Qui sommes nous ?

Philippe Vallin

RobbyFifiLe 26 juin 1978, une émission TV à débat et un film de science-fiction (Planète Interdite) font basculer la vie du petit Philippe Vallin, qui devient le temps d’une soirée à la fois mélomane et cinéphile. Hanté par les sonorités étranges et cosmiques du générique de « L’avenir du futur » (un court extrait de Rubycon de Tangerine Dream), l’intérêt de Philippe se portera en premier lieu sur les musiques électroniques et cinématiques, bref, toutes celles qui stimulent les papilles de l’imaginaire. Après un petit détour par le heavy metal dans sa prime adolescence (The Number Of The Beast d’Iron Maiden est une révélation !), il découvre avec ses amis de toujours les premiers Jean-Michel Jarre, mais surtout Vangelis, Klaus Schulze (une autre rencontre initiatique !), Brian Eno, Steve Roach, Robert Rich, David Sylvian, Jon Hassell, et toute une galaxie d’artistes qui l’embarquent dans des mondes sonores passionnants et inédits. Durant cette même période, Philippe fait ses premiers pas dans l’univers pop/rock, avec un intérêt tout particulier pour Frankie Goes To Hollywood (et l’ensemble des productions géniales signées Trevor Horn dans les 80’s), Pink Floyd (le concert à Versailles en 1988 est un choc !), Mike Oldfield, Marillion (une grande histoire d’amour !) et Yes (dont il achète en quelques jours la discographie intégrale après les avoir découverts sur scène à Bercy sous la formule « ABWH »). Ce n’est donc pas un hasard si Philippe Vallin débute en tant que chroniqueur dans le Koid’9, un fanzine dédié au rock progressif au sens large (il craque alors sur Porcupine Tree, Spock’s Beard, Dream Theater et consorts). Avide de découvertes musicales en tous genres, il collaborera également de manière plus épisodique à Traverses et Ethnotempos Magazine, avant de se décider à créer son propre blog Clair & Obscur pour une liberté de mouvement totale et une ligne édito à géométrie variable. Mais encore une fois, il s’agit là avant tout de passion partagée et d’amitié durable !

 

Fred Natuzzi

FredidounetA 13 ans, Fred Natuzzi revient de sa promenade chez ses parents avec l’album Foxtrot entre les mains, emprunté à la bibliothèque du coin. Assis par terre devant la chaine hifi, Fred est traumatisé par l’orgue de Tony Banks sur « Watcher Of The Skies ». Cette longue intro le tétanise. Tiraillé entre la pop des années 80 genre Pet Shop Boys et le rock progressif qu’il découvre alors, le jeune Fred poursuivra en grandissant son exploration d’une manière très éclectique, découvrant les dinosaures du prog (Genesis, Pink Floyd, Yes, Jethro Tull) et du rock en général (Neil Young, David Bowie), se projetant dans le « néo » de l’époque (Pendragon, Arena, IQ), mais en n’oubliant pas qu’une bonne mélodie vaut toujours 15 minutes de technique stérile. En 2001, il rencontre Philippe Vallin, et leur passion immodérée pour Marillion sera le point commun qui aidera à développer une amitié sans faille. Ensemble, ils contribuent au fanzine Koid’9, puis Fred rejoint l’équipe du site Antithétik. Grâce à ses rencontres variées, ses horizons musicaux se font plus vastes et augmentent peu à peu son spectre de recherche vers la folk et le rock atmosphérique. Après quelques années d’abstinence musicale, Philippe revient le solliciter, et ensemble, avec Jérémy Urbain, ils cofondent le site Clair & Obscur.

 

Jérémy Urbain (Jéré Mignon)

