Retour sur le Raismes Fest 2016

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Même pas peur ! Malgré les trop nombreux commentaires négatifs envers mon Live report du Crescendo, je remets ça pour le Raismes Fest 2016. Faut croire que je suis un peu maso sur les bords. Un peu d’histoire pour commencer. Ce festoch à taille humaine est le plus convivial que je connaisse, mais aussi celui auquel j’assiste pratiquement tous les ans depuis 2004 avec tous les excellents souvenirs qu’il m’a procuré. Je dois dire que celui-ci renaît petit à petit de ses cendres après une annulation en 2011, faute de moyens qui a bien faillit en sonner le glas. C’eut été fort dommage pour une équipe de passionnés qui a notamment réussi à faire venir par le passé des pointures internationales comme Angra, Saxon, Therion, Anathema, Epica, Glenn Hughes, j’en passe et des meilleures.

Certes, sa formule a été réduite à une journée et demie au lieu de 2 jours complets auparavant. Si les scènes « Mainstage » et « Découverte » sont toujours présentes, seule la petite scène « Découverte » est utilisée le vendredi soir par économie de moyens, ce qui est parfois préjudiciable à certaines pointures comme Freak Kitchen l’année dernière. D’ailleurs, le cru de 2015 m’avait un peu laissé sur ma faim car d’un niveau très inégal selon les groupes, mais aussi à cause de problèmes techniques et sonores un peu trop fréquents tout au long de l’événement. Mais quand on sait d’où revient l’équipe d’organisation, je me devais d’être tolérant et de considérer qu’elle était en train de regagner petit à petit le chemin perdu.

L’affiche de cette année était plus alléchante bien que, comme d’habitude, je n’avais pas pris la peine d’écouter au préalable sur le Net les groupes que je ne connais pas, car ce que j’aime par-dessus tout c’est de me faire botter le cul par surprise ! C’est comme pour Noël : que le cadeau plaise ou pas, l’important c’est l’effet de surprise pour donner de l’émotion. J’ai donc repris la route de Raismes en espérant que ces passionnés joueront leur rôle de Père Noël même si en définitive, on ne peut pas vraiment parler de cadeau. Afin de cautionner leur travail, je ne leur avais pas demandé de Pass presse, ayant choisi de payer ma place comme tout le monde.

Premier truc sympa, le Raismes Fest s’est associé avec le CAPEP d’Anzin, une structure qui propose aux jeunes en situation de décrochage social de se remettre dans le bain en participant à des projets créatifs. Ainsi le rond-point d’accès et le portail du fest sont joliment décorés d’une guitare et d’un ampli géants fabriqués à partir de matériaux de récupération par ces jeunes en difficulté. Tout ceci me sera présenté par le jeune Jordan, un p’tit gars fort sympathique et bien dans sa tête qui me tiendra un sacré discours sur la diversité et un exposé contre le racisme plein de justesse auquel je ne m’attendais vraiment pas de la part d’un garçon en difficulté. Nul doute qu’avec une mentalité pareille, il s’en sortira dans la vie.

À peine devant l’entrée du Parc du Château de la princesse d’Arenberg, on sent que l’on est au pays des ch’tis, car les petites blagues entre inconnus fusent comme si tout le monde se connaissait depuis des lustres, y compris et surtout avec l’équipe d’organisation, les exposants et autres cultissimes baraques à frites. Quand je vous disais que la convivialité est le maître mot de ce festoch !

