Bon anniversaire Clair & Obscur !

5 ans. Déjà 5 ans que Clair & Obscur existe sur la toile ! Créé par Philippe Vallin, le site est passé de 3 chroniqueurs (Philippe et les co-fondateurs Jérémy Urbain et Fred Natuzzi) à plus ou moins une douzaine, suivant les périodes. 5 ans de passion musicale, de découvertes, de coups de cœur ou de déceptions. 5 ans d’interviews, de mises en lumière, de décryptages. Malgré le décès prématuré de Philippe, le site continue d’exister (et nous espérons encore longtemps) pour entretenir cette passion, cette volonté de porter nos découvertes auprès d’un lectorat (que l’on espère) avide de nouveautés, et ce quelque soit le genre : de la folk à l’électro, du métal à la pop, du stoner au progressif. Peu nous importe si les groupes chroniqués sont inconnus ou déjà exposés à la lumière du succès, du moment qu’ils nous touchent, qu’ils excitent chez nous notre curiosité musicale. Et Clair & Obscur est notre modeste contribution afin de favoriser la diversité musicale. Cela valait bien un petit article anniversaire ! Chaque chroniqueur donne son avis sur C&O, ce qu’il représente pour lui. N’hésitez pas à faire de même en commentant l’article ! Merci à tous nos lecteurs pour votre fidélité !

Fred Natuzzi :

5 ans déjà que Philippe m’a appelé pour me demander si cela me dirait d’écrire à nouveau des chroniques musicales, mais cette fois-ci pour un site à nous, que nous dirigerions. Il faut dire qu’avec Phil, c’est notre passion commune pour la musique (notamment Marillion et Steve Hogarth) qui nous avait rapproché en 2001. Nous écrivions pour un fanzine, Koid’9, puis nous avions arrêté d’écrire quelques temps. Phil a contribué à d’autres sites, moi à Antithetik avec l’ami Denis Perrot. Puis, Phil a fondé son site personnel dans lequel nous écrivions très ponctuellement une chronique ou deux. Clair & Obscur est né quelques années plus tard, avec Jérémy Urbain, que je ne connaissais pas alors. Quelle belle rencontre d’ailleurs que cette créature attachante de Jéjé ! Phil avait le chic pour rapprocher les amitiés. Le site s’est développé grâce à l’implication de chacun. Chaque nouveau chroniqueur apportant sa patte. Certains sont partis, d’autres sont restés, mais tous ont fait du site ce qu’il est aujourd’hui et je tiens à les remercier. Clair & Obscur, c’est l’éclectisme, c’est la passion, c’est un partage, ce sont des rencontres musicales. C’est un moyen de découvrir et de faire découvrir, c’est un réservoir de talents méconnus (ou connus). Clair & Obscur rapproche les musiques. Cela m’a permis de faire des interviews que je n’aurais jamais imaginé faire (ou traduire) : Nick Harper, Steve Hogarth, Omoh, Mathieu Pigné, Arman Méliès (ah non, lui c’est toujours pas fait!) entre autres. Bref, Clair & Obscur, j’y tiens, et j’adresse encore dix mille merci à Phil, tout là haut, dans les étoiles, car sans lui, rien de tout cela n’aurait été possible.

Jérémy Urbain :

Si on m’avait annoncé un jour qu’il fallait écrire un texte d’anniversaire pour Clair & Obscur… Qui l’aurait cru ? Qu’un simple compte-rendu d’un concert que j’ai oublié donne naissance à ce site et à ses transformations… Qui l’aurait cru ? Que, depuis, plus de 350 chroniques de ma main y ont été publiées, que des contributeurs soient arrivés, d’autres repartis. Qui l’aurait cru ? Autant d’articles mis en ligne sur un spectre très large de styles, se moquant des modes et des à priori… La patte Clair & Obscur. Franchement, passer du black métal irrévérencieux à la pop magnétique de Julien Doré… Qui l’aurait cru ? À cette date, oui, c’est possible. Et bien qu’on ait perdu notre plus grand contributeur, et géniteur, ce génial salopard de Philippe, son aura traverse toujours chaque ligne, chaque couleur et mise en page de ce site. Je ne vais pas faire mon hommage pathos, moi la créature visqueuse et muette, apparaissant juste le temps d’une chronique, d’un bref échange ou d’une aide à mon bro’ Fred. Non, simplement que je remercie les personnes présentes, les correcteurs et surtout les lecteurs depuis ces quelques années. Happy Birthday ! Qui l’aurait cru ? Putain…