JérémignonTrentenaire passé et assumé, Jéjé a grandi en écoutant les standards piqués au cercle familial : The Who, Jimy Hendrix, Led Zeppelin, Dorothée et Julien Clerc. Suivront en toute logique une montée dans l’obscur avec la découverte du grunge, du noise-rock, du death, du black et autres joyeusetés (Once Upon The Cross de Deicide fut un choc, bien qu’il n’écoute plus le groupe depuis). Acheteur plus ou moins compulsif (mais pas trop… Euh, tu te fous pas un peu de notre gueule là ?) de disques et de vinyles en fonction des saisons immuables, Jérémy s’est toujours fait remarquer pour ses attirances pour le moins hors norme qui effraient encore ses petits camarades (un peu chochottes, avouons-le) qui complotent en secret une lobotomie prog d’un passé obscur. Cherchant à varier au maximum ses goûts et ses orientations musicales au défi de toute logique, Jérémy (appelé aussi  »créature immonde ») se veut aventurier : drone, field-recordings, free-jazz, noise, electro, entre autres échappées folk et hip-hop, mais toujours à tendances lourdes ou abstraites. Et si c’est poisseux en prime, c’est Byzance ! Il a un temps écrit pour le webzine Spirit Of Metal sous le pseudonyme de Svartolycka, se faisant ainsi la main sur la scène black et death metal, sludge et ambient. Une aventure qui prit fin en 2007 (s’il compte bien) pour rester en coma artistique jusqu’à l’ouverture de Clair & Obscur. Il a une sympathie toute particulière pour Neurosis, les Melvins, Cult Of Luna ou les Swans, en passant par Thomas Köner, Biosphere, Emperor, Mats Gustafsson, Autechre, Ulver ou encore Will Oldham et Dälek. En plus de ça, Jérémy est fan de grindcore, ce qui est assez rare pour le rendre d’autant plus fascinant (et non moins mignon). Il est enfin cinéphile, essaye d’écrire autre chose que des chroniques (ce qui n’est pas gagné) et il dessine un peu, comme un rappel des heures sombres de son cursus universitaire.

 

Lucas Biela

LucasPolonais de naissance et français d’adoption, Lucas Biela est fou de musiques en tous genres. Toujours à l’affût de sonorités et de groupes variés, il est ouvert à l’ensemble des styles, du moment que ce qu’il écoute est composé puis joué sincèrement et qu’une identité et une atmosphère particulière s’en dégagent. S’étant forgé une bonne culture en matière de rock/metal, classique et jazz, Lucas a prêté sa plume (en langue anglaise) dans un premier temps au site référentiel ProgArchives, avant de s’impliquer dans les webzines Lady Obscure et Prog Sphere. Enfin, Lucas a intégré l’équipe de Clair & Obscur, dont l’ouverture d’esprit lui donne carte blanche pour s’exprimer sur un éventail encore plus large de styles musicaux. Entre-temps, il est également sollicité pour préparer des playlists au profit de la radio rock ISKC, ce qui lui permet de diffuser des groupes peu exposés médiatiquement, mais aux qualités indéniables. Avec ses collaborateurs tous dévoués à la noble cause de la diversité musicale, Clair & Obscur lui donne l’opportunité non seulement de partager ses impressions sur des albums qui l’ont marqué, mais également de poser lui-même une oreille sur de nouveaux artistes et de les faire découvrir à son tour à des lecteurs passionnés. Parmi les groupes et artistes qui ont marqué Lucas, on peut citer pêle-mêle Obituary, King Crimson, Annihilator, Dave Weckl, Wojciech Kilar, Tangerine Dream, Jackie Mittoo, Steve Vai, et bien d’autres. Mais le chroniqueur est tellement éclectique dans ses goûts et centres d’intérêt musicaux qu’il faudrait presque changer cette liste chaque jour !

 

Frédéric Gerchambeau

Frédéric Gerchambeau avatarFrédéric Gerchambeau est un cas désespéré de grand écart polymusical. Mettez-lui les Beatles, les Rolling Stones, les Who, Pink Floyd, les Sex Pistols, Neu! ou Devo, il adorera. Branchez-le sur Tref, Garmarna, Hedningarna, Värttinä, Olla Vogala, Richard Shindell ou In Extremo, il connaîtra aussi. Idem pour Malicorne, Maluzerne, La Bamboche, Triumvirat, L’Ham de Foc ou Dead Can Dance. Ne parlons même pas de Mike Oldfield, Genesis, Yes, ELP ou encore Ange, Atoll et Loreena McKennitt. C’est aussi un grand amateur de polyphonies primitives du Moyen Age, de musiques baroques, de ragas indiens, de jazz-rock et de chants traditionnels de nos belles régions françaises. Vous l’avez compris, c’est un insatiable gourmand. Mais son truc à lui, c’est la musique électronique. Il a eu son premier synthé en 1977, a possédé un temps deux Yamaha SY77 en même temps pour ne jouer ensuite qu’avec un simple EMU Proteus 2000, vénère le logiciel québécois Plogue Bidule dont il est utilisateur passionné, et possède désormais un modulaire Eurorack d’une taille déjà fort respectable. Avec tout ceci, il a réalisé plusieurs albums, fait pas mal de petits concerts et même sorti un DVD. Il connaît donc évidemment à fond Kraftwerk, Tangerine Dream, Klaus Schulze, Vangelis, Tim Blake et autres Michael Hoenig, Michael Stearns, Larry Fast ou Isao Tomita. Last but not least, c’est un membre très actif de l’association nantaise PWM. Et si on lui coupe un jour l’électricité ? Il se mettra alors à taper sur son saron ou sur son demung, car il a également pratiqué pendant trois ans à la Cité de la Musique le gamelan javanais dont il a acquis certains des instruments…

