Mandolin Orange – Blindfaller

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Sans vouloir tuer le suspens, si vous tapez « beau » dans Google, il y a de fortes chances que vous tombiez sur Blindfaller ; le dernier opus de Mandolin Orange. Un an après le remarquable Such Jubilee, le duo folk remet le couvert et c’est encore une réussite. Bien que le groupe reste dans une thématique country/folk, il ne se répète pas. En effet, si le précédent album versait dans une folk urbaine presque, en exagérant, « citadine», là, et même s’il ne s’est jamais trop éloigné de l’arbre, le duo semble renouer avec ses racines et nous offre quelque chose de plus rural, d’authentique et presque terreux. Ca sent l’Amérique profonde, les routes sans fin, les champs de maïs et les chemises à carreaux. Alors que la pochette bleutée de Such Jubilee évoquait une fraiche et belle nuit d’été, celle de Blindfaller affiche une forêt dans les teintes ocre d’un automne saisissant. Il s’agit peut-être là d’une métaphore, du crépuscule d’une époque révolue menant à un renouveau certain ou plus simplement les saisons qui s’enchainent et le temps qui passe inexorablement. Peu de choses que nous sommes.

Mandolin Orage: Emily Frantz and Andrew Marlin, Chapel Hill, North Carolina, February 2012.

Et que dire de plus à part que c’est beau tout simplement. C’est beau, les violons doux et les solos de mandoline, c’est beau l’alternance des voix d’Emily et Andrew, c’est beau les arrangements simples et délicats. C’est beau naturellement. « Beau », j’ai prononcé ce mot tant fois à l’écriture de cette chronique que j’en ai perdu le sens. Mais pas d’inquiétude, il suffira de quelques notes de Blindfaller pour en retrouver toute la signification.

Pascal Sain

Coup de Coeur C&Osmall

http://www.mandolinorange.com

Blindfaller
Mandolin Orange
2016
Yep Roc

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