Avenged Sevenfold – The Stage

Ok, je m’étais juré de ne jamais publier d’articles sur de grands noms. Je suis avant tout un fan de musiques alternatives et en général la musique plus underground me rejoint davantage. Mais depuis la sortie de l’album The Stage d’Avenged Sevenfold, je songe à faire entorse à cette règle qui régit mes propres chroniques. C’est que je suis un fan invétéré de A7X !

On attendait cet album depuis 2013… enfin, JE l’attendais depuis 2013, car j’avais tellement trouvé Hail To The King médiocre qu’il me fallait entendre du nouveau matériel pour ne pas entretenir mon impression. A mes yeux, le disque de 2013 était un grand signe d’essoufflement. J’ignore si Matthew Shadows a traversé à ce moment une phase de dépression (et la vie des vedettes, je n’en ai rien à cirer, à vrai dire), mais non seulement le chanteur a la voix d’acier et à l’allure de fighter de la UFC s’était laissé poussé les cheveux comme un Axl Rose sur le déclin, mais Shadows semblait avoir perdu le feu sacré et sa voix que l’on aime tant. Question batterie, même chose : on aurait pu mettre Lars Ulrich à la barre et ça aurait bien pu faire l’affaire (une vidéo de Josh Steffen sur YouTube va dans le même sens que moi, suivez ce lien pour rigoler un bon coup).

Enfin, trêve de Hail-To-The-King bashing, les fans d’Avenged Sevenfold comme moi avoueront tout de même que le groupe est toujours à 1000 lieues de la médiocrité. La formation est pourrie de talent. On y retrouve deux des plus talentueux guitaristes du milieu metal, la voix de Shadows est réclamée partout (et pour cause), puis le regretté batteur James ‘The Rev’ Sullivan était probablement l’un des batteurs les plus prometteurs de sa génération, « if not the one ! ». Et puis, si Mike Portnoy s’est greffé à l’équipe pour dépanner (car A7X n’a pas encore engagé un batteur à temps plein depuis l’overdose de The Rev en 2009), on peut en déduire que la formation n’est pas composée que de gugusses ! On leur pardonnera donc un album plus tiède, un peu trop radiophonique et peu inventif – en fait, j’estime que Hail to The King est un album-hommage à leurs diverses influences, dont Metallica et Guns ‘n Roses. Il n’y a qu’à se pencher sur la structure carrément copiée-collée de la chanson « Hail To The King » et « Sad But True » du Black Album pour constater cet état de fait. Bon, là, c’est promis, j’arrête. On va de l’avant !

Je disais donc que j’attendais The Stage avec impatience depuis plus de 3 ans. Pendant un bref moment, j’attendais même Voltaic Oceans avec impatience; je m’explique. C’est que les mecs d’Avenged Sevenfold ne sont vraiment pas cons ! Ceux-ci ont utilisé les médias musicaux de tout acabit pour promouvoir la sortie d’un album intitulé Voltaic Oceans en décembre 2016. Et nous, pauvre plèbe, on s’est fait avoir comme des débutants (il faut dire que reddit.com et metalinjection.com se sont aussi fait avoir !). Magnifique pied de nez à l’industrie et aux médias sociaux, cheval de Troie ou ‘serpent-surprise’ à la Indiana Jones, appelez ça comme vous voulez, mais la surprise a été totale. Qui s’attendait à voir paraître un nouvel album d’Avenged intitulé The Stage, un vendredi 28 octobre 2016, alors qu’un album intitulé autrement et prévu pour une date plus tardive devait faire surface ? En tout cas, on pourra dire qu’A7X a fait un coup de marketing éclatant !

Maintenant, côté musique… eh bien, les amis, on est revenu à la recette gagnante: batterie tout simplement folle, rythmes endiablés, un metal progressif poussé à la limite de la technique et des enchevêtrements des plus ahurissants; bref, du Avenged Sevenfold à son apogée ! Je ne pourrais vous cacher que mon album préféré est le White Album (2007) avec ces puissantes et inégalées pièces « Critical Acclaim » et « Almost Easy ». Mais là, je vous jure, The Stage vient de rehausser mon estime à l’égard du groupe d’un cran… ou quatre. J’étais déjà un fan fini, mais là, ça confère presque à l’idolâtrie ! La batterie de Brooks Wackerman est démente et fait honneur à la technique de The Rev (je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi Wackerman a perdu son temps avec Bad Religion, groupe de petit punk peu inventif et radiophonique que j’ai toujours eu en horreur par son apathie et son manque flagrant de renouvellement…). La voix de Shadows est au beau fixe, et les guitares de Zacky Vengeance et Synyster Gates sont enflammées comme jamais. Rien à redire, tout est nickel: la prod, le son, les compositions, la technique, la passion, tout est là ! On a visiblement fait le deuil chez Avenged Sevenfold et on va de l’avant, on ose même innover avec des ajouts de cuivre à un certain moment (voir à 1:28 de « Sunny Disposition »). Je suis comblé !

Pas un morceau ne me déçoit. Il m’est même inutile d’en souligner un plus que l’autre. Cet album est survolté, efficace, franc et dynamique. C’était, en mon sens, le plus beau cadeau que pouvait faire la formation à ses fans. The Rev aurait de quoi être fier. J’espère que, par-delà le « Bat Country », le défunt batteur se réjouit de voir ses comparses se livrer avec autant de cœur et d’âme que lorsque celui-ci était encore parmi nous.

Two thumbs up for The Stage. With all my heart and sincerity,

Dann ‘the djentle giant’

http://avengedsevenfold.com/

The Stage
Avenged Sevenfold
Capitol
2016

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