 

Christophe Gigon

Christophe Gigon avatarAutomne 1989, le cousin de Christophe Gigon, Manu, arrive, depuis Besançon, pour travailler quelques jours en Suisse et logera au Locle, mère commune des montagnes neuchâteloises, berceau mondial de l’horlogerie. L’hôte bizontin transportait dans ses valises une cassette audio à la jaquette aux couleurs criardes. Christophe, adolescent d’une quinzaine d’années déjà passablement épris de musique, découvrait alors avec extase l’album Clutching At Straws de Marillion. Et au moment où naissait une véritable histoire d’amour musicale avec le groupe britannique, un nouveau chanteur arrivait et chassait le géant écossais si charismatique. Mauvais timing ? Que nenni. Cette découverte marque ainsi le début d’une nouvelle ère pour notre Helvète, aujourd’hui collectionneur de plusieurs milliers de disques. A ses heures, musicien, compositeur et également auteur, ses goûts éclectiques le font souvent revenir au rock progressif, source de ses premiers émois. Ainsi, même si Marillion, IQ, Pendragon, Ange, Yes et autres Genesis constituent le socle intangible sur lesquels viennent reposer d’autres découvertes majeures comme Alain Bashung, Arno ou autres Jean-Louis Murat, les oreilles sont toujours à l’affût de nouveautés alléchantes comme Shearwater, PYT ou d’autres inconnus qui ne demandent qu’à ne plus l’être. Christophe Gigon a également  travaillé pour le webzine français Progressia de 2007 à 2011. Il a aussi posé sa guitare « oldfieldienne » sur quelques titres du compositeur français Aeryal et jadis collaboré avec Pierre-Yves Theurillat, chanteur et parolier de feu Galaad. Après des études de philosophie qui l’ont amené à devenir professeur de français, Christophe n’a de cesse de vibrer pour la musique même si ses deux enfants, Aurélia et Tristan, lui permettent de sortir ponctuellement de sa caverne aux merveilles afin de se confronter, avec fracas parfois, à la « vraie » vie.

 

Jean-Michel Calvez

Jean-Michel Calvez AvatarVers 1976 au fin fond de sa Bretagne natale, Jean-Michel Calvez était un lycéen plutôt hermétique au rock… qui a dû ouvrir la « mauvaise porte » lorsqu’il est tombé sur un vinyle insolite portant le nom de Stratosfear, OVNI récemment descendu sur Terre et prêté par un pote de lycée. Cette révélation l’a conduit à suivre jusqu’au bout la piste Tangerine Dream, puis Klaus Schulze, Jean-Michel Jarre, Vangelis, Kraftwerk et quelques autres plus ou moins connus (pas si nombreux que ça, tout compte fait). Face à cette relative pénurie, il s’est assez logiquement rapproché du progressif, sans doute parce qu’on y retrouvait les mêmes claviers magiques appelés synthétiseurs (Wakeman, Tony Banks…) dont les sons lui avaient collé ce virus qui ne l’a jamais quitté. Après un autre pote de lycée qui l’avait devancé, il a fini par s’acheter un synthé avec son premier salaire, dans les années 80, avant tout pour bidouiller les sons vu que solfège et piano, c’était pas trop son truc. En revanche, la science-fiction l’avait aussi scotché ; normal, vu le lien assez explicite avec la musique cosmique. Et voilà qu’en 1992 il se met à écrire un trio de romans assez différents dont l’un (de science-fiction) sera publié en 1997. Depuis, il en a aligné pas mal d’autres, presque tous en science-fiction : environ une quinzaine de titres et une centaine de nouvelles en fantastique ou en SF, avant de toucher plus récemment à la traduction (SF ou technique). Et il est toujours fan de musiques électroniques, passant naturellement de la Berlin School historique (quasiment disparue du paysage entre-temps) à l’ambient (Steve Roach, Michael Stearns…), puis au dark ambient (via Raison d’Être et le label Cold Meat Industry), ce qui lui a ouvert bien d’autres pistes : drone, noise, un peu de gothique, musiques électroniques contemporaines, toutes aussi étranges et tordues que peuvent l’être certains scénarios de SF. Et toutes ces musiques, sans oublier le prog ou le jazz labellisé ECM (Rypdal, Oregon, Towner, Gismonti, Metheny, Tibbetts…), sont pour lui un véritable carburant (ou une sorte de paysage sonore ?) pendant qu’il lit ou écrit… c’est-à-dire presque tout le temps.