Le RaismesFest a conservé cette volonté d’alternance entre des groupes ayant pignon sur rue et d’autres, souvent locaux, qui cherchent à se faire connaître. Parfois la comparaison est un peu difficile, mais c’est tout à l’honneur de l’organisation de donner sa chance à de jeunes groupes. Spiritual Driver  fait partie de ces derniers et n’est pas gâté par la sono en « mode » réglage avec une guitare que l’on n’entend pratiquement pas, couverte par une désagréable vibration que l’on entend même lorsque les zikos ont terminé le premier morceau. Heureusement, il ne s’agit que d’une mise en route, car cela s’arrange dès le second titre puis tout au long du fest. Le son sera excellent sur les deux scènes, un très bon point pour les techniciens. SD nous propose un trash énervé avec un chanteur qui manifestement se cale dans les roues d’un James Hetfield. Beaucoup de bonne volonté, mais avec des schémas très basiques et classiques. Cette volonté de donner la banane, on la retrouve plutôt avec le hard blues rock bien rocailleux de  Sam Willcox  dont le gratteux possède une crinière à faire pâlir de jalousie un lion. Les titres font taper du pied avec quelques covers du côté de ZZ Top et consorts.

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Après ces entrées en matière plutôt gentillettes, Birth Of Joy débarque et sans prévenir nous assène le premier coup de massue de ce festival. Déjà, la composition du groupe n’est pas banale avec un chanteur/guitariste, un batteur et un … claviériste. Exit le bassiste ! Alors je me dis qu’il vont jouer avec des samplers de basse, pfffff… Que nenni messire ! C’est le début du mega show de Gertjan Gutman, le claviériste fou. Ce mec assure en même temps la basse de la main gauche et les soli à la sauce hammond de la main droite. Je suis sidéré de constater à quel point c’est lui qui mène le trio batave sur des rythmes endiablés entrecoupés d’impros lors desquelles le groupe n’est jamais en perdition.  Je retiendrai un passage envoutant qui m’a beaucoup rappelé toute la partie instrumentale du « Space Truckin’ » de Deep Purple version Made In Japan.

Bien sûr, ceci ne fonctionne que parce qu’il est entouré de deux protagonistes aussi inspirés que lui avec Kevin Stunnenberg beaucoup plus en évidence par son chant que par son jeu de guitare et le batteur Bob Hogenelst qui nous gratifiera en fin de set d’un solo démentiel. Les compos de rock psyché proposent une sorte de Doors du XXIe siècle dans lequel ça serait Ray Manzarek la star et non Jim Morrison. Les attitudes possédées de Gertjan, allongé pratiquement pendant tout le show sur ses claviers, donnent l’impression qu’il est en transe et qu’il se prépare une sacré scoliose pour ses vieux jours!

Le show se termine en apothéose sur un dernier morceau à tiroirs dont la rythmique décalée l’amène sur les rivages d’un prog psyché jouissif. Quand je vous disais qu’il n’y a rien de tel que de se faire botter le cul quand on ne s’y attendait pas !

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C’est déjà l’heure de clore cette demie journée et la barre a été mise très haute pour Zodiac qui officie en terrain connu, lui qui était déjà présent au Raismes Fest, il y a 2 ans.
Rien à dire de négatif sur le quatuor teuton qui propose un hard rock en béton s’appuyant sur une solide rythmique. Les morceaux s’enchaînent puissamment et le groupe apparaît très motivé de faire honneur à sa position en haut de l’affiche de ce vendredi. Oui, mais voilà, s’il y a une grande dépense d’énergie, il manque ce grain de folie qui aurait pu faire concurrence à leur prédécesseur. Leur son est certes plus moderne, mais parfois, un sentiment d’uniformité s’installe. Leur set se termine cependant par un titre beaucoup plus ambitieux dans sa construction comprenant même un break fusion à la Rage Against The Machine qui donne un peu plus de couleur à leur prestation.

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C’est samedi et le soleil est toujours présent et éclatant lorsqu’Iron Bastard inaugure la Main stage. Je me dis que celle-ci apparaîtra sans doute bien grande pour le jeune trio strasbourgeois, mais celui-ci déroule sans complexes son fast R&R à la Motorhead. Leur son est puissant et du coup le chant est un peu écrasé. Les deux gratteux sont câblés électriquement à l’ancienne et malgré un problème de jack à la basse (ils ne seront pas les seuls), leur set ponctué de soli agressifs lance parfaitement cette seconde journée.

