PyT et ses chevaliers : de Galaad en quête du Graal…

PyT Live

PyT et ses chevaliers : de Galaad en quête du Graal à la maturité apaisée du troubadour fou d’amour

Cette année, le printemps sera mélodique. C’est en effet à la fin du mois de mai, en même temps que les hirondelles, que la galette de Pyt (Pierre-Yves Theurillat) sera cachée dans vos nids douillets, si vous avez la chance de côtoyer des amis mélomanes qui savent offrir ce qui fait plaisir. A l’occasion de la sortie attendue de ce deuxième album en solo (plutôt en duo, avec le compositeur et multi-instrumentiste Sébastien Froidevaux, ancien ménestrel de Galaad), Clair & Obscur vous propose une discographie commentée du chanteur-parolier afin de vous mieux préparer à « Mon Grand Amer ». Avant un long entretien avec l’artiste à paraître prochainement. Lumières sur le passé afin de mieux appréhender la suite.

Galaad – Premier Février (Musea 1992)

Galaad 1er févrierQu’il est difficile de juger ce disque sans le comparer au suivant, le parfait « Vae Victis », qui paraîtra trois ans plus tard. Pourtant, ce sont bien les fragilités et les faiblesses de ce coup d’essai qui en constituent probablement les plus beaux atouts (atours). Nostalgie formatrice et création visionnaire vont parfois de pair. Reprenons les faits. Dans le Jura suisse, des adolescents fous fondus de Genesis, Ange et Marillion (fait déjà pas si banal en cette fin des années 80 où tous les jeunes « branchés » ne jurent alors que par Midnight Oil, INXS et les – déjà – usants U2) décident de former un groupe pour jouer ce rock progressif déjà totalement passé de mode à l’orée des nineties. Comme si cela ne suffisait pas, le chanteur et parolier au nom ésotérique (PiWhy ?), décide de s’exprimer dans la langue de Molière. Dans la langue de Michaux serait mieux dire, tant les textes hermétiques mais puissamment évocateurs de Pierre-Yves Theurillat (PyT) ne ressemblent à rien de ce que l’on pouvait alors découvrir dans les livrets des disques compacts de l’époque, à l’exception notable toutefois des productions non moins commerciales de la bande à Christian Décamps. Il est vrai qu’introduire un album par des vers aussi éloquents que « Cité blasée au corps rouillant, vous m’avez créé lors de mes vingt ans, entre un immeuble et un printemps. Entre un silence et une poubelle, je naquis donc sans décibels, personne pour se taire, j’en dégénère… » (« Janus »), ou « Conifères asphaltés, sapins-excréments, une larme invivable ne sèche pas, il y a comme une odeur qu’on ne répare pas, il y a comme une erreur qu’on n’efface pas. » (« Le Mendiant ») et, pour la bonne bouche, « J’ai vérifié aujourd’hui, m’arrachant le prépuce, que la douleur dupliquée était celle de Janus, mais qui bon sang ? Janus est mon dieu. Est-ce moi ?, bordel ! Janus est mon nom. » (« Blasphèmes »), c’était plutôt culotté.

En plus de l’opacité du discours, ce qui va, de suite, choquer l’auditeur, sera cette voix démoniaque, passant sans vergogne des graves les plus sensuels aux aigus parfois crispants. Le tout servi par une musique épileptique, sautant sans cesse du coq (en pâte) à l’âne (qui n’a pas soif), faisant ainsi passer le mélomane averti par tous les états émotionnels possibles, sans jamais le prendre par la main. Dans ce feu libre d’idées et de notes, nul cadre ne vient jamais empêcher les embryons mélodiques (et souvent sporadiques) de passer leur chemin, avant de filer aussi vite qu’ils sont apparus, par toutes les portes dérobées laissées vacantes par la force ingénue de cette musique hormonale et pourtant si transcendante.

