Earth – Angels Of Darkness, Demons Of Light

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Les pionniers du drone reviennent un an après le premier Angels Of Darkness, Demons Of Light. En fait, les 2 albums ont été enregistrés au même moment, en 2 semaines, avec le même line-up. Autant le dire tout de suite, je ne suis pas un spécialiste de ce genre musical et n’ayant pas écouté le premier du nom, je ne pourrais pas les comparer. La musique de Earth a cependant bien changé : le groupe était le chef de file du drone métal. Il n’est plus question de métal ou de grandes envolées telluriques ; ici, le calme règne du début à la fin. Earth tisse des paysages sonores par moment très cinématographiques dans des morceaux très longs, et va pouvoir se rapprocher du style d’une Jesse Sykes, par exemple, blues contemplatif sur « The Rakeshell », d’une folk minimaliste et mélancolique (« Sigil of Brass »), americana renouvelée façon Neil Young déstructuré, ou même de David Lynch et Angelo Badalamenti sur « A multiplicity of doors ». Mais le plus flagrant à l’écoute de cet album, et pour le profane que je suis, c’est la similitude avec le courant psychédélique des années 60 et au Velvet Underground notamment, sur « His teeth did brightly shine ». A plusieurs reprises, et sur tout l’album, la lenteur, la répétition des thèmes et l’hypnotisme ambiant nous entraine dans un trip à la fois hallucinogène et mystérieux. On se laisse emporter dans cet univers fascinant, sans limites, troublé par la force sombre qui émane de ces 5 morceaux, qui en quelques cordes, nous amènent très loin. Et lorsque le disque se termine, le voyage continue. Longtemps.

Fred Natuzzi (8/10)

 http://www.thronesanddominions.com/

 

Angels Of Darkness, Demons Of Light
Earth
2012
Southern Lord Recordings

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