 

Dann ‘the djentle giant’

Dany Avatar1982, à l’ère du hair metal, des leggings léopard, des grosses moustaches et des guitares en V, naquit un petit bonhomme qui détestera toute sa vie durant la musique pop, le rock facile et les paroles de chanson cliché qui parlent d’amour ou de faire la teuf. Était-ce une ironique prédisposition que de naître à une pareille époque et de détester avec tant de ferveur la musique vide, le gros rock prétentieux, les « guitar heroes » et les « show-off » de la scène musicale ? Probablement. Pour cette raison, ce jeune Québécois qui a grandi dans la campagne et la nature (là où la diversité culturelle se rend plus difficilement), n’est réellement tombé dans le bain de la musique qu’en 1991, l’époque du révolutionnaire Nevermind de Nirvana. Le monde en fut alors bouleversé, le jeune Dany aussi. Âgé d’à peine 10 ans, notre ado s’habillait déjà avec des chandails délavés et trop grands pour lui, des blue-jeans troués et des espadrilles de marque Converse maculées de boue, guitare à la main, voix et révolte à la gorge. Musicien depuis plus de 20 ans, gravitant dans les divers styles allant du grunge au punk-rock, puis du black-metal à la folk (dans cet ordre), notre mélomane/intello/straight edge est inspiré par tout ce qui lui semble audacieux, hors sentier, d’une intense énergie et d’une intelligence peu commune autant dans les textes que dans la composition des chansons elles-mêmes. C’est pour cette raison qu’il a entrepris une Maîtrise en Histoire de l’art (un Master), afin de parfaire sa culture et lui faire découvrir des univers plus discrets, plus marginaux, plus créatifs. Son amour pour les sciences humaines, (la psychologie, l’anthropologie, l’histoire, la sociologie et les arts), le mènera à explorer ponctuellement le monde de la musique indépendante, des artistes moins connus et des styles mal-aimés. Notre mec tatoué de 113 kilos, baraqué comme un frigo, à l’air sévère mais pourtant très humain, se donne également à l’écriture et a constamment un bouquin devant le visage lorsqu’il ne s’agit pas d’un écran de télévision où défile un film d’auteur obscur. Comme quoi créativité et curiosité vont de pair. C’est avec avidité donc, que ce jeune homme dans la trentaine vous propose d’investiguer le monde de la musique et de partager avec vous le fruit de ses découvertes. Parce que, comme la culture, la musique n’a pas de frontières ni de limites dans ses possibilités, il convient donc de nommer quelques ambassadeurs pour parler en son nom. Et à ça, votre serviteur hypermoderne s’y engage avec plaisir et curiosité.

 

Henri Vaugrand

Henri Vaugrand AvatarC’est en pleine période glam-rock que les oreilles du jeune Henri s’ouvrent à la musique moderne, à contre-courant de la tradition familiale ancrée dans la chanson populaire française. L’excentricité des Slade, Sweet, Bowie, T-Rex et premiers Queen lui ouvre des chemins de découvertes éclectiques qui poseront dans son panier de cueillette les Wings (son premier concert au Pavillon de Paris), Uriah Heep, Deep Purple, Pink Floyd, Led Zeppelin, Yes, Ten Years After, et autres Ange… Gaucher, c’est sous influence qu’il adoptera la basse comme instrument et le chant comme moyen d’expression. De groupe en groupe, de projets avortés aux portes du studio en expériences scéniques intenses, il oscillera entre hard-rock, AOR et rock progressif, passant lentement de l’expression anglaise à la langue rabelaisienne. Sociologue de formation, l’emprise de l’école de Francfort ne fermera pas pour autant son goût pour les musiques populaires mais élargira son champ d’intérêt aux musiques classiques et contemporaines, et au jazz-rock rien que pour embêter ses mentors. Curieux et adepte d’expériences nouvelles, Henri commencera à s’adonner à la peinture, l’expressionnisme abstrait des Rothko, Pollock, Poliakov, Motherwell et de Kooning ouvrant des perspectives neuves sur sa perception philosophique de l’art, de la compréhension du monde et de la vie. Après de longues années d’ermitage musical consacrées à son doctorat, à l’écriture de livres, à l’édition de revues de recherche et à la contemplation mélancolique de sa propre existence, il renaît de ses cendres auditives sous l’influence notable du post-prog et singulièrement de Steven Wilson. En parallèle à de nouvelles activités mélodieuses et harmonieuses, Henri forge ses armes de chroniqueur au sein du webzine Neoprog avant de rejoindre Clair & Obscur et sa ligne éditoriale sinueuse, transversale et multiréférentielle.

