Lionel Palierne – Singularity

Lionel Palierne-Singularity

Autant vous le dire d’entrée, il me sera difficile de dire dans cette courte chronique tout le bien que je pense que cet album. Et la raison en est simple : il y a dedans tout, tout, tout ce qu’on peut vouloir dans un album de musique électronique de ce style. Je parle des mélodies, toutes superbes, des séquences, livrées à la pelle et particulièrement excellentes, de l’évolution des morceaux, carrément hallucinante, et j’en passe. Bien sûr, le monsieur est un fan avéré et très connaisseur de Tangerine Dream et de Klaus Schulze. Sauf que Lionel Palierne, je n’ai pas peur de l’affirmer ici, aligne dans son album six morceaux d’un calibre inconnu depuis longtemps, très longtemps, dans la discographie des musiciens que je viens de citer. Bref, le Singularity de Lionel Palierne, c’est du lourd !

Rien que le premier morceau de l’album, « Pluie d’Orage », c’est déjà tout ce qu’on peut espérer d’un album de musique électronique progressive. Et justement, si vous aimez le rock progressif mais que vous ne connaissez pas la musique électronique progressive, foncez, vous ne serez pas déçu par cet album. Il y a dedans la même recherche d’harmonies savantes (normal, Lionel Palierne est un amoureux d’Arnold Schoenberg), le même goût prononcé pour les méandres compositionnels et la même passion pour les climats épiques. Tout ceci n’est d’ailleurs pas un hasard. En effet, notre cher Lionel était un guitariste de rock émérite avant même de toucher son premier clavier. La conséquence, du genre grandiose, est qu’il joue ses solos de synthé de la même manière qu’un guitariste menant sa six-cordes vers les sommets de la stratosphère. Le claviériste français a d’abord joué pour des orchestres dans les années 1970 avant d’acheter son premier Korg 770 en 1977, on le connaît d’ailleurs pour ses compositions électroniques fort travaillées, or il faut aussi noter qu’il a participé, en tant que guitariste, à l’album Passé Composé de Bertrand Loreau.

Lionel Palierne

Pour les déjà fans de Tangerine Dream et de Klaus Schulze, qu’ils écoutent donc « Sur Le Quai » et sa séquence à tomber par terre. Évidemment le morceau qui va avec est tout aussi monstrueux dans son genre. Mais le meilleur morceau de ce magnifique (et c’est encore peu dire) album est possiblement « Singularity ». D’où son titre peut-être. C’est à la fois le climax et l’oméga d’un opus mené de main de maître par compositeur aussi chevronné que remarquable. Cependant, je me permets d’y insister encore, tout l’album est fantastique. Les amateurs du genre ne peuvent que comblés par ces six morceaux éblouissants de maîtrise et d’inventivité. Bravo Lionel pour cet incroyable album !

Frederic Gerchambeau

http://asso-pwm.fr/2015/05/12/singularity-lionel-palierne

https://www.facebook.com/lionel.palierne

Singularity
Lione Palierne
2015
PWM

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