C’est le début de l’alternance main stage/scène découverte avec donc zéro temps mort musical pendant cette seconde journée. L’occasion aussi pour moi de saluer l’excellent travail de présentation de l’aboyeur de service qui annonce chaque groupe de façon très documentée et avec un punch qui donne vraiment envie. Radical Suckers balance alors 30 minutes d’un speed rock mâtiné d’hardcore très énergique, mais sans grand génie.

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Retour sur la main stage pour accueillir les jeunes espagnols d’Electric Alley. Les habitués du RF connaissent surtout les ibériques d’Eldorado venus déjà deux fois mais qui m’ont toujours laissé un peu sur ma faim, surtout l’année dernière. Par contre, j’accroche d’entrée au hard rock des quatre de Cadix. Celui-ci rappelle beaucoup The Black Crowes avec toutefois un chant plus clair et mélodique de la part de Jaime Moreno. Ils n‘ont qu’un seul CD au compteur, Get Electrified !, mais qui tient ses promesses car le pit est très vite effectivement électrisé. Les compos sont malgré tout très variées et équilibrées avec une petite propension pour les mid-tempi bien appuyés.

Overdrivers tente de nous délivrer un ersatz d’AC/DC sans prétention mais qui fait bien taper du pied. Son gratteux nous gratifie d’une petite facétie en traversant le public pour grimper sur la table de mixage pendant son solo. Place à The New Roses dont je ne sais pas si le nom a été choisi en hommage à Guns ‘n Roses mais dont le hard sleazy en rappelle certains aspects. Ils sont sympas ces mecs qui félicitent pendant leur show Electric Alley passés avant eux et qui ont impressionné. Cependant, un peu comme pour Zodiac hier, TNR, avec une grande expérience du Live, a un peu de mal à s’élever au niveau des jeunes espagnols. Le revers de la médaille, quand on a beaucoup d’expérience sur scène, c’est de risquer de chopper le syndrome du pilotage automatique et il m’a semblé l’avoir remarqué à certains moments.

Les sympathiques et très jeunes lorrains de Drenalize apportent leur lot de fraîcheur avec leurs compos oscillant entre sleaze et hard FM, mais il devient difficile à la scène Découverte de supporter la comparaison avec la Main Stage d’où une certaine désertion du public après chaque concert sur cette dernière. On y retrouve Inglorious avec un classic rock vintage sévèrement burné. Le combo n’a que 2 ans d’âge, mais a beaucoup d’assurance. Son frontman, Nathan James, possède une voix très puissante avec une grande présence scénique, pour ne pas dire grosse car il accuse pas mal de kilos en plus par rapport à la photo du flyer. Il est régulièrement appuyé aux chœurs par ses quatre compères. Nathan montre toutefois ses limites sur la cover « Lay Down Slay Dowm » de Deep Purple. N’est pas Glenn Hughes qui veut !

Une mention spéciale est à décerner à la section rythmique. Le bassiste  Colin Parkinson porte bien son nom, lui qui ne tient pas en place. C’est surtout le batteur gaucher Phil Beaver qui m’a épaté avec un jeu de batterie étourdissant, riche, varié et très visuel notamment dans l’utilisation de ses cymbales. Intox ou vérité ? Les britanniques  nous balancent en fin de set un blues qu’ils nous affirment avoir composé 1h30 avant le show !!!! Un bien bon set que l’on ne voit pas passer.

Difficile d’ingurgiter après cela le Metal progressif trop prévisible d’Inepsys qui d’ailleurs ne fait pas vraiment recette. Ils sont très attendus avec leur nouveau chanteur Rasmus Anderson, je veux parler de Diamond Head. Pourtant leur début de show est poussif. Le groupe apparaît motivé et leur frontman est très expressif, mais son chant manque de ce poil d’agressivité qui conviendrait à leur zike. Va falloir qu’il descende quelques bouteilles de whisky lui. Et puis, même si les riffs et les refrains sont plutôt accrocheurs, il faut toutefois avouer que le véritable moment où l’on se sent proche de la transe n’intervient que lors de l’ultime et imparable « Am I Evil ? » mis en pleine lumière par Metallica. Alors on se dit : Pourquoi n’ont-il pas plus de morceaux de ce calibre ?