Henri Vaugrand :

Fêter un anniversaire devrait être source de joie… Et puis, il y a ceux qui ont un goût amer quand le principal invité n’est pas là… Celui de Clair & Obscur en 2017 est assombri par la disparition de son initiateur, Philippe Vallin. C’est par l’intermédiaire de Lucas Biela, et de Philippe, que j’ai intégré la team C&O en 2016. C’est par celui-ci que j’ai pu apprécier la diversité musicale et tonale du webzine, décalée par rapport à la monochromie des pages spécialisées. Clair & Obscur tente encore de demeurer dans l’esprit de son éveilleur, regroupant des chroniqueurs aux goûts, aux styles et aux humeurs disparates, voire iconoclastes. On y trouve toujours aussi bien des avis sur une grosse production de rock progressif (sic) ou de rock mélodique, que la critique d’un obscur groupe de hip-hop néo-gothique ambient du Béloutchistan oriental, des live-reports de festivals grandioses comme de concerts dans des salles intimistes, des études sur tel ou tel morceau d’un groupe dont on croyait tout savoir, bref, une richesse disparate et pratiquement autant de manières d’écrire que de chroniqueurs distincts (allez savoir s’ils sont distingués…) ! Finalement, Clair & Obscur est sans doute à l’image de ses lecteurs, faisant l’éloge de la différence, de succulences bigarrées, d’amours étranges, contre nature ou stylistiquement antinomiques. C’est là que le clair et l’obscur se côtoient, dans l’apparente impossibilité de la synthèse, dans l’anachronisme d’une identité plurielle d’un monde musical qui n’est peut-être que le reflet déformé de nos errances sociétales…

Dann Larrivée :

Notre site chouchou fête son jubilé ! Quel meilleur endroit pour découvrir des musiques qui nous font vibrer, pour sortir des sentiers piétinés mille fois par d’autres avant nous… Clair & Obscur est là depuis les débuts pour nous faire connaître des musiques texturales, des musiques qui modulent, qui surprennent, des musiques qui sortent de la norme. Et c’est bien cela qui m’a plu d’emblée. En juillet, je fêterai mon deuxième anniversaire en tant que chroniqueur pour le webzine et plus d’un an d’abord en tant que co-éditeur, puis en tant qu’éditeur (suite au départ de notre très cher ami Philippe). Je suis avec vous tous les samedis, sans en manquer un seul (bon, d’accord, ce mois-ci j’ai été plus absent… que voulez-vous, le travail hors-site est parfois prenant). Écrire pour le site est pour moi un rituel. Toutes les semaines, je magasine sur le web à la recherche d’un groupe de la relève djent, post-hardcore, metalcore, death mélodique, metal progressif, grunge, industrial ou jazz fusion à vous faire découvrir. Et chaque fois, je ressens ce même frisson, ce même étonnement devant cet art de dire et de faire entendre. Clair & Obscur est une boîte de Pandore, car une fois que vous l’ouvrez, ce qu’elle contient vous envahit ! Longue vie à Clair & Obscur ! Longue vie à cette musique qui nous émeut et nous soulève !

