Moving Atlas – Et Al.

Moving Atlas

« Tool, Tool, et encore Tool… non, mais tu nous les lâches avec Tool, Dann ? »  Ma réponse : « nah ! Pas tant que j’aurai exploité cette rare et minuscule constellation où gravitent et évoluent quelques rares et splendides étoiles ». La galaxie que je vous propose d’explorer depuis quelques mois maintenant est celle du metal metaphysique (voir certaines chroniques antérieures dont celle sur Sumer, Anciients et un papier de Lucas Biela et Philippe Vallin à propos du groupe Soen). Le genre, représenté principalement par Tool (oui, j’ai encore dit le mot magique), n’est pourtant pas si rare lorsque l’on creuse. La preuve étant que j’ai déniché à ce jour près d’une douzaine de formations donnant dans ce type de metal intelligent et très intérieur où la batterie est particulièrement versée dans la combinaison quasi-tribale de toms, où la guitare est plus aérienne que tellurique, où le reverb et le chorus prennent la place des gros accords lourds typiques du metal en général et où l’ambiance sidérale et multidimensionnelle prend le dessus sur les prouesses techniques que l’on attend généralement du metal progressif.

Le groupe auquel je vous introduis aujourd’hui se nomme Moving Atlas. La formation, originaire de Dallas dans l’état du Texas, en est actuellement à son quatrième album en près de dix ans de carrière (en fait, il s’agit d’un LP et de trois EP, dont le dernier est paru en 2011). Or, je ne vais pas vous entretenir de la discographie complète dans le détail, car j’aimerais orienter ma chronique sur l’album Et al. (2006), le disque le plus marquant et le plus complexe du quintet américain.

Moving Atlas-Band

Et Al. est un opus particulièrement efficace tant par son atmosphère très « toolien » (dans « What I Did », « Travel On » et « Cheating Mark ») et ses airs parfois empruntés à Incubus (surtout si l’on songe à l’album S.C.I.E.N.C.E. et aux chansons « Timer » et « Bread And Meat » de Moving Atlas, lesquelles pièces pourraient être ajoutées à la suite du populaire tube « A Certain Shade Of Green » lancé en 1997 par la bande de Brandon Boyd), que par son instrumentation à la Karnivool, formation dont on ne peut ignorer le talent et le génie.

Il m’est difficile de faire un choix parmi les 10 pièces du disque tant chaque morceau a sa place, tant la réalisation a pris en considération le monument, que dis-je, le monolithe que représente Et Al. Si toutefois je devais faire un choix décisif, je retiendrais probablement les chansons « Nature’s Law » et « Lay Down And Die », considérant qu’elles me rappellent mes airs préférés de l’album Assymetry (Karnivool, 2013).  Mais là encore, parce que j’apprécie avant tout l’énergie déployée dans une chanson, la pièce « Cheating Mark » serait peut-être en tête de liste… Ah, et puis zut, je n’arrive pas à me décider (je m’en doutais !).

Ceci dit, si vous êtes de ceux et celles qui aimez découvrir de la musique totalement originale et dépourvue de toute influence, ce disque n’est peut-être pas pour vous. Dans le cas de l’album mentionné, les origines musicales sont manifestes. On y entend les plus grands noms du metal progressif actuel, tout comme on peut y cerner quelques relents de Dead Letter Circus, Order OF Voices, Ceterum, Saturate, Feersum Ennjin, The Chronicles Of Israfel, Alternate Sound Of Life, The Mayan Factor et quelques autres formations moins connues de l’univers de la musique progressive. Si vous tenez absolument à entendre quelque chose de plus singulier, ce qui pourrait être le son « Moving Atlas » en tant que tel, le EP Elephant Gun (2008) est davantage pour vous. Moi, c’est un album qui me parle moins, mais je dois admettre qu’il n’est pas non plus sans intérêt. Enfin, moi, je suis totalement vendu à Et Al., car cet album me fait planer, littéralement.

Dann

https://www.facebook.com/movingatlas

http://www.last.fm/music/Moving+Atlas/et+al

Note de l’auteur/co-éditeur : la vidéo ci-jointe ne correspond pas à l’album présenté. Aucune vidéo adéquate n’était disponible pour écoute sur le site de C & O. Par conséquent, j’ai jugé bon vous joindre un extrait du dernier EP Machina (2011), lequel possède une sonorité similaire. Bonne écoute, et veuillez pardonner ce petit désagrément…

 

Et Al.
Moving Atlas
2006
Ivory Tongue Records

4 commentaires

  • Zyves

    dommage, la vidéo ne fonctionne pas!

    • Bonjour Zyves. La vidéo a été incrustée par Dann, mon coéquipier Québécois. Donc il est possible qu’elle soit invisible en France à cause des codes régionaux de Youtube, ça arrive malheureusement. On cherche donc la solution pour satisfaire tout le monde, réponse sous peu 😉

      • Zyves

        merci, cela ne m’a pas empéché d’aller à la découverte de ce groupe.. veritable bonne surprise!!
        merci

        • Dany Larrivée

          bien content que cela t’aies plu ! La chronique de Feersum Ennjin que je viens de publier hier pourrait également te plaire dans ce cas. J’ai un papier à faire sur le dernier du groupe ‘VOTUM’, ça risque aussi d’être à ton goût. Au plaisir l’ami! 🙂

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