 

Guillaume Beauvois

Guillaume Beauvois AvatarLe 15 août 1977, jour béni d’entre tous, Guillaume a vu la Lumière. Et comme il ne pouvait rester qu’un roi du rock sur Terre, Elvis s’en est allé le lendemain. Mais la révélation musicale fut longue à arriver. Enfant, après avoir suivi des cours de guitare classique, et participé à des animations de kermesses et de messes, le jeune Guillaume décide d’électriser ses goûts, et son instrument, et découvre Alice Cooper (avec Trash) et Iron Maiden (Somewhere In Time). En parallèle, il se forge une grande culture musicale à base de Gold, Images, Pacifique, et tous ces superbes groupes français du TOP 50. De cette période, il gardera un amour inaltérable pour les tubes imparables du plus aimé des Français, Jean-Jacques Goldman, ainsi qu’un certain penchant pour le kitsch et la musique assez facile, mais mélodique ! En 1991, ce fut la révolution à la maison. Les vinyles de comptines, de classiques et de chansons françaises à texte furent remisés pour laisser la place au CD, objet lumineux porteur de promesses de pureté. Et c’est avec Cadillac de Johnny Hallyday, Secret Island de Sandra (je vous avais prévenu pour le côté kitsch et facile!) et le Live à Leningrad de Malmsteen que Guillaume débuta une collection de disques tous plus éclectiques les uns que les autres. Après de nombreux errements gravitant autour de la musique électronique, dark ambient, indus, EBM, noise, et un abandon progressif de la guitare pour la composition sur ordinateur, il revint sur des territoires plus électriques mais aussi encore plus riches et variés avec la révélation divine ultime : Steven Wilson. Au fil des ans, sa Wilsonmania grandira et contaminera son entourage : l’apogée sera un pèlerinage en 2015 pour le Royal Albert Hall. Toujours à la recherche de LA composition musicale, celle qu’il n’obtiendra peut-être jamais, Guillaume s’engage alors dans le long chemin de croix de l’écoute de ses idoles et de leurs confrères et cherche à comprendre la clé de l’Harmonie. Une quête immense s’ouvre à lui, mais il retrousse les manches et, entre une montagne d’écoutes , quelques gratouillis sur le manche de sa guitare, et les joies de père de famille, il écrit quelques mots pour Clair & Obscur pour tenter d’immortaliser ses découvertes.

 

Pascal Bouquillard

Pascal AvatarMême si Pascal a poursuivi des études musicales classiques à « l’Ecole Normale de Musique de Paris », il a toujours été attiré par toute sorte de styles. A la fin des années 80, il se produit pendant plusieurs années en Europe et dans les pays francophones au sein du « Trio Français de Guitare » dont il est le cofondateur et  qui s’est spécialisé dans des retranscriptions d’œuvres de compositeurs du début du 20ème siècle. Il obtient ensuite une bourse dans le cadre de la « Maîtrise de Musique Baroque de Versailles » ou il tient le pupitre de Ténor et où il est initié à la direction d’orchestre. Dans les années 90 il cofonde le groupe de Rock Progressif « Saens » au sein duquel il est chanteur, bassiste et guitariste acoustique et avec lequel il produit 3 albums : Les Regrets d’Isidore D. distribué par le label Italien Mellow Records, Escaping From The Hands Of God et Prophet In A Statistical World pour le compte du label Britannique Cyclops. En 1997, il dirige ensuite l’Opéra de Benjamin Britten » L’arche de Noé » qui est représenté 3 fois : au Théâtre de Poissy, dans la Cathédrale Saint Louis de Versailles et à l’Eglise Saint Augustin, à Paris. La même année, il est  invité à diriger quelques musiciens de l’Orchestre National de France au Théâtre des Champs Elysées, à l’occasion de l’anniversaire des 70 ans de Mstislav Rostropovitch. Il déménage ensuite aux USA où il intègre un groupe de country music Forty Mile Detour avant de rejoindre Groove Craft, aux couleurs plus Funky/ Soul. Il a également ouvert une chaine Youtube sur laquelle il poste des transcriptions pour guitare classique et chant de ses morceaux de rock progressif préférés : « Cinema Show », « Supper’s Ready »,  » Le Sage », « Back In NYC », « Blood On The Rooftops », « Hoping Love Will Last »,  » Inside And Out » et quelques pièces d’Anthony Phillips. Son prochain projet musical sera  de jouer ces pièces en « live ».