Jean-Michel Calvez :

Clair & Obscur ? Un espace de liberté d’expression sans limites (de genre…), pour souffler à l’oreille de lecteurs inconnus ses coups de cœur musicaux. Sans limites ? En fait si, vers le « bas » et le déjà vu et trop entendu, on limite quand même; faudrait pas pousser ! Phil n’est plus là mais on suit ses traces. Je l’avoue, je ne suis pas souvent en phase avec l’actualité brûlante (tant pis pour les nouveautés), et toujours un peu égaré-coincé dans le passé, à ressortir du placard des perles méritant un peu de buzz nouveau. Berlin School et ambient, dark ambient, noise, jazz décalé et autres « mauvais » genres un peu underground souvent ignorés par les media branchés voire Inrockuptibles, qui leur accordent trop peu ou pas du tout de place. Une chance, à Clair & Obscur on est là pour ça : combler le gap et faire savoir qu’il existe d’autres sons et expériences, alternatives, extrêmes ou texturales, etc., vous connaissez la formule, vous en bouffez à chacune de vos visites sur le site, de l’inattendu et de l’(in)entendu. Une porte ouverte vers d’autres univers décalés, parallèles ou non, et des voyages sonores vers l’inconnu suggérés par un chroniqueur épris d’anticipation.

Rudy Zotche :

Ce sont les 5 ans de Clair & Obscur mais aussi, mon 1er anniversaire en tant que chroniqueur ayant repris du service. L’esprit du webzine est bien différent de ce que j’ai connu auparavant. Nous ne chroniquons que ce qui nous prend aux tripes, que cela soit positif ou négatif (d’où les notions de coup de gueule et de coup de cœur). Nous n’avons pas d’affiliation à des labels ni d’espaces publicitaires. Donc, nous ne nous sentons obligés en rien et surtout pas à couvrir toute la production de musiques progressives (et autres car il n’y a pas de limitation de styles non plus) qui sort au fil de l’eau. Forcément, ça motive, car on écrit ce qui nous chante quand on en ressent l’envie. Cette première année demeure assez étrange pour moi et peut se résumer en 2 phases. Tout d’abord, un retour aux affaires par la petite porte du style « à la recherche des chroniques disparues » devant se circonscrire à recycler d’anciennes chroniques publiées sur le défunt webzine Les accros du metal. Mais la passion est revenue (merci Henri et Phil) et ma plume a repris du service pour des textes tout neufs. A partir de la rentrée, le choc de la disparition de Phil m’a incité à ouvrir complètement la porte de Clair & Obscur au point que j’en suis devenu l’administrateur « padawan ». C’est qu’il fallait tous se serrer les coudes pour maintenir à flots le navire malgré le tsunami qui venait de s’abattre sur lui, et donc chacun a pris sa part du boulot et contrairement à la maxime, personne ne l’a quitté. Je suis donc très fier de faire partie de l’équipe de Clair & Obscur, éclectique, voire hétérogène, ou carrément hétéroclite, qui se cherche, parfois s’affronte, mais toujours reste soudée et vivante.

Guillaume Beauvois :

Mon premier contact avec Clair & Obscur fut la lecture d’articles partagés par un ami musicien, Pierre Cravan pour ne pas le nommer. Bien lui en a pris car la ligne directrice et le ton des articles de ce webzine m’ont tout de suite plu : de l’humour, de la vérité, pas de leçon de morale (ou juste ce qu’il faut contre le prog régressif !), mais beaucoup de ressenti émotionnel tout en voulant défricher ce grand univers qu’est la création musicale contemporaine. Clair & Obscur ce fut aussi la rencontre, malheureusement purement « virtuelle »  avec son fondateur, Philippe Vallin, qui nous a quitté trop tôt, mais qui a eu le temps de me transmettre une partie de son énergie afin de maintenir ce formidable site. Enfin, Clair & Obscur, c’est une belle aventure humaine avec des chroniqueurs d’horizons différents, aux caractères bien trempés, qui offrent des points de vue et des découvertes tous très enrichissants. Bon anniversaire Clair & Obscur, et que toutes ces valeurs de curiosité, de partage et de convivialité continuent d’être perpétuées !