Galaad Band 92 ou 93

L’avocat du diable clamera, avec raison, que certains passages rendent un hommage par trop appuyé aux formations qui les auront manifestement générés. Ainsi, tous les défauts partiels de ce coup de force évitent également le piège d’une trop grande maîtrise du tout. L’indifférence ne saurait être de mise face à ce volcan syncrétique et si attachant. On n’adhère ou on abhorre. Pas de place pour les si tièdes « C’est pas mal », habituellement dévolus au dernier Souchon. Mais ce ne serait pas faire honneur à « Premier Février » (date à laquelle les jeunes musiciens ont dû se rendre sous les drapeaux helvétiques !) que de se satisfaire des aspects les plus rugueux et « adolescents » de l’opus.

Ce qui a transformé cette « pièce de jeunesse » en pierre angulaire du rock progressif francophone reste la charge émotionnelle, à la densité maximale, de certains textes (« Votre Mère » et « Sablière »). Ces vers incarnés, hurlés et déchirés ne sauraient laisser de marbre la partie la plus organique de nous-mêmes. Une musique pour le corps et l’esprit, une musique pour le cœur et les tripes. Une musique vivante et insaisissable, perfectible et évolutive. Comme la vie. Les interprétations scéniques de ces sombres pépites auront tôt fait de mettre le feu aux planches tant le jeune PyT (vingt ans à l’époque) n’aura de cesse de donner chair à cette musique nucléaire venue du centre nerveux de l’humanité.

Ceux qui eurent alors la chance d’assister à ces secousses sismiques s’en souviennent encore ! Il faudra néanmoins attendre la seconde production des Helvètes, d’ores et déjà adoubés, pour se rendre compte que trente-six mois seulement auront suffi à porter à maturité la musique des troubadours prévôtois.

Christophe Gigon (8/10)

 


 

Galaad – Vae Victis (COD / Tuxedo 1995)

Galaad Vae VictisFin 1995 : un ovni musical en provenance d’Helvétie vient donner un grand coup de pied dans la fourmilière progressive passablement sclérosée par une profusion de groupes n’ayant pas encore terminé la digestion des sommes magistrales des maîtres à planer des années soixante-dix et quatre-vingt (l’écurie Magna carta entre autres). Le choc salvateur proviendra d’une jeune formation prévôtoise (presque) inconnue au bataillon : Galaad. Ce groupe suisse s’était cependant fait connaître trois auparavant grâce à un album naïf qui laissait cependant augurer de bien belles choses. Premier février, sorti chez Musea , était un disque intéressant et attachant bien que trop touffu pour être appréhendé avec légèreté. Les influences y étaient encore fortement marquées : un chant théâtral « angélique », des textes baroques déclamés d’une voix maniérée parfois irritante, des claviers désuets dignes des premiers Pendragon et des lignes de guitare marillioniennes que n’aurait pas reniées Steve Rothery lui-même.

De bonnes influences, certes, mais le tout servi dans une production « bricolée maison » fleurant bon l’amateurisme et clonant quelque peu les bases d’un progressif-naphtaline pouvant rebuter la frange la plus rock d’un public potentiel. Néanmoins, quelques échos positifs, des concerts empreints d’une certaine folie poétique alliée à une fraîcheur de bon aloi ont suffi à créer une jolie (mais confidentielle) renommée à ce jeune quintette qui a même réussi à côtoyer Peter Gabriel et Marillion lors de manifestations musicales diverses. De jeunes gens qui vivent leur rêve avec fougue et passion. Puis, plus rien…

Retour à l’hiver 1995 : après quelques déconfitures humaines, matérielles, structurelles et financières, Galaad revient. Et force est de constater que le saut qualitatif est évident. Une production n’ayant rien à envier aux meilleurs Marillion, une « patate » d’enfer, une énergie incroyable, une conception graphique de toute grande classe et surtout, surtout une musique nouvelle comme on n’en avait que trop rarement entendu dans le milieu parfois poussiéreux du monde progressif. Galaad aurait-il inventé une sorte de « fusion progressive » pour reprendre la jolie formulation d’Hervé Picart, journaliste du défunt mensuel français Best ? Certes, Ange et Marillion restent les références premières, les stigmates constituant l’architecture de base de ce nouvel édifice sonore. Mais la nouveauté réside dans l’amalgame réussi entre les influences précitées et d’autres moins attendues comme King Crimson, Faith No More ou encore Malicorne.

