Flying Lotus – Until The Quiet Comes

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Flying Lotus, c’est la hype du moment. C’est branché, plus vite qu’un tweet, tout en restant un tantinet obscur. C’est le buzz venu avec « Cosmogramma », précédent effort. C’est de l’indépendant qui a des moyens de communication maousses. C’est une pièce qui sort sur Warp, la maison d’ Autechre ou Aphex Twin, et qui va renflouer les caisses vite fait. Flying Lotus, c’est l’histoire d’un beatmaker, Steven Ellison, qui a réussi à se faire un nom en mélangeant le hip-hop instrumental, un esprit enfumé

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Numbers Not Names – What’s The Price ?

Numbers Not Names – What’s The Price

Par ici, ça sent la fumée, celle des usines, des pots d’échappements, des clopes avec conservateurs, citrate et je ne sais quoi en prime. Ça sent le monde du profit, celui qui pue, nauséabond, monde des alligators en costards car le profit à une odeur bien à lui. Sueur, sang, foutre et papier imprimé en code-barres. Dans l’urgence, une réponse forte. Tension, paranoïa aigüe, si aigüe qu’elle mouille le t-shirt et renferme l’humidité dans les pompes. Ça schlingue la dope par là, mélangée à la vinasse bon marché,

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Kieran Hebden/Steve Reid/Mats Gustafsson – Live At The South Bank

Kieran Hebden live

Ça, c’est l’exemple typique du disque que l’on découvre toujours trop tard. C’est vrai, un an il m’a fallu pour me pencher dessus (en même temps, avec les sorties de Gustafsson !). Ce qui est assez rageant, d’autant plus quand l’album est effectivement et réellement bon. Le genre de galette à refaire son barème de classement de fin d’année. Mais bon, revenons-en à nos moutons, « Live At The South Bank » n’est pas qu’un copieux disque de free-jazz contemporain (au sens large), c’est aussi un

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Miles Davis – In A Silent Way

Miles Davis – In A Silent Way

Miles Davis, c’est une histoire d’amour. Celle d’un homme avec son instrument, d’un homme avec sa vie, ses désillusions, ses femmes, ses fans, ses musiciens, ses détracteurs, sa drogue, sa musique, son âme… Miles a été en quête perpétuelle, son trajet a été une course avec la création et le temps. « In A Silent Way » est un point de passage, un cap que Miles approcha, rattrapa et dépassa. Le début de sa période électrique, la meilleure pour une cohorte de gens, est avant tout une histoire d’ambiance

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The Thing – Bag It!

Bag-It-

C’est l’histoire de trois gars, Ingebrigt, Mats et Paal. Ils veulent faire de la musique ensemble. Quand on habite les pays nordiques, on regarde les paysages figés dans le temps, ou on fait de la musique, pour dépasser cette stagnation et aller plus vite que l’instant. Ils trouvent un garage. C’est pas mal pour répéter quelques airs. Sauf qu’à l’intérieur, il y a une contrebasse, un saxo et une batterie. Pour le rock, on repassera. Mais ces trois bonhommes, ils aiment le jazz, Peter Brötzmann, John Coltrane, Don

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Techno Animal – Brotherhood Of The Bomb

Brotherhood-Of-The-Bomb

Ah, je me sens bien parti moi… C’est peut-être la chaleur, mais après être passé sur Dälek, je ne résistais pas à l’envie de faire partager cette autre pièce indispensable du Hip-Hop. Un disque plutôt boudé à sa sortie. Bizarrement, ce sont un peu les mêmes glands qui tapaient dessus qui cherchent dorénavant l’album à un prix raisonnable. Tant pis, car « Brotherhood Of The Bomb » n’a pas besoin de ça. À vrai dire, ce n’est pas un disque mais un carnassier. Une bête qui gronde, feule, grogne, bave,

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Neneh Cherry And The Thing – The Cherry Thing

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Neneh Cherry, on s’en souvient à son heure de gloire en 1994, sa voix sensuelle en diable à foutre une érection à un impotent, ses duos avec Youssou N’Dour et puis… plus grand chose. La Suédoise ayant contractée la maladie de Lyme, l’obligeant à prendre une retraite anticipée dont elle se serait bien gardée. Et voilà que la diva revient sur la scène à presque 40 ans (et toujours aussi sexy !) en compagnie de The Thing, comportant en son sein Mats Gustafsson et Paal Nilsen-Love, adepte d’un free-jazz incendiaire

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Dälek – Absence

Dälek – Absence

Mes amis, cet album fut pour moi une date. Mieux, une révolution ! Dans mon petit univers étriqué et ma tribu imaginaire, « Absence » fit l’effet d’une bombe. Une bombe, ouais… Mais pas seulement celle où on s’écrit « Ouah !! » en époussetant les cendres de la veste, mais celle qui dure, qui laisse une empreinte, un cratère dans ton crâne. Dälek marque son nom au burin, incruste ses initiales sur ton front au fer rouge, car oui, passé cet album, tu connaîtras Dälek, Oktopus et Dj Still. Tu sauras de quoi

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Dälek – From Filthy Tongue Of Gods And Griots

Dälek – From Filthy Tongue Of Gods And Griots

Je ne vais pas revenir sur ce qui a été dit au travers de nombreuses chroniques visibles sur le net concernant Dälek. Oui, le hip-hop a trouvé un nouveau visage, celui dont il n’aurait jamais dû se détourner au lieu de grossir les titres des journaux à scandales, des poitrines synthétiques et de la musique certifiée authentiquement merdeuse. Conspué par ces « tribus » musicales à qui aura la plus grosse du chantier (et là je vise tout le monde), Dälek prend à revers la populace. Ses références ? Il les prend autant

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Dälek Vs Zu – Dälek Vs Zu

Dälek Vs Zu – Dälek Vs Zu

Affreux dilemme… J’aime Zu. J’aime Dälek. Et je ne vois par où je pourrais commencer à parler de ces deux mastodontes et de leur genre respectif. Car, il ne faut pas se leurrer, les deux entités présentes sont diamétralement opposées. D’un côté du ring, j’ai Dälek, artiste hip-hop de le scène New-Yorkaise, connu dans le milieu pour ses influences ouvertes où se mêlent Einsturzende Neubauten, Melvins ou encore les Young Gods. Un hip-hop donc, mais mâtiné d’ambiance industrielle et de bruitisme dosé.

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