The Enid : le retour majestueux d’une formation incontournable

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THE ENID…

Ce groupe progressif culte, inégalé car inégalable, qui roule sa bosse depuis plus de 35 ans a, en pleine explosion punk, offert à un public britannique médusé deux chefs d’œuvre, publiés respectivement en 1977 et 1978 : « In The Region Of The Summer Stars » et « Aerie, Faerie, Nonsense« .

Aerie

Tous deux, réédités aujourd’hui par Operation Seraphim (le label maison du gang) après nettoyage des bandes originelles d’EMI, sont luxueusement présentés et offrent un mélange vertigineux de progressif à la Steve Hackett époque « Voyage Of The Acolyte » (les guitares lyriques à souhait de Stephen Steward et Francis Lickerish), de séquences planantes et cinématographiques à la Vangelis et de musique classique à la Chopin, Rachmaninov ou Wagner (instrumentiste émérite, le leader du combo Robert John Godfrey alterne séquences pianistiques d’une rare subtilité et grandes envolées symphoniques à tel point qu’on croirait entendre un orchestre !).

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Après moult péripéties, la formation revient sur le devant de la scène en 2012, avec « Journey’s End« , album de la renaissance qui pose des jalons très prometteurs et voit le groupe se renouveler encore et toujours avec des parties vocales évoquant les fastes du grand Freddy Mercury. Son nouveau line up comprend Max Read au chant et à la guitare, le fidèle Dave Storey à la batterie et aux percussions, Jason Ducker à la guitare, l’androgyne Joe Payne au chant, Nic Willes à la basse et le maître de cérémonie Robert John Godfrey, âgé de 68 ans, aux claviers tout bonnement miraculeux.

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Suit dans la foulée le sublime double live à Birmingham, enregistré avec orchestre symphonique et chœurs, sur lequel le combo reprend l’intégralité de « In The Region Of The Summer Stars », de « Journey’s End » et « Mockingbird » de Barclay James Harvest (dont Robert Godfrey fut l’arrangeur symphonique sur leur quatre premiers albums publiés sur EMI). Strictement indispensable à toute discographie qui se respecte !

Puis sortent trois compilations baptisées « Arise And Shine » qui voient la bande à RJ Godfrey reprendre d’anciens morceaux, transcendés par l’organe sublime de Joe Payne. Une bonne manière de (re) découvrir le back catalogue de ces ténors du rock classico symphonique !

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« Invicta » (lire notre chronique ici), la nouvelle œuvre du combo, est un véritable aboutissement, sublime messe païenne aux accents d’éternité entre envolés orchestrales, passages subtilement décalés et merveilles intimistes. Qu’on se le dise : c’est un chef d’œuvre et dans le genre fusion classique et rock, il n’y a guère que les hongrois d’After Crying pour prétendre rivaliser avec eux. Et encore, ils ont du chemin à parcourir…

Bertrand Pourcheron

PS : Operation Seraphim réédite aussi le mythique album solo de RJG « The Fall Of Hyperion« , publié en 1972 sur le label mythique Charisma et épuisé durant des lustres sauf au Japon. Une bonne opportunité de réviser ses classiques !

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Pour se procurer les disques de The Enid :

http://www.theenid.co.uk/

http://www.musearecords.com/boutique/francais/

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