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Le temps pour Malemort de redonner un peu de peps à la scène Découverte avec un metal moderne chanté en français, Myrath s’installe sur la MS. Ils sont très attendus car ils avaient été contraints de déclarer forfait il y a 2 ans pour des sombres problèmes de visa. Et oui, quand on est tunisiens, toutes les portes ne s’ouvrent pas facilement. Je les avais découverts au PPM il y a 2 ans et j’avais été scotché. Cette fois-ci donc, pas d’effet de surprise et pourtant la mega claque dans la tronche est au rendez-vous. Ça fait du bien aussi quand on attend beaucoup d’un groupe et qu’on l’obtient. Pourtant, le premier titre introduit par la superbe danseuse tribale Youna, souffre très vite des problèmes de jack de la basse d’Anis Jouini heureusement réglés en fin de titre. Mais il en faut beaucoup plus pour éroder la motivation du combo. En particulier, le magnifique chanteur Zaher Zorgati, superbement épaulé vocalement par son claviériste qui a décidé de sortir le grand jeu. Il arpente sans arrêt la scène avec un sourire perpétuel et multiplie ses interventions en français auprès du public. Il est visiblement très ému de pouvoir enfin venir jouer au Raismes Fest : « nous avons traversé la mer pour venir ici ! ». Il le dit et le répète à de nombreuses reprises au point d’en chercher ses mots, submergé qu’il est par l’émotion au moment de chanter « Beyond The Star », les yeux levés au ciel.

« Ici, ça n’est pas un Fest de gros moyens mais un Fest de gros cœur !», voilà une phrase qui fait mouche auprès des festivaliers et de l’orga. Le metal progressif oriental du groupe a ceci de rare en ce sens qu’il est hyper technique, mais aussi extrêmement mélodique. Nous avons tous la chair de poule de bonheur et ceux qui découvrent Myrath à cette occasion hallucinent complètement. Ce groupe possède également le talent très rare des refrains accrocheurs et lumineux. Du coup, l’ambiance grimpe littéralement en flèche avec, ça n’est pas un hasard, l’apparition des premiers slams et pogo. Le son est excellent et les musiciens sont d’une habileté diabolique. « Nous vous avons apporté le soleil et le sable du Sahara » annonce le sympathique Zoher au moment de lancer le dantesque « Tales Of The Sand ». Il finit le concert emporté de force  par les bras de son claviériste, incapable qu’il était de se résoudre à quitter ce public qu’il avait largement enchanté.

Cher lecteur, tu l’as compris, Myrath est le coup de cœur de ce Raismes Fest 2016 avec ce côté infiniment humain et fragile qu’il a distillé tout au long de sa prestation. Après cela, il est très difficile de tendre une oreille vers Pleasure Addiction qui clôt la scène découverte avec un glam rock franchouillard cependant pas mièvre mais dont l’accent français du chanteur nuit à l’ambiance US de leur zike.