Frédéric Gerchambeau :

Je dois tout d’abord, forcément, rendre un hommage appuyé à Philippe Vallin, qui fut à l’origine de Clair & Obscur. Je dois aussi avouer que j’écris ailleurs qu’à Clair & Obscur, ce qui me donne une vision plurielle et différenciée de ce que sont les webzines. Et force est de constater que chacun d’eux constitue un univers à part entière. Cela dit, certains sont nettement plus agréables à vivre que d’autres, offrant aussi une liberté d’écriture beaucoup plus grande. C’est totalement le cas de Clair & Obscur, qui se paie en plus le luxe d’avoir parmi les meilleurs chroniqueurs que le rock francophone puisse compter. C’est donc avec une belle fierté que j’écris pour Clair & Obscur des chroniques ayant majoritairement comme sujet… la musique électronique ! Car c’est bien cela la qualité essentielle de ce webzine, qui nous permet d’offrir aux lecteurs des vues de tous les horizons musicaux, à charge pour nous de repousser encore et toujours nos propres limites. Vous l’avez compris, je considère comme un honneur d’appartenir aux chroniqueurs de Clair & Obscur, à qui je souhaite un bon anniversaire et, pour le futur, une longue existence bourrée de chroniques éclectiques, épidermiques et, bien plus encore, électriques.

Christophe Gigon :

Les férus de musique savent combien il est parfois difficile de vivre sa passion en voulant l’alimenter à la source de sites épars et éparpillés, ou d’essayer, souvent hélas en vain, de la communiquer à autrui. La famille, les collègues, les amis, les voisins restent des interlocuteurs privilégiés à qui nous souhaiterions naturellement transmettre notre goût pour d’autres goûts, absents des radios traditionnelles, qui, trop souvent,  servent la soupe tiède à journée faite. (Et ça fait de grands schhhllllurrrppps, comme dirait le Grand Jacques). Quant à la presse, hésitant souvent entre snobisme parisianiste ou catalogue de modes passagères, elle peine parfois à servir de lieu-refuge pour les mélomanes avertis qui se languissent de lire des informations sur d’autres groupes que Kasabian ou The Strokes. Et la lumière fut. D’abord obscure, puis claire et obscure. Toute la lumière, enfin, sur les formations obscures, sur cette armée des ombres, résistants mélodiques aux assauts radiophoniques téléphonés. Longue vie à ces fous fondus des sons venus d’ailleurs. Longue vie aux abysses. Longue vie aux espaces inconnus. Longue vie à notre magazine en ligne qui n’est pas prêt de raccrocher.

Lucas Biela :

Nous sommes en 2014. L’écriture de chroniques commence alors à me démanger de plus en plus. Jusque-là je n’en écrivais qu’en anglais. Mais le site que je consulte le plus souvent pour me familiariser avec des styles musicaux que je connais le moins est alors francophone. Il s’appelle gutsofdarkness (ce nom lui vient de son orientation metal extrême à ses débuts). Je découvre alors qu’un autre site pratique le mélange des genres dans la langue de Molière. Ce site, c’est Clair & Obscur. Un site qui, à en lire le descriptif, semble marcher sur les pas de gutsofdarkness. Il me fallait donc le rejoindre. Fort des conseils de son fondateur, le regretté Philippe Vallin, ma plume va rejoindre les ailes d’une écriture moins conventionnelle tout en faisant voler en éclats les frontières musicales. Depuis, même si à un rythme moins effréné, l’aventure continue pour moi et je souhaite longue vie à Clair & Obscur.

Sur ces bons mots, nous vous laissons aux flûtes, aux chapeaux et au champagne ! À 3, on chante tous ensemble :

Bon anniversaire Clair & Obscur !

2 commentaires

  • Lydie Osaki

    Bonjour Clair & Obscur ! Et surtout Bon anniversaire ! Ne changez rien à votre façon de faire et d’être. C’est un régal de découvrir, de vous lire et de partager !
    PS : bisous Fred Natuzzi ! Et ne t’inquiète pas, tu vas bien finir par l’avoir Arman. Tu lui passeras le bonjour de ma part de ce jour là

  • pat

    Salut à l’équipe et longue vie à Clair & Obscur, c’est toujours un plaisir de vous lire

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