Galaad Band Trahison

Galaad à l’époque de « Trahison », enregistré 1 an avant « Vae Victis »

Résultat : un chef d’œuvre. Un son comme on n’en avait jamais entendu dans le rock progressif francophone d’alors (n’en déplaise à Ange, Arrakeen, Ex-Vagus et consors). Une énergie que l’on n’avait plus ressentie depuis l’avènement du grunge quelques années auparavant dans un style pourtant éloigné de celui qui nous intéresse ici. Des arrangements superbes, aucun « tic » progressif de mauvais aloi ou de démonstration stérile. Que du matériau noble. Et la voix, cette voix ! Qui a déjà entendu Pierre-Yves Theurillat sait de quoi nous parlons : depuis Peter Hammill et Fish (avant qu’il ne perde définitivement la sienne), on n’avait guère entendu de chant si envoûtant : des vocaux d’écorché vif au spectre large et assuré. Le sans-faute.

Nul besoin de passer en revue les onze pièces de cet ouvrage de toute beauté. Rien n’est à jeter. Aucun moment faible n’est à déplorer. Produit équilibré et harmonieux, artefact musical réfléchi et mature qui se referme sur le magnifique « Une Rose Noire ». Qui a envie de refermer l’écrin, de quitter le monde de Galaad après une pirouette finale de cette envergure ? Personne. Et personne ne peut se permettre le luxe plus longtemps d’ignorer cet album parfait. Heureux soient les connaisseurs ! Honte aux autres ! Vae victis ! (Honte aux perdants !)

Christophe Gigon (10/10)

Lire une autre chronique de « Vae Victis » (+ interview de 1996) dans C&O ici

 


 

L’Escouade – Confidences De Mouches (Autoproduction 2010)

L’Escouade Confidences De MouchesVoilà enfin le premier album de L’Escouade, jeune formation helvète menée depuis 2007 par le charismatique chanteur Pierre-Yves Theurillat, ayant notamment officié comme vocaliste de Galaad, et dont la sortie de Vae Victis, en 1995, avait permis de recueillir tous les suffrages en matière de textes et de pose de voix. PyT et sa bande proposent un rock folk francophone de grande qualité qui doit davantage à Malicorne, Noir Désir, Alain Bashung et son Bleu Pétrole qu’à Ange ou Genesis. L’exigence musicale et le raffinement des arrangements n’ont ici d’égale que la beauté rare des mots qui confine parfois au sublime (« Bibi », « Le Cœur Pur »). Le long passage à vide vécu par le parolier entre l’implosion de son groupe d’alors et sa résurrection artistique avec ses nouveaux compagnons de route constitue le matériau de l’essentiel des écrits de ces treize titres à la poésie accessible et faussement facile.

Ces Confidences de mouches sont donc autant de « comptines » tantôt douces (« Ecoute »), tantôt enlevées (« Un mois De Mai », « Traverser Les Bois » aux faux airs de « La Nuit Je Mens » du regretté Bashung), toujours émouvantes et si fortes. « Le Regard Dans Le Carreau » introduira l’auditeur dans ce monde envoûtant avec quelques arpèges qui sembleraient assez convenus jusqu’à ce passage musical magique qui transportera les amateurs de rock mélodique vers de délicieuses contrées où le mellotron, instrument fétiche s’il en est, vient faire une discrète mais parfaite apparition. La précision du son et l’équilibre général des harmonies forcent le respect et si quelques titres s’avèrent moins captivants, plus faciles, plus « commerciaux » pourrait-on dire (« Chance », « Elle a »), ils n’en toucheraient pas moins un cœur de cible sur les grandes ondes hertziennes par leur accessibilité et leur très grande tenue artistique.