 

Rudy Zotche

avatar zotcheJuin 1970, j’ai 12 ans et je baigne dans les niaiseries de la variété yéyé française depuis mon enfance, quand mon frère aîné arrive à la maison avec sous le bras le In Rock de Deep Purple. Et c’est le choc thermonucléaire dans ma tête. J’hallucine (sans produits non autorisés) littéralement à l’écoute du « Flight Of The Rat » sous les coups de boutoir de la performance de Ian Paice. A ce jour, je n’ai toujours pas compris pourquoi Deep Purple n’a jamais mis en avant ce morceau incroyable. Avec mes frangins, nous hurlons comme des loups à se péter les cordes vocales sur « Child In Time ». Le diable est en moi : je serai hard rocker ou rien. Led Zep 1 et 2, Ten years after, Black Sabbath et …. Variations (groupe français sympa des 70’s) enfoncent la porte entr’ouverte. Août 1977, un pote me prête son vinyl Meddle de Pink Floyd, après une discussion enflammée lors de laquelle j’affirme que cette musique de drogués avec un batteur léthargique est nulle. Et pourtant, c’est le tsunami cette fois ci qui m’emporte vers les sphères progressives, et outre le flamand rose, Genesis, Yes, Manfred Mann, Kansas viennent enrichir mon espace musical. Par la suite, mes centres d’intérêt ont navigué parfois avec une touche honteuse vers le pop-rock (ELO, Elton John, Fleetwood Mac, Phil Collins) allant même jusqu’à sombrer comme tant d’autres dans la vague disco (la faute à mon goût très prononcé pour les sections rythmiques). Bon, j’assume désormais totalement mon côté « pop » (pas le disco !) que je peux retrouver avec délices dans le neo-prog, avec des groupes comme IQ, Marillion, A.C.T. ou Circus Maximus. Le 3ème choc intervient en 2000 où, après avoir lu les propos dithyrambiques du magazine Rock hard sur Dream Theater, je me retrouve avec Scenes From A Memory entre les pattes, et j’explose littéralement devant l’agressivité phénoménale de la wahwah de Petrucci sur “Home”. La jonction est faite entre le hard, la pop, le prog et le metal. En 2005, je franchi un palier supplémentaire en intégrant l’équipe de chroniqueurs des Accros du metal, qui m’oblige à m’ouvrir sur tous les styles de metal (trash, grind, death, brutal etc… Il faut tout essayer dans la vie) mais rien n’y fait, je reste hard, pop, prog par goût. Lassé par 5 années besogneuses avec plus de 600 chroniques au compteur et devenu esseulé dans l’équipe, je lâche l’affaire « les accros » en 2009. Les rencontres humaines enrichissantes des festivals me font entrer en contact avec C&O, et c’est sur la pointe des pieds que je reprends goût à écrire sur la musique que j’aime. N’ayant pas de prédisposition pour cela, je ne suis pas zikos (à part jouer au Air Guitar Hero !) même si j’ai toujours focalisé sur la batterie. Donc les chroniques “hyper techniques”, ça n’est pas pour moi. Par contre, je crois pouvoir vous faire passer toutes les émotions que la zike suscite en moi … et dieu (satan ?) sait qu’il y en a.

 

Ont collaboré à Clair & Obscur ou y participent encore ponctuellement : Philippe Arnaud, Delphine BouanSébastien BuretBruno Dassy, Olivier Dominicile sergent Gatien, Philippe Gnagna, Boris LelongNad Gotti Lucas, Rodolphe LambertDavid Malin, Mario MicalettiDenis Perrot, Bertrand PourcheronEric SalesseDaniel Sebon, Pascal Sain Olivier Belin.