.
      Nous sommes en phase pour les coups de coeur ce que j’apprécie tout particulièrement comme quoi mon report est loin d’être à côté de la plaque.
      Bravo aussi de féliciter ta maison de disque (pas dans l’air du temps ça lol) et tes fans car un groupe n’est rien sans eux (Marillion l’a très bien compris). Il faut les choyer et leur renvoyer l’ascenseur pour leurs sacrifices (mais est-ce vraiment sacrificiel pour eux ? Ils ne le vivent certainement pas comme ça 😉 ).
      Je me souviens d’un concert de Motley Crue au God of metal de Milan sous un déluge et devant des fans transis de froid (mais eux étaient bien à l’abri sur leur immense scène couverte). A la fin de ce show très éprouvant pour nous, MC s’est payé le luxe de faire attendre tout le monde pendant 10mn avant un rappel éclair d’un seul titre balancé à la va-vite, avec beaucoup de dédain envers leur fan-base (pas un mot réconfortant au micro). Lamentable!!!!
      Heureusement, Light Damage ne cultive absolument pas cet esprit et c’est très rafraîchissant. Long live Light Damage!!!!
      Amicalement

      Rudy

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