L'escouade

Las, le coup d’essai de ce petit groupe suisse sort en auto-production et n’est disponible que sur leur page MySpace ou sur des sites de ventes en ligne marginaux. Dommage pour le peuple qui passera certainement à côté d’un des plus beaux disques chantés en français depuis longtemps. Tant pis également pour les fous de Galaad qui ne verront en cette petite galette que sucreries printanières. Tant mieux pour les quelques autres qui n’en croiront pas leurs oreilles d’entendre de si marquantes histoires.

Avec le recul, force est de constater que cette musique apaisée ne pouvait décemment pas contenir l’ampleur des climats qu’aime à évoquer PyT. La musique, beaucoup plus personnelle, que le Jurassien proposera dans ses deux premières productions en solitaire le prouveront. L’escouade, pour le moment, semble donc en permission. Avant d’être, peut-être, mobilisée pour un second assaut poétique.

Christophe Gigon (7/10)

 


 

PyT – Carnet d’un visage de pluie (Autoproduction 2013)

PyT Carnet d’un visage de pluiePour certains d’entre nous, Pierre Yves Theurillat est associé à des souvenirs marquants des années 90. Flash back : en 1992 un (très) jeune groupe suisse sort, avec « Premier Février », un album de rock progressif intense, nerveux, encore trop sous la coupe de son mentor Marillion mais plein de promesses. A sa tête, un poète chanteur dont la voix ne fascine pas moins que les mots, Pierre Yves Theurillat. Quatre ans plus tard, une bombe éclate dans le paysage, « Vae Victis », un des albums de rock majeurs des nineties, orchestrant une fusion rageuse de progressif et de metal avec des accents à la Red Hot Chili Peppers. Des textes d’une fulgurance poétique inégalée, évoquant Char et les grands surréalistes autant que la chanson francophone, des guitares ravageuses, des rythmes dantesques, une virtuosité collective impensable : un monument du rock, qui a en plus fort bien vieilli. Silence radio ensuite, après l’implosion du groupe. Retour de Pierre-Yves avec l’unique et très bel album de L’Escouade… Et nous voilà ce soir, comme chantait le grand Jacques.

Plus exactement, « Carnet D’un Visage De Pluie » est né d’une tentative de reformation de Galaad, hélas avortée. Du moins cela a-t-il permis au duo créateur Theurillat/Froidevaux de se retrouver musicalement autour de ces onze chansons rock, le guitariste de Galaad assurant également basse et claviers avec quelques invités. Evacuons les bémols : la section rythmique est ici quelque peu noyée sous un (réjouissant) déluge de guitares, et se contente d’accompagner discrètement. Tant qu’on est dans les points (relativement) faibles, quatre de ces onze morceaux sont chantés en anglais. On comprend très bien que PyT souhaite toucher un autre public et parler à d’autres gens. Ses paroles dans la langue de Shakespeare ne manquent d’ailleurs pas d’allure. Mais bon, quand on aime la poésie, ça frustre un peu…

Les textes de ce « Carnet » sont en effet dignes de leurs prédécesseurs, avec en prime la patine du temps et de la nostalgie, ce temps où « On n’avait pas peur de l’instant/On n’était pas accumulant/Des couperets inexorables » (« Un Temps Inoubliable »). Le temps, sujet aussi de « Tôt Ou Tard » (« l’espace et le temps conversent« ), parfois discret (« Et l’amitié du vent fera croire que le temps dure toujours« ), parfois destructeur : « Je ne suis qu’une ombre/Errante dans les décombres/Du vieux projet de vivre » (« Une Ombre »), parfois gardien de l’amitié (« Comme C’est Beau »), parfois pourvoyeur de hasard : « Fatum, qu’es-tu-pour qui te prends-tu ?/De se tromper de route on apprend tout sans doute » (« Rivière De Sentiments »).