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Dans le genre « grosse pointure », The Answer se pose là, après une première apparition au RF en 2012. Certes le propos est beaucoup plus classique que celui de Myrath, pour autant les irlandais relèvent avec bonheur le défi de passer après un show pareil. Cormac Neeson est une sorte de Robert Plant rajeuni, physiquement mais aussi vocalement. Il est super motivé le mec, même lorsqu’il nous avoue avoir été très en colère contre les français après leur victoire lors de l’Euro contre l’Eire. Il nous assure qu’il ne nous en veut pas et le prouve en entraînant son groupe dans un show hyper groovy lors duquel chaque titre est l’occasion de remuer du popotin. Les soli de Paul Mahon, son guitariste, sont ciselés et ses riffs n’engendrent pas la monotonie, loin s’en faut. Cormac nous fait part d’une question philosophique dont il attend de notre part « ze answer » : « Is Leffe a good beer ? ». Dans une région où les excellents bières foisonnent, la Leffe a du mal à rivaliser dans les réponses qui lui sont faites. Leur premier album, le bien nommé Rise est largement mis à l’honneur pour son dixième anniversaire avec en particulier un « Under The sky » rocky à souhait. The Answer ne faillit donc pas à sa solide réputation dans ce RF qui a enclenché la surmultipliée à partir de Myrath.

Il est temps pour l’orga de présenter toute l’équipe sur scène dans laquelle se sont incrustés les trois trublions d’Iron Bastard au point de prendre le micro pour se confondre en félicitations et même de provoquer une fausse rivalité ch’tis/alsaciens pour faire monter la température. Réellement très sympa tout ça.

Et oui, c’est avec curiosité que j’attends la prestation de Mother’s Finest. Voilà un groupe US qui a 40 ans d’existence avec très peu de changement de line-up et pourtant je ne les connais pas. Ils sont 6 dont 5 blacks et un blanc (le gratteux) : cherchez l’intrus (ah j’oubliais que ce mot est à bannir de mon vocabulaire dixit Anaïd lol). Qui a dit que le hard était une zike de blanc ? Bon, il est vrai que là, on a affaire à une fusion Hard/Funk /Soul. Le programme du RF parle de Tina Turner qui jammerait avec Deep Purple et c’est … vrai !
Mother’s Finest joue avec bonheur sur ces associations contre nature avec une chanteuse et un chanteur qui se partagent le micro au fil du set.

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Joyce Kennedy, si elle se montre chaleureuse avec le public, a beaucoup de caractère dans sa façon agressive de réclamer de monter les retours sur scène au début du show ou en chantant poétiquement « You’re gonna suck me all night long ». C’est un groove différent de celui des groupes de hard rock classiques et il est vraiment étonnant d’entendre ces chants très funkies sur des riffs d’airain et avec un batteur qui cogne comme un bucheron.
Joyce assure le chant solo des premiers morceaux puis c’est le tour de Glenn Murdock d’en enchaîner plusieurs avant que Joyce ne revienne en fin de show comme si les deux s’entendaient comme larrons en foire pour se partager le gâteau du chant.

Pour le côté hard, Gary « Moses Mo » Moore s’amuse comme un petit fou à délivrer des soli rutilants dont les notes pleuvent torrentiellement sur la scène tout en sautillant partout comme un possédé. Le public est largement sollicité comme sur « Give Me All The love » un de leur classique. Le groupe ose même coller des lyrics Funk sur « Custard Pie » de Led Zeppelin en renforçant incroyablement le groove de cette chanson qui en est déjà largement pourvue dans sa version classique : réellement très étonnant.

Les rappels sont ponctués d’une épatante cover de  « Somebody To love » de Jefferson Airplanes. Ce show me laisse sans voix tellement il est original mais visuel et super entraînant. Je trouve épatant qu’un Festival « avec des petits moyens » puisse proposer une progression pareille dans la qualité et l’éclectisme au fil des groupes qui passent pour finir par une telle apothéose. À ce sujet, je n’ai pas compris pourquoi tant de festivaliers sont partis avant la fin de Mother’s Finest, prêts à squizzer un show pareil pour ne pas rentrer trop tard chez eux ! Voulaient ils éviter les bouchons pffff ?

2016 est ainsi un excellent cru pour le Raismes Fest qui est en train de réussir le pari de renaître de ses cendres et il faut absolument que ces petits festivals à taille humaine proposant du hard rock, mais pas que, s’épanouissent et survivent aux rouleaux compresseurs de l’industrie musicale actuelle.

Long Live Raismes Fest

Rudy Zotche

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