Pyt Band

Groupe de PyT après le live du SAS (DVD) juin 2013 (Photo Fox Kijango)

Dans ces textes à la première personne, Pierre-Yves parle de la vie, de ses galères passées, de ce que nous sommes, et il est poète en ce qu’il parvient en quelques mots à nous atteindre, à nous rejoindre dans ce que nous sommes en profondeur : « Qu’est-ce qu’être grand quand on est dérisoire ?/Est-ce d’être franc dans nos histoires ? Ou d’avoir mal pour se croire fort ? » (« Veuillez Quitter Céans »). Entre nostalgie et émerveillement, il regarde le mystère de notre existence, un mystère qu’il célèbre en mots : « Je transbahute en inconsciences/la teneur d’un mystère me fait tenir debout ». Ou encore : « Un océan de vies/Qui pénètre l’espace est un « je sais » sur un « je suis » (« Rivière De Sentiments »).

Il est émouvant de voir que ce qu’il y avait d’un peu péremptoire dans certains textes de « Vae Victis » est devenu méditatif et mesuré. Il n’en demeure pas moins une énergie rock, à laquelle le travail de Sébastien Froidevaux donne une dimension étonnante. Des guitares essentiellement électriques, des riffs tranchants, avec des soli plus planants où Séb nous rappelle qu’il fut (est ?) un disciple de Steve Rothery : l’ombre de « Forgotten Sons » plane discrètement ici et là sur « Rivière De Sentiments » et certains soli, sur « On The Air », « Un Temps Inoubliable », « Comme C’est Beau », entre autres, sont clairement de « l’école Marillion » – sans cependant manquer le moins du monde de personnalité. Un familier de « Vae Victis » entendra aussi de discrets échos de « Seul » dans « Veuillez Quitter Céans », ou de « Les Ondes » dans « On The Air ».

Mais la musique est bel et bien du rock au présent, intemporel dans son énergie et sa puissance. Onze pièces concises qui déménagent, sans temps faible, mais avec quelques chansons qui sortent du lot : « Un Temps Inoubliable » qui ouvre l’album de fort belle manière, « Veuillez Quitter Céans » et son final rageur, « Rivière De Sentiments »… C’est un superbe disque que « Carnet d’un visage de pluie », qui offre une symbiose trop rare entre esprit (vraiment) rock et poésie francophone. Magnifique !!!

Philippe Arnaud & Bertrand Pourcheron (9,5/10)

 


 

Et le 25 mai prochain : sortie attendue de « Mon Grand Amer »…

Pyt Mon Grand Amer

Le nouvel album en solo de PyT (écrit à quatre mains avec son complice des années Galaad, Sébastien Froidevaux) paraîtra le 25 mai 2015 et est d’ores et déjà porteur du titre évocateur « Mon Grand Amer« . Quelques dates de concert sont prévues. Le spectateur aura alors la chance et le privilège de pouvoir entendre des titres de la carrière du chanteur en solitaire ainsi que quelques pistes mythiques de l’album « Vae Victis » (dont on fête cette année les vingt ans !). Plus d’informations ci-dessous sur le site du poète chantant.

Pyt

http://www.pyt.cn.com/

Pour acheter les albums de PyT :

http://www.builtbyfrance.com/artistes/pyt/

En couverture : PyT au SAS Delémont 2013 (photo de Patrick Cerf)

2 commentaires

  • BERTRAND

    Excellent papier rétrospectif de Christophe sur PyT et Galaad : un artiste immensément doué !

    • Père Gig

      Merci Cher Bertrand,

      Ce compliment de ta part me touche puisque je lis tes écrits, de Suisse, depuis le début des années 90. Thierry Busson, Frédéric Delage, Hervé Picard et toi avez bercé mon adolescence critique et musicale.

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